Liber pontif., t. II, p. 80. remontant à Innocent II
3. Voir ce qu'en a dit M. de Rossi, Bull, di 4. Lib. poiitif., t. II, p. 76.
airbcol. crist., 1866, p. 76. Cf. Cattaneo, p. 158 5. Voir l'étude que M. de Rossi a consacrée
et fig. 93. — L'abside de Grégoire IV s'ou- à cette belle découverte dans son 5!///. dî (/rcteo/.
vrait à peu prés à l'endroit où se trouve l'arc ciist., t. I et II ; cf. ibid., t. VIII, p. 125-129.
puisse attribuer au x'^ siècle, c'est Saint-Michel à Capoue, encore cette attribution est-elle assez incertaine, mais il s'est conservé à Ravenne et dans d'autres localités des anciens États de l'Église, assez de panneaux décoratifs semblables à ceux qu'on possède en Gaule et dans l'Italie du Nord ', pour qu'on puisse affirmer qu'un même style a régné dans toute la partie de la péninsule soumise par les armées de Pépin et de Charlemagne à l'influence des Francs -.
Ce style s'est fait sentir jusque dans l'Italie méridionale, voire même sur les côtes orientales de l'Adriatique ', où la domination carolingienne fut de courte durée. Dans les provinces comme la Lombardie qui sont restées longtemps sous la dépendance des descendants de Charlemagne, il a pénétré partout, et beaucoup de villes du bassin du Pô en ont conservé quelque spécimen.
Il serait trop long d'énumérei»tous les édifices de l'Italie du Nord où l'on possède des restes de ce style, que les Italiens nomment Lombard et que j'appellerai Carolingien, car il se retrouve avec les mêmes traits essentiels dans tout l'Empire de Charlemagne ; mais on me permettra de mentionner quelques-uns des monuments dont la date est aujourd'hui assez bien établie, pour qu'ils puissent fournir d'utiles points de repère dans l'étude de l'art carolingien.
Ainsi Brescia possède deux églises où Cattaneo a reconnu avec beaucoup de vraisemblance quelques restes du viii' siècle. La plus ancienne est San Salvatore + dont j'ai déjà parlé et qui fut fondée en 753; elle possède une vaste crypte où l'on relève maints détails archaïques. La seconde est l'ancienne cathédrale ou Duomo Vecchio. Elle fut rebâtie après un incendie qui survint en 1097, mais malgré cette reconstruction, sa crypte a conservé plusieurs piliers et chapiteaux, ayant appartenu à l'église construite à la fin du vni^ siècle par Raymond, comte de Brescia '. Cette crypte a sa face orientale garnie de trois absides dont la disposition rappelle celle des églises construites à Rome à la même époque, conime Santa Maria in Cosmedin.
Milan a conservé des restes encore plus importants d'édifices contemporains des empereurs carolingiens. Le principal, s'il fallait se ranger à l'opinion commune, serait l'église Saint-Ambroise. MM. de Dartein, Selvatico, et nombre d'auteurs moins
I. Ces panneaux sont plus rares en Toscane mentde l'an 857, quifournit unprécieuxpoint de que dans le reste de l'Italie septentrionale, mais repère pour dater les sculptures analogues (voir Cattaneo a fort bien établi que cette province Cattaneo, p. 179 et s. ; et Cleva, Noti:(ie storiche
Fig. 159. — Milan. Saint-Satyr.
avait été soumise aux mêmes influences que ses voisines (Varchitettiira in Italia del secoh VI al mille circa, p. 168).