Ainsi Saint-Martin-in-cœlo-aureo , à Ravenne
5. Mosaïques de Sainte-Pudencienne (Rossi, Musaici, pl. 10), de Sant' Apollinare Nuovo (C. Ricci, Raveiina, 1905, fig. 54).
6. On en voit figurées encore sur des monuments du ix= siècle comme la Bible de Charles le Chauve (Bibl. nat., ms. lat. i, fol. 386 v°) et un ivoire carolingien du Louvre (Venturi, Storiii âeir arte, t. II, p. 182).
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ETUDE DETAILLEE DES BASILiaUES
biiblf, toutefois, que dès le n"-' ou x"-' siècle les tuiles creuses, que l'on emploie encore dans tout le Midi de la France ', et les tuiles plates arrondies du bout % étaient d'un usage fort répandu.
Dans les monuments construits avec luxe, on a souvent remplacé la tuile par du métal. Le plus employé était le plomb. Mais on a aussi fait usage de lames d'étain ' ou de plaques de bronze + auxquelles on donnait volontiers la forme de
tuiles. C'était déjà une pratique commune dans l'architecture romaine, et la plupart des toitures de bronze qui turent placées sur des monuments chrétiens ont dû être arrachées, comme celle de Saint-Pierre, à d'anciens édifices païens 5. On a poussé le luxe encore plus loin, et les chroniqueurs nous apprennent que plus d'une église tut couverte d'argent, voire même'd'or, à tout le moins de métal doré. Les grands édifices bâtis par les empereurs d'Orient ont souvent été ornés de la sorte, et nos rois mérovingiens, qui, dans la mesure de leurs mo3'ens, copiaient volontiers les souverains byzantins, cherchèrent quelquefois à les imiter sur ce point. Ainsi Dagobert l" fit recouvrir de lames d'argent le sanctuaire de l'église abbatiale de Saint- Denys '.
Sauf en Orient, où les constructions en pierre bien appareillée étaient communes au y" et au vi*^ siècle, les édifices chrétiens étaient généralement assez mal bâtis. Les basiliques de l'Italie sont le plus souvent en briques ; celles d'Afrique sont pour la plupart bâties en moellons avec des chaînes de grandes pierres noyées dans le plein des murs. Celles de la Gaule étaient ordinairement en petit appareil. C'est, on le sait, le genre de construction que les Romains ont le plus employé pendant
Fig. 8q. — Toitures des basiliques, d'après un sarcophage du Musée de Latran.
1. Voir les constructions de l'arrière -plan dans la mosaïque de Sainte-Pudencienne (Rossi, Musaici, pi. lo).
2. Cette forme de tuiles a été souvent imitée sur les couvercles des sarcophages chrétiens en forme de toit (Le Blant, Sarcoph. chrét. de la Gaule, pi. 4 et 52).
3. « Sol vagus ut dederit per stannea tecta colorem » (Fortunat, Miscell., III, 7).
4. Eusèbe (Vita Constant., IV, 58) parle avec admiration de la toiture de bronze de l'église des Saints-Apôtres à Constantinople, qui brillait de loin comme de l'or.
5. Honorius I" (625-638) fit couvrir la basilique de Saint-Pierre avec des tuiles de bronze enlevées à la basilique de Constantin (Lib. pontif.. t. I, p. 323, et la note 3, p. 279).