‹ L'architecture romane dans l'ancien diocèse de MâconChapitre 112 sur 120 · partie, p · texte numérisé non relu

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surmontés d'un système de quatre colonnes, deux correspondant à la face du pilastre, les deux autres dans les encoignures formées par la saillie du pilastre sur son dosseret. Ces colonnes supportaient une corniche d'environ 8 pouces de relief sur laquelle étaient sculptés, à gauche, des roses et des animaux monstrueux, et des damiers à droite.

Toute cette partie inférieure de la nef du narthex, purement romane, présentait une grande analogie avec la partie correspondante de la nef actuelle de l'église de Paray-le- Monial. Au-dessus de la corniche régnait un triforium ou galerie composée pour chaque travée de quatre arcades en plein cintre, encadrées deux à deux sous un cintre plus grand : à cet étage, chaque travée était séparée de la suivante par une colonne engagée, d'un assez fort diamètre, flanquée elle-même de deux colonnettes terminées par des chapiteaux à feuillages. Environ à la moitié de leur hauteur, ces trois colonnes étaient ceintes par une corniche saillante d'un pied, qui courait au-dessus de la galerie et qui était soutenue par des consoles unies : le profil de cette corniche se composait d'un filet et d'un quart de rond.

Plus haut encore étaient les fenêtres. Il y en avait une pour chaque travée. C'étaient de grandes baies, larges et longues, amorties en plein cintre. l/cs chapiteaux des trois colonnes de l'étage supérieur supportaient, celui du milieu, la retombée du doubleau de la grande voûte, et les autres la retombée du formeret et celle de la croisée d'ogives : « la voûte est en bonnet, écrit Bouché, et les arêtiers en pierre de taille ; le massif de la voûte est tout en pierre ; dans le centre de la voûte, à la réunion des arêtiers, on voit une clef nue dans les trois premiers bonnets (les trois premiers compartiments de voûte) ; dans le quatrième elle est ornée d'une rose, et dans le cinquième, de la figure d'un agneau chargé d'une croix. » *

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