‹ L'architecture religieuse en France à l'époque romaneChapitre 307 sur 377 · Rochemonteix, op. cit., p. 53, fig · texte numérisé non relu

Rochemonteix, op. cit., p. 53, fig

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LES CHAPITEAUX

et par quatre plans verticaux correspondant aux quatre faces du tailloir. Telle est sa forme primitive, celle qu'il a habituellement au xi" siècle et très souvent encore au XII'', mais elle s'est modifiée peu à peu et elle a donné naissance à une foule de variétés bien éloignées du type originel.

Le chapiteau cubique a eu une grande vogue en Normandie et en Angleterre ; il est également assez commun dans l'Ile-de-France, et bien plus encore sur les bords du Rhin, dans les pays du Nord et en Lombardie. Est-ce, comme certains le pensent, dans cette dernière région qu'il serait né, au cours de l'époque carolingienne ? la chose est possible, et ce serait une trace de cette influence Italienne que l'on a beaucoup exagérée mais que l'on ne saurait nier complètement. Ruprich-Robert a cherché l'origine du chapiteau cubique dans l'architecture en bois que pratiquaient les gens du Nord " . Mais l'époque où cette architecture a atteint un développement artistique qui lui eût permis d'exercer quelque influence au loin est trop tardive pour qu'on puisse admettre cette théorie.

Quoi qu'il en soit, la vogue de ce genre de chapiteau a été grande et durable, car elle s'est maintenue au xii'= siècle, alors que le goût s'était porté sur des formes plus élégantes et plus ornées. Il est vrai qu'on pouvait en atténuer la pauvreté soit par des peintures, comme nous en avons un élégant et très rare exemple à Jumièges (fig. 6n), soit par des ornements de faible relief. Ceux-ci peuvent être de simples traits gravés parallèles aux principales lignes du chapiteau, ou des galons perlés qui en entourent les lobes ; plus tard on sculptera, sur chacun de ces lobes, des rinceaux de forme très simple, ou bien on entourera la partie inférieure du chapiteau de feuillages peu compliqués, comme on peut le voir au portail de l'église d'Haspres (Nord) - ; finalement on en viendra à en décorer la surface entière, mais en ayant toujours soin de conserver à cette décoration un caractère assez sobre pour que le galbe du chapiteau n'en soit pas altéré. Et ce souci se remarque même dans les cas assez rares, d'ailleurs, où l'on a associé la figure à la décoration du chapiteau cubique.

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Th. M. 11, ;-Inférieure).

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