PREMIER ETAGE
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REZ-DE-CHAISSEE
Fig- 75- — Ecole militaire.
(Plans de la partie centrale] .
d'un excès de matériaux superflu est une des conditions de l'esthétique et qu'on ne saurait créer une belle œuvre sans recourir i ces moyens mensongers. Que pensent d'une telle mentalité nos hommes de science et surtout nos administrateurs chargés de ménager les intérêts des contribuables ? Mystère. Lorsque
'Miol. Ncurdein.
Fig. 76. — Ecole militaire.
(Vue extérieure).
vous posez la question, on répond qu'on n'entend rien à l'architecture dans ces milieux-là et dès lors on laisse faire.
A l'appui de ces observations sur le Garde-meuble, combien d'autres édifices peuvent être envisagés de même et critiqués. Je me bornerai pour terminer, à citer l'Ecole mihtaire (voir fig. 75 et 76). Ici les calages extrêmes font défaut, comme pour prouver leur inutilité, mais ils sont remplacés par un calage central qui n'a d'autre but que de fournir un motif monumental, dont la raison
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d'clrc ne correspond à aïKiiiic disposilion ncccssairc de riiuOriciir. I.c donic ne recouvre aucun espace libre ; le vestibule du rez-de-chaussée est encombré de colonnes; le i^'' étage contient diverses pièces séparées par des nuirs et des cloisons. lùifin au-dessus sont établis, sous le donie lui-même, divers service, insignifiants ! linlin, si nous considérons le motil central, qui constitue un avant-corps archi-monumental, nous constatons qu'il a donné lieu à dix colonnes énormes sur la rue, mais que sur la cour le nombre de ces points d'appui est réduit à quatre. Toutes ces saillies sont donc inutiles à la solidité et cet encombrement décoratit est complètement déraisonnable. Ne le prenons donc pas comme exemple et comme une source d'enseignement.
Je sais combien en jugeant si sévèrement cette époque Louis XVI, je risque de m'attirer les foudres des nombreux partisans d'un style qui actuellement est en faveur, sous l'influence de la mode à laquelle l'architecture, comme la toilette des femmes, est soumise aujourd'hui; je n'ai pu cependant m'expliquer qu'en toute indépendance et en toute franchise, en m'appuyant sur des preuves irréfutables.