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Cathédr.ilc du Puy. Coupole sur t

Chaque pendentif étant un triangle sphérique est appareillé, comme une coupole, par assises horizontales dont les joints convergent vers le centre d'une sphère idéale

I. Cette élégante disposition a peut-être une origine orientale. Strzygowski (Kkinasien, p. 113, fig. 80) suppose en effet que quelque chose du même genre existait dans la très curieuse basilique de Kodja-Kalessi en Cilicie. Mais l'ingé-

nieuse restitution qu'il en a proposée n'est pas certaine. Une des églises de Sohag en Egypte (Il'id., p. 113, fig. 81) fournirait un exemple plus probant, si l'ancienneté en était démontrée par une étude approfondie.

COUPOr.ES SUR PENDF.NTIPS

avant pour rax'on celui du cercle circonscrit au carré à couvrir, et dont le centre serait au niveau de la naissance des pendentifs.

Fig. 262. — Fontevrault. Pendentifs.

On peut continuer au-dessus du cercle formé par la réunion des quatre pendentiis, la construction de la voûte engendrée par cette sphère (fig. 263), mais les

coupoles ainsi construites ne sont généralement pas d'un heureux effet, elles paraissent lourdes, écrasées : aussi nos architectes ont-ils généralement préféré interrompre la construction une assise ou deux au-dessus du point de jonction des pendentifs et prendre le cercle formé par cette dernière assise comme base de la demi-sphère génératrice de la coupole. De la sorte, la voûte a plus de cerveau et son apparence est plus élancée. Pour ajouter encore à l'effet, les architectes romans ont presque toujours donné à leurs coupoles un rayon plus grand que celui du cercle formé par cette dernière assise. 11 en résulte que celle-ci fait saillie en avant de la coupole (fig. 264), et cette saillie est souvent assez prononcée pour que les personnes insensibles au vertige puissent y circuler.

Il est arrivé parfois qu'au lieu de donner aux pendentifs la forme d'un triangle

26;. — Ravenne. Tombeau de G.illa Placidia. Coupole sur pendentifs, d'après Rivoira

sphérique, on leur a donné celle d'un triangle plan. En ce cas leur réunion au lieu de dessiner un cercle produit un octogone, et la coupole au lieu d'être une calotte sphérique est une calotte à huit pans. On a un exemple de cette disposition au carré du transept de Notre-Dame de Chauvigny '. Il y en a un plus remarquable encore à Saint-Ours de Loches, mais là on a substitué aux coupoles prévues des pyramides creuses construites comme une flèche de clocher -. Cette fantaisie d'un effet bizarre n'a pas suscité d'imitations.

Fiy. 264. — SoliyiLic. \'iic ii.r l'ahside.

Les artifices de construction que je viens de décrire ont joué un trop grand rôle dans l'architecture romane pour qu'il n'y ait pas intérêt à chercher où nos pères en ont pris l'idée.

Pour ce qui est des trompes, on est généralement d'accord pour les faire venir d'Orient ; l'idée s'en serait imposée aux artistes de l'Occident par l'influence des Byzantins ou par la vue des monuments orientaux que les pèlerins du xi'^ siècle rencontraient sur leur route en allant visiter les Lieux Saints. Quant à l'invention même des trompes, s'il fallait en croire MM. Dieulafoy et Choisy, on devrait la chercher en Perse, dans l'ancienne Susianne. Tout le mérite en reviendrait au génie des constructeurs iraniens. Les plus anciens exemples qui en existeraient se

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