Ch«-1. de canton de l'arrond. de CbaroUes (S.-et-L
de la nef; voûtés en berceau, ou plus souvent par des compartiments d'arêtes séparés par des doubleaux, ils sont éclairés par des fenêtres percées dans Taxe de chacune des travées. La hauteur sous voûte est quelquefois assez considérable pour faire paraitre la largeur des collatéraux très restreinte : c'est l'impression que l'on ressent aux églises de Sigy-le-Châtel et du bourg de Thizy. Les bas-côtés sont couverts, ainsi que les nefs, par des combles de très peu de pente. Le transept proprement dit, composé d'une croisée entre deux croisillons, est loin d'exister à toutes les églises. Dans la majorité des cas, le transept se réduit pour ainsi dire à la croisée : il y a toujours une partie droite ou travée devant l'abside. Presque tous les clochers s'élèvent audessus de cette travée sur une voûte qui est d'habitude une coupole. Dans un seul exemple, à Saint-Martin-de-Lixy, la nef est immédiatement suivie par l'abside. Nous pouvons citer parmi les églises dont l'abside est précédée d'une travée surmontée du clocher celles de Massy, Blanot, Chazelles, Cotte, Taizé, Donzy-le-Royal, Vinzelles, Péronne, Loche, Clessé, Sologny, le Villars, etc.
Lorsque le transept existe véritablement, il est toujours saillant à l'extérieur lorsque l'église n'a qu'une nef, mais lorsqu'il s'agit d'une église à trois nefs le mur de fond des croisillons se confond parfois à l'extérieur avec le mur des bas-côtés. A l'intérieur au contraire, et l'église de Châteauneuf nous en fournit un exemple, l'alignement du mur du collatéral est rompu lorsqu'on arrive au mur de fond du croisillon. Cela tient à la différence d'épaisseur des deux murs qui n'ont d'ailleurs pas la même fonction : au bascôté, le mur a une lutte permanente à soutenir contre la poussée de la voûte, surtout quand celle-ci est en berceau * :
1 . Théoriquement en effet, quand les travées du collatéral sont voûtées par de<% compartiments d'arêtes séparés par des doubleaux, 11 suflQt d'avoir de la résistance aux quatre coins du compartiment, et dans ce cas le mur n'e^^t qu'une clôture : les
il faut donc qu'il soit massif et résistant. Au croisillon, le mur de fond n'est pour ainsi dire qu'un simple mur de clôture, puisque la voûte en berceau généralement employée à cet endroit est d'une direction perpendiculaire à celle de la nef, et par conséquent ne tend à pousser les murs hors de leur aplomb qu'à l'orient et à l'occident. A Farges, à Saint- Vincent-des-Prés, à Châteauneuf, à Saint- Laurent-en-Brionnais, à Sigy-le-Châtel, la saillie du transept est nulle et à Chapaize presque nulle.
Le clocher s'élève toujours au-dessus de la croisée du transept, sauf à l'église de Sologny et à celle de Saint- Maurice-lès-Châteauneuf ^ La voûte de la croisée, coupole ou berceau, s'élève en général au moins à la hauteur de la voûte de la nef ; quelquefois mais très rarement elle est placée très haut, si haut qu'elle forme lanterne au-dessous d'elle, comme à Châteauneuf. D'ordinaire, elle est plus élevée quç la voûte du chœur : dans le mur.de décrochement est souvent percé soit un oculus, soit une fenêtre. Lorsqu'il y a une fenêtre placée à cet endroit, elle est généralement plus ornée que les autres : on la trouve cantonnée de colonnettes à l'intérieur et à l'extérieur, comme à Saint- Hippolyte et à Chapaize. Les supports ou piliers sont plus puissants à la croisée du transept qu'à la nef : on a tenu compte en cela du poids considérable que la masse du clocher leur imposait : c'est ainsi qu'à Farges et à Uchizy les quatre angles de la construction à cet endroit sont puis-
deux ooios opposés à la nef sont suiUsamment étayôs d'un côlé, à l'intérieur, par le pilastre qui supporte la retombée du doubleau, et de l'autre côté, à l'extérieur, par le contrefort.
1. Il faut remarquer qu'à l'église du bourg de Thlzy dont le clocher principal est construit au-dessus de la croisée du transept, il y a un autre clocher placé en avant de la façade, et dont le rez-de-chaussée forme porche. C'est le seul exemple, à notre connaissance que l'on puisse citer dans les limites du diocèse de MéUson : mais à côté, dans le diocèse d'Autun, nous citerons les églises de Bragny-en-CharoUats, Paray-le-Monial. Perreey-les-Forges, où l'on voit des clochers en façade, élevés comme à Bragny au-dessus de la première travée de la nef, ou au-dessus de porches comme à Paray et & Perrecy.
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samment étayés ; souvent aussi, ainsi que nous l'avons dit déjà, les grandes arcades y sont doublées.
Les croisillons, généralement voûtés en berceau perpendiculaire à la direction de la nef, ne communiquent pas directement avec cette dernière quand celle-ci est unique, sauf à Beaujeu; assez rarement les absidioles ou chapelles ouvrent directement sur les croisillons : nous pouvons citer cependant quatre exemples de cette disposition que Ton trouve à Uchizy, à Saint-Hippolyte, au bourg de Thizy *. Au croisillon qui subsiste de Téglise abbatiale de Cluny, deux chapelles, l'une contemporaine de la construction, avec son chevet en hémicycle, l'autre élevée au quatorzième siècle avec un chevet polygonal, s'ouvrent sur le transept : mais de telles chapelles ne peuvent pas être appelées absidioles.
Le mur de fond de chaque croisillon du transept est d'habitude orné seulement d'une fenêtre en plein cintre, analogue à celles des collatéraux ; à Cluny (et aussi à Parayle-Monial) et à l'église du bourg de Thizy, on le trouve percé de deux étages de fenêtres : à cette dernière église il en. est ainsi au mur de fond du croisillon nord ; le croisillon sud offre cette particularité que le mur de fond n'est percé que de deux oculus à direction oblique; à l'église do Châteauneuf qui ne date il est vrai, suivant nous, que de la seconde moitié du douzième siècle, on remarque à cet endroit un bel oculus orné à l'extérieur de moulures et de disques sculptés en creux. Lorsque les croisillons étant dépourvus de chapelles, l'église est munie d'un sanctuaire à trois nefs, composées chacune d'une travée droite qui aboutit au milieu à l'abside et latéralement aux absidioles, les croisillons communiquent par des arcades avec les travées qui précèdent les absidioles : c'est ainsi à Chapaize,
1. Cette disposition de chapelles ouvrant directement sur les croisillons se retrouve dans les environs, et notamment à Anzy-le-Duc et & Qourdon.
à Iguerande, à Châteauneuf et à Saint-Laurent-cn-Brionnais.
Le chœur, d'habitude moins large que la nef, est aussi moins élevé sous voûtes. C'est surtout dans la décoration intérieure du chœur que la différence est accentuée entre les édifices construits dans le Maçonnais et ceux du Brionnais^. Là, le fond du chœur est nu sans autre ornement que l'ouverture des fenêtres de l'abside; ici, au contraire, des arcatures en plein cintre dont l'archivolte est richement décorée encadrent la partie haute des fenêtres, et des pilastres sculptés ou des colonnes séparent les fenêtres Tune de l'autre : c'est une belle ornementation qui n'a été employée, croyons-nous, guère avant le douzième siècle.
Le chœur se réduit tantôt à une simple niche en hémicycle, voûtée en cul de four, comme à Donzy-le-Pertuis ; tantôt c'est une abside en hémicycle qui ouvre directement sur la travée au-dessus de laquelle s'élève le clocher : c'est même le cas le plus ordinaire. Tantôt entre la travée sous le clocher et l'abside ronde, il y a une travée droite, voûtée d'arêtes ou plus souvent en berceau brisé ; nous pouvons citer comme fournissant des exemples de ce type les églises de Chapaize, Farges, Iguerande, Blanot, Uchizy, Saint- Hippolyte, Beaujeu, Châteauneuf, etc.
Ainsi que nous venons de le dire, rarement les églises du Maçonnais présentent une décoration d'arcatures au fond du chœur : dans cette partie du diocèse dont nous nous occupons, les seuls exemples se trouvent à Donzy-le-Royal, Péronne, Chânes et Jalogny ; tandis que dans le Brionnais on en voit à Beaujeu, Avenas, les Ardillats, Châteauneuf,
I. Ce contraste n'est pas Imputable seulement à la difTérence des matériaux employés : les églises du Maçonnais, prises dans leur ensemble, sont d'une ancienneté pins grande que celles du Brionnais, et il est incontestable, que dès la Un du onzième siècle, le goût de la décoration s'étant développé, les sculpteurs furent encouragés dans la partie occidentale de notre diocèse par la facilité avec laquelle la pierre s'y laissait travailler.
la Chapelle-sous-Dun, Mussy-sous-Dun, Vauban, Ligny, Saint-Laurent-en-Brionnais, Saint-Bonnet-de-Cray.
Le chœur se termine toujours à l'intérieur en forme d'hémicycle : nous ne connaissons pas une seule exception pour Tépoque romane ; nous disons à l'intérieur, car à l'église du bourg de Thizy, à l'extérieur, le chevet est carré.
Nous en avons Uni avec l'examen de l'intérieur de nos églises; passons maintenant à l'extérieur pour continuer l'étude des caractères généraux. La façade s'offre d'abord aux regards.
Ce n'est pas dans la décoration des façades que les architectes de notre région au onzième et au douzième siècle ont donné de brillantes preuves de leur imagination. En effet les façades intéressantes ne sont pas communes parmi les églises que nous avons étudiées * : quelques-unes même n'ont pas de façade, et nous inclinons à croire qu'elles n'en ont jamais eu. A Uchizy par exemple, et à Blanot, les bâtiments du prieuré devaient être établis contre le mur occidental qui est habituellement le mur de façade, et on avait accès dans l'église par des portes latérales.
Généralement, la façade des églises accuse nettement les dispositions intérieures : c'est surtout par l'absence ou par la présence de toitures en appentis flanquant à droite et à gauche les murs de la nef, que l'on voit de l'extérieur si l'édiflce est à une seule nef ou à trois ; mais il ne faut pas trop se lier à ce caractère, car il arrive que dans des églises à trois nefs où la voûte des collatéraux est élevée do
i . 11 faut toujours revenir sur la distinction établie dés le début de notre travail entre les édifices b&tis dans le MÀconnais et ceux du Brionnais et de la vallée de la Loire : c'est en effet dans cette dernière région que l'on trouve des façades plus intéressantes, soit par leur ensemble (Ânzy-le-Duc, Semur-en-Brionnais, Chàteau'' neuf), soit par des portes accompagnées de tympans sculptés (Saint-Julien-do^ Jonzy).
façon à priver la nef principale de fenêtres, une même toiture à deux rampants couvre nef et collatéraux. Alors le mur de façade est percé de petites fenêtres ouvertes dans Taxe des collatéraux ; ou bien la présence de contreforts placés dans Taxe des piliers de la nef indique aussi les séparations intérieures.
Parmi les églises où la division en trois nefs est peu accusée à Textérieur, nous citerons celles de Farges et dlguerande, et en dehors mais pas très loin des limites de notre diocèse, les églises du Puley * et de Saint-Martin de Laives. 2
La décoration habituelle de la façade est, au rez-dechaussée, une porte en plein cintre, ornée de sculptures à Farges, à Iguerande, à Châteauneuf, à Saint-Julien-de- Jonzy ; au-dessus de la porte se trouve soit un oculus (on en trouve rarement), soit une fenêtî*e longue en plein cintre éclairant la nef (Farges, Saint- Vincent-des-Prés, Iguerande, Jalogny) ; dans certaines églises, la fenêtre ainsi placée en façade au-dessus de la porte est décorée avec un soin particulier et cantonnée de colonnettes dans ses pieds-droits iChapaize, Châteauneuf). Lorsqu'on a affaire à des églises à une seule nef plafonnée, il arrive souvent que Touverture placée au-dessus de la porte est destinée à éclairer non pas la nef, mais le comble (Cotte, Donzy-le-Royal, Clessé), Quand c'est un édifice à trois nefs, nous avons dit que le mur de façade est quelquefois percé de fenêtres dans Taxe des collatéraux (Chapaize, Châteauneuf).
Il est un genre de décoration qui n'est pas d'ailleurs absolument caractéristique de l'école bourguignonne, puisqu'on le retrouve en France dans certains édifices appar-
1. Commune du canton de Mout-Sainl- Vincent, arrond. de Chalon-sur-Saône (Saône-ct-LoIre).
2. Laives, commune du canton de Seonecey-le-Grandt arrondissement de Ghalon** sar-Saône.
tenant à Técole provençale, qu'il appartient aussi à l'école des bords du Rhin, et qu'il est fréquent en Italie, surtout dans la Lombardie ; on le rencontre très souvent dans le Maçonnais, et très rarement dans la partie occidentale du diocèse tributaire du bassin de la Loire. Ce genre de décoration consiste en un système d'arcatures en plein cintre appliquées contre le mur, d'un relief généralement très peu accentué, et de bandes verticales qui supportent les retombées des arcatures de deux en deux, ou de trois en trois. Quelquefois même ces bandes fort peu saillantes ne se trouvent qu'aux angles de la construction à laquelle elles constituent une sorte d'encadrement. A la suite d'archéologues autorisés, tels que M. Anthyme Saint-Paul, nous appellerons ce système d'arcatures et de bandes verticales bandes et arcatures lombardes, du lieu probable de leur origine. Ces arcatures suivent les rampants du pignon de la façade : on trouve cet encadrement à la façade des églises de Chapaize, Saint- Vincent-des-Prés, Cotte et Clessé.*
1. c £n Ilalie. et surtout dans la Lombardie, dans le Midi et l'Est de notre pays, ainsi que dans les provinces que baigne le Riiin, les modillons du couronnement, et les cordons qui indiquent les étages, présentent de légères arcatures de très peu de relief. Celte arcature figurée suit la ligne des toits et les rampants des pignons. Dans les Inatruclions du Comité des arts, il est dit que ce couronnement doit son origine à l'imitation des arcatures de briques, disposées en opua spicatum^ qui forment le sommet de la muraille dans quelques constructions romaines des bords du Rtiin. Nous ne pensons pas que ce soit là l'origine véritable de celte ornementation : les plus anciens et les plus nombreux exemples s'en trouvent en Italie. Or là, les Impostes de l'arcature ne restent pas toujours suspendues sur la muraille, les arcs sont supportés d'abord sur des colonnetles, ainsi qu'on peut le vérifier au pignon de Saint-Miçhel de Pavie, du dôme de Parme et du dôme de
Plaisance Il est facile de suivre les modiflcalions qu'a subies cette arcature
pour arrivera celle qu'on retrouve dans les édifices 4jba pays que nous avons cités et dont on voit un spécimen complet dans le pignon de l'église de 3an-Ciriaco, à Âncône. Ainsi on observe des édifices où il n'y a plus de colonnes ou de pilastres que de deux en deux, quelquefois de troi:^ en trois arcades, jusqu'à ce qu'enfln les colonnes ou les pilastres soient tout à fait supprimés, ainsi qu'on peut s'en assurer en considérant le dôme vieux à Dresoia, le baptistère de Padoue, San-Zeno à Vérone, et Saint-Ambroise à Milan, édiûces éminemment byzantins, ce qui nous porterait à regarder cette espèce de couronnement comme appartenant au style néo*grec : on peut même suivre cette transformation en France; nous indiquerons seulement rabside de l'église de Saint-Guiihem du Désert. » (Bàtissier, Élémenta d'archéologie nationale, Paris, 1843, in-12, p. 432-434.)
On voit parfois des contreforts à la façade, notamment à l'église de Châteauneuf : ces contreforts sont alors placés, deux dans Taxe des piliers de la nef, et deux vers les extrémités du mur de façade qui est toujours terminé à sa partie supérieure en forme de pignon dont l'angle au sommet est très ouvert.
Après avoir considéré la façade dans ses caractères les plus généraux, si nous voulons faire le tour de l'église, c'est Télévation latérale qui s'offre d'abord à nos regards.
Lorsque la nef est unique, ou bien lorsqu'une seule toiture couvre à la fois nef et bas -côtés, l'élévation latérale est fort simple : on n'y distingue que deux choses : le mur et la toiture. Tantôt le mur est absolument nu, et n'a pour toute ornementation que l'ouverture des fenêtres ; tantôt, si la nef n'est pas voûtée, des bandes verticales viennent décorer le parement du mur, et indiquent comme une division en travées dans l'axe desquelles s'ouvrent les fenêtres (Clessé, Cotte, Péronne) ; à la base du toit règne une corniche habituellement fort simple, soutenue par des modillons à Cotte et à Clessé. Dans les églises du Brionnais ces modillons sont généralement sculptés ; dans le Maçonnais ils le sont plus rarement (à Clessé). Si l'église est voûtée, de véritables contreforts remplacent les bandes verticales qui ne servaient qu'à la décoration : à Amcugny ces contreforts font une saillie considérable et sont imposants par leur masse ; il en est de même à Iguerande.
Dans le cas où l'église est à trois nefs, et lorsqu'il y a des toitures spéciales pour la nef et pour les bas-côtés, il faut considérer d'abord l'élévation du bas-côté surmonté de son toit en appentis, et ensuite l'élévation de la nef. Au bas-côté comme à la nef, la division intérieure en travées est accusée à l'extérieur par les contreforts. A l'église d'Uchizy et à celle de Saint-Hippolyte les contreforts sont d'une faible saillie ; à Saint-Vincent-des-Prés où l'église est d'une construction très massive, ce sont même de simples bandes
verticales qui, après avoir décoré l'élévation du bas-côté, montent le long du mur de la nef, et se rejoignent sous le toit par une série d'arcatures lombardes en guise de corniche. Ces arcatures en plein cintre ornant l'élévation latérale se retrouvent aussi à Chapaize, ainsi que dans quelques églises voisines appartenant à Tancien diocèse de Chalon, notamment à Saint-Julien* près Sennecey-le-Grand, et à Saint-Martin de Laives. ^
Considérons maintenant l'élévation du transept : si, dans les églises à trois nefs, la saillie du transept est nulle, on ne s'aperçoit à l'extérieur de son existence que par le niveau de la toiture généralement différent du niveau de la toiture des bas-côtés : c'est que les croisillons ne sont pas habituellement voûtés de la même manière que les bascôtés, et que la voûte des premiers est plus élevée (Saint- Vinccnt-des-Prés, Chapaize, Châteauneuf, Saint-Laurenten-Brionnais), quelquefois, mais rarement, elle est moins élevée (Farges). A part cela, l'élévation extérieure du mur de fond des croisillons présente le même aspect que celui d'une travée de collatéral. Il est limité comme ces dernières ù droite et à gauche par des contreforts ou de simples l)andes lombardes, et présente en son milieu, à un niveau plus élevé qu'aux bas-côtés, l'ouverture d'une fenêtre en plein cintre. L'église dq Châteauneuf nous offre le seul exemple d'une façade de transept ornée d'un bel oculus encadré de moulures.
Lorsque le transept fait saillie à l'extérieur, le mur da fond des croisillons présente, comme nous venons de le dire, l'ouverture d'une fenêtre (à l'église du bourg de Thizy, on voit au croisillon nord deux étages de fenêtres, comme à Cluny et à Paray-le-Monial, et au croisillon sud deux petits
1. Commune et canton de Sennecey-le-Ûrand, arrond. de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire).