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ÉGLISE MONASTIQUE, A SAINT-CÉNÉROUX

altérées déjà sous les empereurs et plus lard (‘); enfin, tout ce qui tenait à rornementation plastique devint presque nid. Le praticien ne savait rien faire, et, pour créer une decoratioii, l’archilecte fut contraint, par le manque de sculpteurs, de la chercher dans les éléments inéiiies de la construction ; car, on le voit alors, pour obtenir des effel.s qui rompent la monotonie de l’appareil, composer des dispositions bizarres dans la pose des matériaux; ou le voit emprunter aux Romains celte alliance de la brique à la pierre, afin de produire des oppositions ou des variétés de nuances; on le voit employer, comme à Saint-Généroux, d’épaisses couches de mortier rougeâtre, sans doute pour former comme une sorte de cadre; enfin, on observe qu’ij eut recours aux combinaisons des éléments qu’il dispose de différentes manières, sous forme réticulée, eu épis, en arête de poisson, en feuille de fougère, en cercle, en triangle, en étoile et en pyramide. L'emploi de ces divers expédients prouve assez, ce me semble, le manque ou l’absence des sculpteurs, et ce fait devient on ne peut plus manifeste ; car, on n’introduit de membres sculptés que lorsqu’il y a force majeure et lorsqu’on ne peut faire autrement, comme pour les chapiteaux, cl encore, je me demande si l’on doit réellement honorer de ce nom les informes ornements en très-bas-relief que l'on fait saillir de leur corbeille. De semblables résultats sont bien de nature, je pense, à nous donner une triste idée de la condition de la société et de son art à celte époque. Celle remarque nous conduit, du reste, à une coustalalioii : c’est qu'on remplaça dès lors la sculpture, c)u'on ne savait plus faire, par un système particulier d' ornementation dont les éléments furent pris dans l'architcclure elle-même ; et , de là , ces frontons à simples moulures, ces encadrements de baies, ces cordons supportés par des billclles, des corbeaux ou modillons, etc.; enfin, je signalerai aussi, comme mode de décor, les différentes dispositions de ra|)pareil. Tels furent l'étal et la valeur de l’art à l’époque où l'on construisit l'église de Saint-Généroux.

En l’absence de documents historiques et en face de dillicullés assez graves pour déterminer un art et des éléments dont on ne trouve d’analogues qu’à des dates assez distantes, le mieux est de s’abstenir. Nous nous bornerons dunc>à ajouter que plusieurs détails de Saint-Généroux se rapprochent de ceux employés au baptistère de Poitiers, à Saint-Martin d’Angers et à d’autres mouuments avec lesquels ils ont un certain air de ressemblance. — Quant à l’église, son plan dérive des premières basiliques chrétiennes, et ses murs ainsi que son comble (détnii/) paraissent avoir été conçus dans celle donnée. Ij décoration, seule, des faces extérieures s’ en écarte complètement; mais, à Saint-Généroux, on ne voit aucun contre-fort, parce que les murailles n’avaient à soutenir qu’une toiture légère (®). Il est cependant plusieurs autres remarques que nous ne saurions passer sous silence : ce sont, d’abord, des gaitchi.ssemenls et des irrégularités dans le plan ; puis, l’inégalité des colonnes, leurs formes trapues ainsi que la pauvreté de dessin, de composition et do sculpture des chapiteaux. Toutefois, parmi ces derniers, je liens à signaler ceux reproduits aux fig. t et 2 de notre II" /(fnnràe de détails, parce que tout nous porte à croire que ce sont les .seuls qui appartiennent à la conslruclion primitive, laquelle se réduit au sanctuaire avec ses apsides secondaires et au long rectangle, ayant formé une ou plusieurs nefs. Quant à ce transse|>l, indiqué par une teinte plus claire, il est sans aucun doute d’une époque postérieure ainsi que les trois grandes arcades transversales surmontées d’arcaturcs. Je n’en signalerai, pour preuve, que le dessin et le caractère des chapiteaux comparés à ceux que j’ai cités. Les premiers accusent quelques réminiscences romaines, assez ma-

(<] Nous \ouloftN en dernier lieu, de» chapiteaux de roîlier», de Jouarre, d’Aix^U-ChnpcIle. eic.

[S) TriU'Vraisemblabteropnt, un a>mble en charpente ap|>arcnt£.

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