Strzygowsky, ihid., p
EGLISES A COUPOLE CENTRALE
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Cette magnifique église fut bâtie, de 532 à 537, par Antliémius de Tralles et Isidore de Millet. Elle englobe un vaste rectangle de 77 m. de long sur environ 72 de large. Sa nef forme un énorme vaisseau dont le centre est couvert par une coupole de 31 m. de diamètre, flanquée à l'est et à l'ouest par deux demi-coupoles moins élevées mais aussi larges (fig. 118). Chacune de ces dernières est
épaulée par des culs-de-four couvrant des niches J^^. en demi-cercle élégamment ajourées. De puis-
F^^J^ -1^\^^^ ^Tl sants piliers portent les maîtresses voûtes, de i t /' \ T\' i r ; I nombreuses colonnes reliées par des arcades sou-
tiennent les murs intermédiaires en laissant libre communication entre la nef et les bas-côtés. Ceux-ci sont voûtés d'arêtes ; ils sont surmontés de tribunes voûtées de petites coupoles, qui font tout le tour de l'église et se continuent au-dessus du narthex adossé à la façade. Malgré la science déployée par les auteurs de cette merveilleuse construction, malgré les artifices employés pour diminuer le poids de la voûte et en assurer l'équilibre, « la conception était trop originale pour être dès le premier jet réalisée d'une façon irréprochable ' ». La coupole s'écroula en 558. Mais il se trouva heureusement un neveu d'Isidore de Millet pour la rebâtir. Instruit par l'expérience, il lui donna plus de flèche pour en diminuer la poussée, il renforça les contreforts qui en garnissent la naissance et forment extérieurement une sorte d'empâte- F!g. 118. — Constantinopie. Sainte-Sophie, ment dans lequel sont oercées d'innombrables
d après Diehl. ^ '■
fenêtres (fig. 119), enfin, au bout de quatre ans, le malheur était réparé et l'église que nous admirons encore après treize siècles, était inaugurée en présence de Justinien, le 24 décembre 562. L'effet produit par ce chef-d'œuvre fut immense. L'architecture byzantine avait trouvé sa formule définitive, qui s'imposa rapidement et pour plusieurs siècles à toutes les parties de l'empire d'Orient.
Ce n'est pas à dire que les églises byzantines soient toutes désormais des copies plus ou moins serviles de Sainte-Sophie. Un pareil chef-d'œuvre était trop difficile à copier.
Mais on était à une époque où, sur beaucoup de points de l'Empire, on se préoccupait de voûter les églises, où le goût des coupoles commençait à se répandre sous
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