‹ L'Architecture (volume 2)Chapitre 84 sur 97 · A SIENNE, GIRONE, PARIS ET BERCY · texte numérisé non relu

A SIENNE, GIRONE, PARIS ET BERCY

A l'exemple dee artistes du moyen Age, ceux de la Renaissance donnèrent aussi à ces édicules, qu’on désigne sous les noms de Cucw baptismales et de Fonts baptismaux, un certain nombre de formes particulières dont on pourrait, à la rigueur, trouver le prototype dans les conceptions du XI’ au XV’ siècle. Déjà, nous avons fait connaître quelques-unes de ces tonnes, et nous avons démontré qu’à part l’introduction des éléments architectoniques et le style des ornements, qui caractérisent chaque époque, celles-ci présentaient parfois, comme dispositions générales, une similitude plus un moins frappante avec les œuvres de cette période. Or, cette constatation nous porterait à admettre que les artistes qui furent appelés à produire ces petits monuments, les conçurent sous l’influence d'une espèce d’analogie d'idées qui parait, presquo évidente L’étude que nous allons entreprendre, au sujet de quelques fonts du XVI* siècle, en fournira, ’je pense, une sorte de preuve tendant à le faire croiro.

Il nous semble inutile de rappeler ici les particularités historiques qui ont trait à l’institution du baptême, et de reproduire les faits qui donnèrent lieu à la création d’uue de res espèces f de monuments dont l’Église sentit le besoin lorsque, sortant des catacombes et paraissant au grand jour avec l’appui de i’autorile civile, elle érigea des édifices pour pratiquer publiquement les cérémonies de la religion. Ces document* ont leur place marquée dans une autre partie de. l’ouvrage (i). Nous n'enlemiotis point egalement passer en revue tontes les variétés de compoeilious que les artistes religieux ou laïques appliquèrent à cette même classe d’édicules; il s'agit seulement de b irner nos investigations à l’examen de qnelques spécimens de fonts, et de les considérer comme autant de types particuliers des dispositions qui semblent leur avoir élé données pendant le XVI’ siècle.

Un, examen attentif des oeuvres quo nous publions indiquerait que les principales formes, sous lesquelles on avait traduit le monument consacré au baptême, continuèrent, bien qu'un peu modifiées, à éfre encore d'un usage fréquent; en effet, les divers exemples de fonts de ’ lu Renaissance nous montrent que la plupart d'entre eux sont basés sur les dispositions des premiers monuments dé co genre, c’est-à-dire sur celles qui découlent du principe de 'la cuve reposant sur le sol, ou du système du pédicule supportant un réceptacle propre à contenir l’eau de régénération. Tout tend tjonc a prouver qu’il y eut eDcore une certaine identité; cependant, on doit se hâter do dire que si celte analogie persista dans la donnée generale, celle-ci «dut néanmoins éprouver quelques transformations en passant par les mains

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