‹ L'architecture religieuse en France à l'époque romaneChapitre 142 sur 377 · D'Espinay, Notices archéol., i™ série, p · texte numérisé non relu

D'Espinay, Notices archéol., i™ série, p

9. Gcsta consul. Andeg., éd. Marchegay , p. 131. 10. Gall. christ., t. II, col. 1127, et instr. col.

458 et 478.

de- la

Adémar de Chabannes, Chron., 1. III,

, éd. Chavanon, p. 164.

Ibid. — Cf. Chron. Mail. (Kec. des Hisl.

Fr., t. X, p. 179).

Gall. christ., t. II, col. 351.

Besly, Hist. des comtes de Poictoii, p. 380.

D'Espinay, Notices archéol., 2" s., p. 42.

Gall. christ., t. XIV, col. 194.

Ihid., t. IX, col. 283.

Ihid., t. VII, col. 490.

Ibid., t. IV, col. 732.

232 L ARCHITECTURE RELIGIEUSE A L EPOaUE RO.MANE

Cîteaux, la puissante rivale de Clun}', et la maison-mère d'un ordre dont l'influence a été grande sur les destinées de l'architecture religieuse au xW et au xai^ siècle.

Les évêques, absorbés par les charges que leur imposait l'administration de leurs diocèses et l'entretien des églises relevant directement de leur autorité, pouvaient moins que les laïques consacrer leurs ressources à des fondations nouvelles. Beaucoup d'entre eux cependant contribuèrent par leurs bientaits à relever d'anciens sanctuaires tombés en ruines par la misère des temps, ou à en créer de nouveaux. Ainsi, vers l'an 1000, l'évèque de Marseille Pons prit une part active à la restauration de la fameuse abbaye de Saint-Victor'; son homonyme, l'archevêque d'Arles, aida, vers l'an ici 5, à relever l'abbaye de Montmajour - ; l'évèque d'Angers Renaud fut, vers l'an 1000, un des bienfaiteurs de l'église Saint-Serge ' ; l'évèque de Toul Bruno aida à reconstruire l'église Saint-Evre de Nancy + ; son successeur Eudes, en 1065, en fit autant pour Saint-Gengoult de Toul s ; Barthélémy de Vire, évêque de Laon, restaura l'église Saint-Martin en cette ville et en fit don aux religieux de Prémontré ''; il fut enfin le fondateur de l'abbaye de Foigny, où sa tombe s'est conservée jusqu'à nos jours '.

Mais c'est surtout dans la réfection de leurs cathédrales que les évêques des xi'^ et xii*^ siècles se signalèrent. Les travaux importants qu'ils y exécutèrent ont laissé maintes traces ; et si nous ne possédons plus de cathédrale du xi° siècle bien complète, nous en avons plusieurs où se sont conservés assez de restes de cette époque pour qu'on puisse imaginer ce qu'elles étaient. Ainsi la cathédrale de Chartres, bien qu'elle ait été rebâtie entre 1194 et 1220, a gardé des constructions élevées par Fulbert, entre 1020 et 1028, une vaste crypte qui en dessinait tout le périmètre (fig. 227), et il est possible, grâce à une précieuse miniature qui orne un antique nécrologe de l'église de Chartres, d'en restituer les traits essentiels •*.

A Auxerre de même, la crypte de la cathédrale rebâtie par l'évèque Hugues (999-1039) ' s'est conservée sous le pavé de l'église gothique.

A Orléans, l'établissement d'un calorifère a fait retrouver, en 1890, un fragment notable de la cathédrale élevée entre 987 et 1003 par l'évèque Arnoul '°.

Si l'on descend jusqu'au xii' siècle, ce ne sont plus seulement des fragments que l'on peut citer, mais des cathédrales entières qui ont conser^'é la forme qu'évêques et chapitres leur avaient donnée à l'époque romane. C'est dans la moitié méridionale de la France que se rencontrent surtout ces exemples. Les plus

1. Giiil. christ., t. I, col. 643. 7. IbiiL, t. IX, instr., col. 191.

2. IlHd.,i. I, col. 552. 8. R. Merlet et l'abbé Clerval, Un iiiaiiiiscrit

3. Chroii. S. Seigii (D'Esphrix, No/ ices a?-chéol., chartrain du Xh siècle, pi.

ir^ série, p. 182). 9. Gesta pontif. Autiss., dans Mortet, Rec. de

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