RENAISSANCE DE I. AKCHITECTL-RE
les abbayes de Troarn et de Saint-Martin de Séez, fondées au milieu du xi" siècle par Roger de Montgommery '; l'abbaye de la Trappe, restaurée en 1140 par le comte du Perche, Rotrou -.
L'Anjou trouva également parmi ses comtes plusieurs grands bâtisseurs d'églises. Le plus fameux est Foulques Nerra, ce pieux bandit qui fut à la fois le plus batailleur, le plus violent et le plus dévot des hommes de son temps. On lui doit entre autres la restauration de l'abbaye du Ronceray ' et de Saint-Martin d'Angers +, la construction de l'abbaye de Beaulieu ', dont on peut admirer encore les magnifiques ruines à quelques pas de Loches , la fondation de Saint-Nicolas d'Angers '', etc. Son fils Geoffroy Martel, presque aussi batailleur et non moins dévot, fut également un grand bâtisseur. L'abbaye de Nogent-le-Rotrou ', le prieuré de l'Évière ^, la Trinité de Vendôme '•', l'abbaye de Notre-Dame à Saintes '" comptent parmi ses principales fondations.
Les puissants ducs d'Aquitaine, maîtres effectifs ou suzerains d'une grande partie des pays qui s'étendent des rives de la Loire â celles de la Garonne, rivalisèrent pour la plupart avec les princes que je viens de nommer, dans leur zèle à élever des églises. C'est l'un d'eux qui avait fondé, au début du x'= siècle, en 910, l'abbaye de Cluny dont l'influence devait s'étendre sur tout le monde chrétien ; ses successeurs continuèrent ses traditions en restaurant l'abbaye de Maillezais ", en fondant l'abbaye de Bourgueil '- et celle de Montierneuf à Poitiers ■>, en restaurant Saint-Eutrope â Saintes '■*, en prodiguant leurs dons à cent autres établissements religieux.
Les comtes de Blois et de Champagne méritent également une mention, car c'est à eux que l'on doit la restauration de Saint-Florent près Saumur'' au x'= siècle, de Marmoutier "" et de Saint-Martin d'Epernay '" au xi% de l'abbaye de Lagny "^ en 1018.
Les ducs de Bourgogne ne furent pas moins favorables aux églises que leurs contemporains. Les textes le prouvent â défaut des monuments, car beaucoup de leurs fondations ont disparu. Ainsi l'abba^'e de Molesmes, que toute la fitmille ducale avait aidée de ses libéralités '', n'existe plus, et je ne la mentionnerais même pas si elle n'avait eu pour premier abbé le saint moine Robert, fondateur de l'abbaye de