‹ L'Architecture (volume 2)Chapitre 73 sur 97 · MOYEN AGE. — XIII* , XIV" ET XV? SIÈCLES. — HORLOGES ECCLÉSIASTIQUES · texte numérisé non relu

MOYEN AGE. — XIII* , XIV" ET XV? SIÈCLES. — HORLOGES ECCLÉSIASTIQUES

qui fut refaite au XVI? tiède, el dont notre gravure reproduit, en ponctués, la disposition et les ornements. Elle su compose d'une construction en bois avec disque en cuivre pour le cadran.

• Cette enveloppe fut mise pour préserver de la poussière le mécanisme de l’horloge. On sait que celui-ci fut retouché à plusieurs époques, et que la cloche date positivement du XVI? siècle. Quant au carillon, il sonne les airs des proses du temps pascal , de Pentecôte, de l’Assomption et de N'oél.

Horloge dans l’Eglise cathédrale a Reims. — Dans cette seconde espèce, une grande cage, disposée suivant le système de l'encorbellement, renferme le mécanisme. Comme l’édicule de Beauvais, celui-ci date du XIV' siècle ; seulement, c’est de ('architecture en bois au lieu de la construction eu pierre. On n’eu peut méconnaître l’élégance, la bonne exécution ainsi que l’ingénieux arrangement. Mais, ici, point île retouches, et, conséquemment, point d’hé- ” sitalion sur le décor primitif; car, à l’exception du cadran qui fait defaut, tout est de la môme époque, La composition architecturale, le profil des moulures ainsi que le dessin particulier des ornements dénotent le XIV? siècle, et cette constatation fournit des renseignements précieux sur celle classe d’horloges dans l'intérieur des églises. Indépendamment de la décoration architecturale, se composant des motifs et de la flore qui l'embellissent, nous devons appeler aussi l’attention sur un autre système d'ornement que je nommerais volontiers rndconifiir, parce qu’il repose sur la mobilité de pièces dont nous allons parler. Les progrès que fit l’art de l’horlogerie engagea, vers une certaine époque, à se servir du mécanisme pour faire mouvoir quelques petites figures disposées ije manière à produire uu effet voulu. C’est ainsi qu’à telles heures, par exemple, le mécanisme, agissant par le jeu des rouages sur des disques horizontaux couverts de groupes représentant des scèues religieuses, faisait paraître et circuler ces personnages aux ébahissements de nos bons vieux pères. Il parait qu'ils en élaieul très-friands; car, les vieux livres contiennent de nombreuses descriptions d'horloges en ce genre doul quelques-unes même étaient fort compliquées, puisqu’aux scènes on y avait joint eucore toutes les combinaisons astronomiques et mathématiques dont le mécanisme était susceptible. Nous en parlerons ailleurs. Ici, je ine borne à dire que ce mécanisme, qui fait mouvoir toutes ces petites statuettes, n’est pas très-compliqué, et serait fort intéressant à connaître comme constatant l’état ou la condition de la science à celte époque. Il suffit pour mettre en mouvement une douzaine de petites figures pciutes, qui apparaissent et disparaissent, par des ouvertures, dans l’intérieur de la cage. Au-dessus de cette région, mais dans le fronton même de lu face principale, deux grotesques, le marteau à la main, frappent et sonnent, toujours par les combinaisons du mécanisme, sur une cloche destinée à régler les heures canoniales et les cérémonies religieuses. Le pignon est surmonté d'une figure d'ange dont la tète incline, selon le mouvement de deux jaequemards, tantôt à droite et tantôt à gauche. Entre les deux disques à personnages, un globe constellé indique, par ses révolutions, divers phénomènes astronomiques. Le cadran, dont les divisions sont modernes, est la seule partie apparente de ce meuble qui ail subi des restaurations modernes; il est accompagné de deux figures assises; enfin, le monument repose sur un personnage dans l’attitude d'un porteur de l'époque. N'oublions pas de dire que le mécanisme met eu mouvement un carillon qui exécute les priucipaux chants des grandes fêles de l'Églist;.

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