ORIGINE DES PENDENTIFS
gny-des-Prés, vers 1870, on a retrouvé une coupole de ce genre au premier étage du clocher. Des débris de stuc en ornaient les restes et permettent d'affirmer qu'elle remontait à la fondation même de l'église, c'est-à-dire au début du ix'' siècle. Or, à cette époque, les rapports artistiques de la France avec l'Italie, avec Ravenne surtout, étaient si fréquents qu'on est autorisé à croire que nos architectes ont emprunté à cette source plutôt qu'à toute autre la coupole sur pendentifs. Mais il est également possible qu'ils n'en aient jamais complètement perdu le souvenir depuis les Romains, et cette hypothèse, si elle était admise, expliquerait les différences très sensibles qui existent dans le galbe, l'appareil et la structure générale, entre les coupoles byzantines et celles qui furent construites chez nous au xi^ et au xii'= siècle. Or ces différences, nous le verrons plus loin ', sont assez marquées pour que les derniers auteurs qui ont étudié nos églises à coupoles se soient refusés à y reconnaître aucun élément byzantin -.