Parascandolo, Memorie délia chiesa diNapoli, t. I, p
8. Taglialatela, Dell' antica hasilica c délia catacomha di PraUi (Naples, 1878), p. 7.
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lino (fig. 1 66} ' . On a voulu voir dans cette particularité l'origine d'une disposition très répandue quelques siècles plus tard et qui consiste à entourer l'abside d'un collatéral avec lequel elle communique par une suite d'arcades. On a même prétendu que la basilique bâtie au V siècle par saint Perpet, au-dessus du tombeau de saint Martin de Tours, avait son chevet fait de la sorte, mais c'est une erreur ^, et
Fig. 74. — Naples. Abside de San Giorgio Maggiore. d'après Rossi.
bien qu'un ou deux monuments récemment découverts dans l'Afrique française autorisent à croire qu'on a parfois entouré l'abside de couloirs conduisant à certaines dépendances placées derrière elle, il ne semble pas qu'on ait construit, avant le x^ siècle, d'absides entourées d'un bas-côté et communiquant avec lui par une suite ininterrompue d'arcades.
Les membres du clergé s'asseyaient sur un banc de pierre ou de bois adossé au pourtour de l'abside, et au centre duquel était le siège, cathedra, réser\-é à l'évèque
I . Ces découvertes ont permis de comprendre d'ouvertures communiquant avec un lieu réservé
un passage assez obscur du Liber pontificalis aux femmes.
(t. II, p. 60) qui montre qu'au ix« siècle l'abside 2. Voir mon Etmie sur Saint-Martin Je Tours,
de Sainte-Marie-Majeure était, elle aussi, percée p. 12 et s.
OU au chef de la communauté '. Ce siège était souvent en marbre et décoré avec soin. On en conser\'e, à Ravenne, un fort beau, qui est tait en plaques d'ivoire sculptées et qui remonte au vi" siècle (fig. 75).
L'autel occupait la partie antérieure du presbyterium. Il était fort simple et de
Fig. 7>. — Ravenne. Chaire dite de Maximianus.
petite dimension. A l'origine, il pouvait être de n'importe quelle matière, et on vénère à Rome un ou deux autels en bois sur lesquels la tradition veut que saint Pierre ait célébré les saints Mystères. Mais de très bonne heure il fut de règle de ne faire que des autels en pierre, ou du moins d'encastrer une pierre consacrée
I. De nombreux textes mentionnent la Ci7//;f- (Holtzinger, Die ira et les sièges {suhseUia) destinés au clergé p. 162 et s.).
aJtchristtiche Architektiir ,
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dans tout autel, qu'il fût en bois,'en pierre, ou même en matière précieuse, comme ces splendides autels de marbre, d'onyx ou d'orfèvrerie qu'on admirait dans quelques églises renommées.
j'ai déjà dit que l'autel chrétien avait un double caractère, c'était la table où se
Fig. 76. — Marseille. Autel p
célébrait le Saint Sacrifice et c'était un tombeau. Il en est résulté deux types d'autels qui ont été employés concurremment et le sont encore.
Le type en forme de table fut peut-être le plus répandu pendant les premiers
siècles. Il consiste en une dalle
rectangulaire de pierre ou de marbre, portée sur un ou plusieurs supports. La partie supérieure de cette dalle, au lieu d'être unie comme dans nos autels modernes, était habituellement entourée d'un rebord saillant. La tranche en était décorée soit de rinceaux de vigne, soit de colombes ou d'agneaux figurant les douze apôtres et rangés en file de part et d'autre du monogramme du Christ. Le Musée d'Aix en Provence a recueilli un autel de ce type provenant de l'église d'Auriol (Bouches-du-Rhône) '.
La célèbre abbaye de Saint- Victor à Marseille en possédait un semblable, mais plus grand, qui fait aujourd'hui partie des collections du Musée Borély (fig. 76). Enfin on a déposé à la bibliothèque de Valognes un autel du vii*^ siècle, qui offre cet intérêt particulier d'être daté par
Pied d'un autel chrétien.