Comme à Brioude et Notre-Dame-du-Port. à Mauriac
ECOLES D ARCHITECTURE A L EPOQUE ROMANE
grande importance. Celui de la croisée, au contraire, est souvent une belle et haute tour octogone, amortie par une pyramide peu élevée et surmontant un puissant massif carré. Ce massif, qui émerge au-dessus des toitures, lui assure une
solide assiette et complète la série d'étageraents successifs qui couronnent le sanctuaire. Les églises de Notre-Dame-du-Port, d'Orcival (fig. 462, 463), d'Issoire, de Riom, de Saint-Nectaire, de Saint-Saturnin (fig. 454 et 455) nous fournissent de magnifiques exemples de cette belle disposition '.
I. La plupart, malheureusement, ont été res- notamment ont reçu des Hcches plus aiguës taurées à l'excès de nos jours. Leurs clochers que n'étaient les anciennes.
l'COLE AUVKUC;NA'n-:
Entin notons comme détail accessoire que les architectes ativergnat.s témoignent un certain goût pour les arcs en mitre et qu'ils en introduisent parfois dans les arcatures aveugles dont ils ornent les extrémités du transept, comme à Issoire (fig. 351), ou l'étage inférieur des clochers, comme celui de Mauriac (fig. 464).
Les caractères que je viens d'énumérer ne se rencontrent réunis dans un même édifice que dans le nord du diocèse de Clermont. Cela tient à ce que, au moyen âge comme de nos jours, toutes les parties de l'Auvergne n'étaient pas également riches. Le Cantal, par exemple, n'a jamais connu la prospérité de la Limagne et de
Fig. 461. — Tliicrs. Hglisc S.iiiit-Gciiiés. Bras sud du transept.
la vallée de l'Allier; aussi ses plus beaux édifices, comme l'église de Mauriac, s'éloignent-ils sensiblement de ce qu'on est habitué à considérer comme le vrai type auvergnat. Cela est encore plus frappant si l'on examine les petites églises de campagne ; toutes ont quelques liens de parenté avec les grands édifices que je décrivais tout à l'heure, rnais ce sont des parents pauvres, et leurs liens de parenté sont souvent peu apparents. A plus forte raison les caractères distinctifs de l'école auvergnate ne se rencontrent-ils jamais au complet quand on se rapproche des limites du territoire propre à cette école.
Ainsi dans le Velay on ne connaît aucun exemple de voûte en demi-berceau
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contrebutant la voûte de la nef", et cependant c'est le plus constant de tous les
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Fig. 462. — Oicival (Puy-de-Uome).
caractères de l'école auvergnate, et nombreuses sont les églises où on le rencontre, depuis le Bourbonnais et le Limousin jusqu'aux Pyrénées -. Mais le Velay forme
1. Voir N. Thiollicr, L'architectiirc roniain dans le iliocèse du Piiy, p. 12.