L'Orient était considéré comme le symbole r
du salut (Lactance, Divin, iiistil., II, lo). 7. « In ecclesiis ostia ab Oriente habentibus,
3. Constitut. aposlol.,\. II, c. 37. ut Romae, nulla est in salutatione necessaria
4. a Cum ad orationem stamus, convertimus conversio, sacerdos ab illis celebrans, semper ad ad Orientem. » (S. August., De orat. Dom. in populum stat conversus. » (Durand, Ralioiiale morte). — Cf. TertulL, Apolog., c. 16 ; Socrate, divin, offic, 1. V, c. 2, n" 57).
1. V,c. 22 ; S. Athanase, Ouest. }jad Antioch., etc. 8. « Usus frequentior et rationi vicinior habet
5 . L'usage d'orienter les temples de la même in Orientem crantes converti et pluralitatem façon était très répandu chez les Grecs et les maximam ecclesiarum eo tenore constitui. » Romains (voir Weingârtner, Ursprtmg iind (Walafridus Strabo, De rébus ecclesiasticis , Entiuick. des christl. Kircheiigebâudes, p. 70). c. 4.)
OIUUNTATION DES BASILIQUES
Cette règle est même si fidèlement suivie depuis le xi'' siècle que beaucoup d'auteurs ont l'habitude de désigner par les mots nord ou sud les collatéraux d'une
tavaJi; de Sanit-l':iul-liors-leb-iMuis, d'après Lc-noir.
église, tout le monde sachant que le côté nord est celui que l'on ■ a à gauche en regardant l'autel, le côté sud celui qu'on a à droite '.
L'entrée principale des basiliques était toujours à l'extrémité opposée à l'abside.
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Fig. 57. — Basiliquu de ToLirnianîn, d'après Vogué.
Beaucoup d'églises, même assez importantes, n'avaient qu'une porte sur la façade ; toutefois les grandes en avaient généralement trois, et ce nombre a été dépassé dans les édifices de premier ordre, comme Saint-Pierre du Vatican qui en possédait cinq (fig. 5), et Saint-Paul-hors-les-murs qui en avait sept (fig. 56).
1. Cette façon de parler peut se justifier par l'église Santa Maria in Trastevere, car cette
un bon nombre d'anciens textes (voy. par ex. église a son abside à l'occident. — Voir, sur la
Amalaire, De eccles. offic, 1. III, c. 2). Mais il ne question de l'orientation des églises, Otte, Haiid-
faut pas s'y fier lorsqu'il s'agit de monuments biich, 4= éd., p. 9 et s. ; Quicherat, Mélanges d'nr-
très anciens. Ainsi, dans la vie du pape Gré- chéoJogie, p. 405 et 406 ; Holtzinger, Die altchr.
goire IV {Lih. pontif., t. II, p. 80), les mots Archit., p. 6 et s.; Kraus, Gesch. der christl.
meridiana plaga désignent le bas-côté gauche de Kiinst, t. I, p. 281.
ETUDE DETAILLEE DES BASILIQUES
Il y avait souvent des entrées latérales, mais leur place ne paraît avoir été soumise à aucune règle, du moins en Occident, car en Orient on se préoccupait plus volontiers d'établir des entrées symétriques des deux côtés de l'édifice (fig. 57) '. La baie des portes était habituellement amortie par un linteau que l'on ornait souvent de sculptures sur la face externe (fig. 58). Souvent aussi on y gravait de pieuses invocations ' ou des vers en l'honneur du Christ ou des saints patrons du lieu '.
Les vantaux étaient généralement de bois et pouvaient être ornés de sculptures, comme on le voit à l'église Sainte-Sabine, à Rome (fig. 55) *. On en faisait en
Fig. 58. — Porte de la basilique de Dana, d'après Vogué.
pierre dans les pays où on pouvait se procurer des dalles d'assez grande taille s. Enfin on en faisait de bronze et même d'argent, ou plutôt de bois ou de métal revêtu d'argent, comme celles que le pape Honorius (625-628) donna à Saint- Pierre * ; ou celles dont le pape Hilaire orna l'oratoire de Saint-Jean de Latran, et dont l'une existe encore ' ; citons encore les magnifiques portes de bronze dont Justinien enrichit Sainte-Sophie et dont une partie des ornements semble être de provenance antique ^.
Au début de l'époque constantinienne, une basilique était toujours une église munie de bas-côtés, mais dès le milieu du iV siècle on a souvent appelé basiliques de petits oratoires dépourvus de collatéraux, ou même de simples chapelles, comme les cellae cimiteriales dont nous avons parlé ci-dessus.
1 . Voir le plan des basiliques de Bakousa (fig. 10) et de Tourmanin (fig. 57).