Bulletin monumental^ t. XXV, p
sont de lit peu épais; et la structure des matériaux très serrée, cassante, était peu propre au travail du sculpteur. Voilà pourquoi nous trouvons d'un côté l'emploi fréquent de colonnettes surmontées de chapiteaux délicatement sculptés, de pilastres couverts de cannelures et d'ornements variés, des linteaux et des tympans où sont représentés des personnages en demi-relief; et de l'autre, une ornementation réduite à sa plus simple expression, qui contredit la vieille réputation de richesse de l'architecture bourguignonne. 11 suffit de citer les noms de quelques édifices : Charlieu^, Saint-Julien-de-Jonzy 2, Châteauneuf^, à côté de ceux de Chapaize^, de Farges^ et d'Uchizy^, pour que le contraste s'établisse dans l'esprit de ceux qui ont visité ces régions. En abordant l'étude des caractères généraux de l'architecture romane dans l'ancien diocèse de Mâcon, il est bon de préciser l'époque pendant laquelle les systèmes de la construction romane ont été appliqués en Bourgogne. Il faut tout de suite reconnaître que si les architectes y ont fait preuve, dès le onzième siècle, d'une grande habileté et d'un goût excellent qui s'était formé rapidement par la vue et l'étude des nombreux modèles laissés dans nos contrées par l'architecture romaine ^, si par le sentiment de la décoration et l'art de la sculpture leurs œuvres ont été constamment en progrès, on ne s'aperçoit pas que dans les procédés de construction 8 ils se soient montrés grands inno-