I.altrrle anglalur
Nous présentons dans la figure 1 de la planche XVII , le plan d'une laiterie double. 1 est la chambre extérieure , où sèchent cl s’aérent les ustensiles, où se fait le fromage ; elle est chaufTéc par le foyer A, et éclairée et ventilée par deux fenêtres BB, au-dessous desquelles sont deux pierres à laver et une pompe venant d’un puits ou citerne placée à proximité.
Le sol de la laiterie est de 0m 90 plus bas que le sol environnant ; la lettre D indique les cinq marches qui y conduisent. La chambre E est celle où l'on fabrique le beurre et où l’on dépose’les objets qui servent à la laiterie. On doit y trouver une douche, deux croisées et deux pierres à laver. Les deux laiteries F F sont placées à droite et à gauche ; elles sont munies à l'intérieur de rayons en pierre d’ardoises ou en granit, de 0m fiO de largeur. Quelques autres, placés à 0m AS au-dessus, sont indiqués dans la coupe longitudinale, figure 2.
Au centre du pavement est un petit bassin : au-dessus de
ce bassin, s'ouvre dans le toit une fenêtre, indiquée dans la coupe par GG. Cette fenêtre est vitrée et se projette au-dchors ; les lignes qu'on voit au-dessous figurent des châssis et des trappes , que l'on peut enlever en été ; elles sont garnies de toiles métalliques, destinées à éloigner les insectes. Trois autres fenêtres vitrées sont percées dans les côtés, et sont indiquées dans le plan et dans la coupe par BB. Les portes sont doubles et disposées comme nous l'avons dit plus haut.
Celte laiterie est entourée de doubles murs qui tempèrent la chaleur pendant l’été , et la froidure pendant l’hiver. La ligure i est une coupe transversale, dans laquelle ii représente la surface du sol, J les planches à lait, et K. la fenêtre supérieure.
La ligure 3 de la même planche donne l’élévation de cette laiterie; elle est couverte en terre, et les voûtes sont enduites à l’extérieur de béton, pour empêcher l'infiltration des eaux. Les fenêtres 1111 sont vues de prolîl, ce qui indique la longueur du couloir qui les précède.
La figure 5 est la vue de profil de la toiture. Celte construction est très-bien disposée, mais elle veut être isolée des autres constructions ; par son cachet exceptionnel, elle ne s'harmoniserait pas avec les dépendances ordinaires d’une ferme. Dans le but de parer à eet inconvénient, nous donnons dans la figure 6 l'élévation d'une laiterie bâtie d’après les mêmes principes et sur le même plan , si ce n’est que nous avons diminué la longueur du couloir des fenêtres. Nous admettons ces couloirs en règle générale, mais on peut s’en passer en prenant les précautions nécessaires pour l'aérage. Lu forme que nous avons adoptée, pour celte laiterie, permet de l'annexer aux autres bâtiments de la ferme. Elle n’est pas plus coûteuse, et son aspect est beaucoup mieux approprié à nos contrées.
Porrlicrir» et toi!* à pore*.
Le porc s’accommode de tous les climats et mange toute espèce de nourriture; mais les températures extrêmes lui
sont très-nuisibles. A l'étal de nalurc, il cherche un abri dans le fond des forêts , où il est protégé contre les ardeurs du soleil par la masse non conductrice des branches cl du feuillage.
Le porc, à l'état domestique, a besoin d'être entouré d'une bonne litière sèche en hiver; pendant l'été, on le renferme dans des porcheries à l’ombre et bien ventilées. Il n’est pas difficile quant à la qualité de scs aliments, et il est peu sujet aux maladies communes chez les chevaux et les vaches.
Comme les pores sont ordinairement nourris avec les rebuts de la cuisine et de la laiterie, les porcheries seront à proximité de la maison , sans cependant qu'elles puissent l'incommoder par leur mauvaise odeur. Rien n'est plus simple que leur construction : chaque loge consiste en un petit bâtiment couvert et en une petite cour; le pore mange dans l’une et couche dans l'autre. En hiver, on place les mangeoires à l'intérieur.
Dans une porcherie destinée à l'engraissement des porcs, il faudra ménager au centre, ou à l’une des extrémités , un compartiment pour recevoir la nourriture humide ou sèche; des loges séparées, les unes des autres, seront disposées aux deux côtés du passage, chacune avec sa mangeoire, et une porte à gonds ouvrant sur la petite cour. La porte à gonds est préférable à toute autre, parce qu’elle retombe d'elleménic, et ne reste jamais ouverte. Lorsque le porc veut sortir, il la pousse devant lui, et de même lorsqu'il rentre.
Les pavements ou planchers des porcheries seront légèrement inclinés vers la trappe qui ferme l’égoùt. Aucun animal ne demande une plus épaisse litière que le porc; sous un bon toit et entouré de paille sèche, le porc se conservera toujours en bonne santé, en quelque saison que ce soit.
De* Bergerie*.
Le mouton est natif des climats tempérés, où le sol n'est jamais longtemps couvert par la neige; mais il est devenu un hôte plus ou moins artificiel des contrées qui s'étendent de-
puis l'Islande jusqu’à l'équateur. C'est seulement dans les pays où il ne peut pâturer en plein air, et dans eeux où une ehalcur ardente lirùle les herbages, qu’il est nécessaire de lui construire des habitations. En Angleterre, des clos entourés de murs sont en général les seuls abris qu'on lui donne, parce qu’il peut se nourrir nu-dehors pendant la plus grande partie de l'année.
Dans les pays montagneux, il est nécessaire de protéger les moutons contre les violents orages; on le fait en Écosse, en construisant des hangars où on les enferme.
Les parcs à moutons, en France et en Allemagne, ne sont souvent composés que de quatre piliers surmontés d’un toit, et fermés à la hauteur de lm 80 à 21" 00. Les toits sont en général très-élevés et très-inclinés, afin que la neige n’y séjourne pas. L’expérience a démontré qu'un mouton avec son agneau a besoin, pour être à l'aise, d'une superficie de 5m ; que chaque mouton qui a atteint sa taille exige au moins I® 73; qu'il faut à chaque bélier une longueur de râtelier de 0® 40; que les meilleurs râteliers sont les râteliers portatifs, et enfin que le pare à mouton ne doit jamais être surmonté d’un plancher.
Les cultivateurs peu éclairés pensent qu'une bergerie doit être bien close. Daubcnton est d'avis que les moutons, pour se bien porter, doivent être constamment en plein air. Toutefois il est nécessaire de les abriter pendant les grandes pluies, car s’ils peuvent, grâce à leur épaisse fourrure, supporter les froids les plus rigoureux, il n’en est pas de même lorsque leur toison est fortement imprégnée d’eau, car alors le froid les saisit, la transpiration ordinaire s'arrête, et ils sont exposés à des maladies sérieuses.
Dans nos climats, il faut des bâtiments convenables pour loger les moutons pendant l’hiver, en attendant la saison du parcage, et dans cette saison, il faut des hangars ou remises pour les abriter. Ces hangars ont encore l’immense avantage de pouvoir servir de remises pour les instruments de labour, pendant les plus fortes chaleurs ou les pluies, et en outre de recevoir les voilures chargées de denrées ou de fourrages.
dont ou naîtrait pu faire le déehargcnicnl avant le mauvais temps.
Dans une exploitation de quelque étendue, lorsque le fermier ne conserve qu'un petit nombre de bêles à laine pendant l’Iiiver, et qu’il en achète d’autres pour la saison du parcage, il doit avoir à sa disposition plusieurs bergeries, une bergerie d’hivernage et une bergerie supplémentaire, des compartiments indépendants pour les béliers, d’autres pour les mères et leurs agneaux, et enfin une infirmerie pour les malades.
La construction des bergeries est la partie qui a été le plus négligée dans l'aménagement des bâtiments ruraux. Dans la plupart d’eutr’elles, on est pour ainsi dire suiïoqué par les odeurs délétères qu’on y respire. Ce sont de véritables étuves où les animaux ne peuvent prospérer.
Dans une métairie qui ne comprend qu’un petit nombre de moutons, on peut apporter à 1a bergerie les changements suivants, pour la rendre salubre : 1“ y pratiquer des courants d’air; 2“ assainir le sol en en modifiant la surface. Dans les grandes exploitations, les bergeries font partie des bâtiments les plus considérables, et c’est surtout dans leur ensemble qu'il convient d'apporter des modifications. On n’ignore pas que l’élève des moutons entre pour beaucoup dans la valeur productive d’une ferme.
Toute bergerie doit avoir une étendue proportionnée au nombre de moutons qu'elle est destinée â contenir. La position des mangeoires n'est pas non plus sans importance; donnez-leur une large surface , pour que chaque individu y trouve une place convenable, et que tous y puissent prendre leur nourriture en même temps et sans encombrement.
On accorde ordinairement I mètre carré pour chaque brebis ou mouton, etO"' 75 pour un agneau. Ainsi, une bergerie contenant 150 brebis et 50 agneaux, présentera une longueur de 25m 00 et une largeur de 8"‘ 00.
Le plafond d’une bergerie doit être assez élevé pour que chaque mouton jouisse d'une quantité d’air de ô'" 00 â 3™ 50, chaque agneau de 2“ 30 à 2"1 00.
— iül —
Le sol d'une bergerie doit être imperméable comme celui des écuries. Nous obtiendrons ce résultat au moyen d'un pavé maçonné it la chaux hydraulique. On nous objectera peut-être que cette dépense n’est pas nécessaire , et qu’une aire ordinaire peut suffire. Nous ne sommes pas de cet avis; car si les déjections liquides de l’espèce ovine sont absorbées par la litière, il n’est pas moins vrai qu’en entrant dans la plupart des bergeries, on est frappé de l’odeur ammoniacale qui s’en exhale. Le sol finit toujours par s'imprégner d’une substance âere et pénétrante, que ne peut faire disparaitre l’enlèvement même régulier de la litière.
Le fumier provenant d’une bergerie étant très-précieux pour l’engrais des terres humides, quelques agronomes ont imaginé de recouvrir le sol d’un pavement en grès ou en béton, et d’y répandre une couche de sable ou de marne, selon la nature des terres de l’exploitation. Lorsqu’ils jugent que la couche de sable ou de marne est suffisamment imprégnée, elle est enlevée et remplacée par une autre. C’est pour cela que dans les grandes bergeries on a établi des portes charretièiys ; les moutons peuvent y entrer et en sortir commodément.
Cour* A Lapin».
Dans les métairies ou les fermes, on aime parfois à élever des lapins, à cause du peu de soins qu’ils demandent ; ils propagent beaucoup et sont nourris le plus souvent avec les restes de la cuisine. Lorsqu'ils sont tenus proprement, leur chair est plus délicate et d’un meilleur goût.
Il convient de les installer dans un endroit sec ; quelquefois on les laisse courir en liberté dans une cour pavée, ou on les loge dans des cases de 0" 50 de hauteur et de 0“ î>0 de profondeur. Ces cases sont rangées tout autour d’une cour, au pied des murs, et divisées en compartiments de 0™ 60 à 0m 90 de longueur, ayant chacun une petite porte de 0m 30 de hauteur, et 0,n 13 de largeur; elles sont couvertes en planches, avançant les unes sur les autres pour empêcher la pluie d’y pénétrer. Les portes sont en fil de fer,
et parfois la partie antérieure est garnie en entier d'un treillage en fer.
En d'autres cas, lorsqu'un n'a pas assez d'espace, on place les cases les unes au-dessus des autres ; souvent aussi, derrière le premier rang on en dispose nn deuxième qui communique avec l'autre ; c’est là que le lapin va se reposer. Il est toujours nécessaire d'établir une porte ou trappe, afin de pouvoir facilement changer de litière.
Poulaillers.
Les volailles n’ont ordinairement pas besoin de bâtiments spéciaux ni très-grands ; cependant tous les succès de leur éducation dépend le plus souvent de la disposition et de l'hygiène des bâtiments qui leur sont affectés.
La poule craint le froid, qui l'engourdit et retarde la ponte; la trop grande chaleur, les mauvaises odeurs et l'humidité lui sont nuisibles ; la trop grande chaleur l'affaiblit, un air vicié la rend apathique, et l'humidité engendre chez elle des affections goutteuses.
La volaille aquatique demande, comme l’autre, lïn endroit sec, plutôt chaud que froid ; mais la première se couche sur une surface plane, tandis que les gallinacées se perchent à une certaine hauteur, sur des bâtons horizontaux.
Les murs des cours consacrées à la volaille doivent être recrépis et badigeonnés ; le sol du poulailler doit être carrelé avec soin, afin d’cmpèchcr les rats, les souris et les insectes de s’y introduire. La construction d’un poulailler exige autant d’attention que les bâtiments affectés aux autres animaux. Une très-grande propreté est aussi indispensable, si l’on veut obtenir quelques succès.
Les femelles, pendant l’incubation, ont besoin de repos, et l'obscurité leur est favorable aussi bien que la solitude. Il leur faut donc un endroit séparé qui réunisse ces deux conditions ; de même, pour engraisser les volailles, on choisira un lieu sombre et tranquille.
Les poussins, de quelque espèce qu'ils soient, ont heau-
coup d'activité; il leur faut beaucoup d'espace pour prendre leurs ébats. Leur nourriture est très-variée, et leur digestion ne se fait qu’à l'aide de sel, de sable et de gravier.
Un poulailler convenable aura une fenêtre à l’est , une autre au sud, et une troisième ouverture au nord pour rafraîchir l’air en été. Pour empêcher les fouines, les putois, etc., de pénétrer à l'intérieur, les fenêtres seront garnies d'un grillage en fer à mailles serrées.
On pratiquera, à la hauteur de 3"' 00 au-dessus du sol de la basse-cour, une ouverture pour l’entrée et la sortie des poules ; on y adaptera une échelle. Cette ouverture sera garnie d'un volet à rainures que l'on fermera chaque soir. Les barres transversales placées dans le poulailler, et que l'on nomme pichoirs ou perchoirs, ne doivent pas être trop lisses, afin de donner plus de prise aux pattes de l'animal. Ces barres, établies sur chevalets ou sur tasseaux adaptés aux murs, doivent pouvoir se démonter à volonté pour faciliter le nettoyage de l’intérieur. Outre les perchoirs, on mettra aussi des nids dans les angles et dans les endroits les plus sombres, à une hauteur de 1“50 au-dessus du carrelage, lorsque le poulailler est au rez-de-chaussée, et à une hauteur moindre lorsqu’il est élevé.
La cour à volaille devra être sèche, propre, bien sablée, gravcléc, cl garnie d’un peu de verdure ; quelques arbustes à larges feuilles serviront aux poules pour se mettre à l'abri des ardeurs du soleil. Il y aura encore une petite fosse garnie de sable et de cendres, une autre remplie de fumier de cheval où les poussins pourront s’ébattre ; enfin un hangar où les poules seront à l'abri de la pluie.
Si l'on élève des palmipèdes, ce ne peut être qu’à proximité d'un étang ou d'une mare. Les dindons seront séparés des poules, et auront un logis spécial, lequel sera ventilé tous les jours. Dans la cour à leur usage, on plantera une longue perche garnie de barres transversales, éloignées entre elles de 0ln 50 à 0™ G0.
Les oies cl les canards, qui font souvent partie d'une basse-cour, occuperont aussi un local séparé, que l’on tien-
dru proprement ; ear si ces animaux sont plus faciles a élever que les autres, ils réclament cependant quelques soins.
La volaille qui se porte le mieux est celle qui est nourrie le malin dans la cour, et qui est ensuite laissée en liberté; celle qui est la mieux engraissée est celle qui est nourrie dans l'obscurité et qui prend peu d’exercice.
Comme les poules ont besoin d'une certaine chaleur, elles seront bien logées au-dessus des étables, des écuries et même des porcheries. Pour avoir des oeufs de bonne heure, il faudrait cbaulTer leur habitation au moyen de tuyaux. Ainsi, • le dessus d'un four convient parfaitement aux poules qu'on veut faire couver. Cependant si leur habitation est au sud, bien bâtie, parfaitement sèche, avec une couverture suffisamment épaisse, la chaleur artificielle ne sera pas nécessaire.
Les différents logements que nous venons d’énumérer doivent se trouver pour ainsi dire sous la main du fermier.
La dimension de chacun d’eux sera proportionnée à la quantité de volailles que l’on veut élever, et non à l'importance de l’exploitation qu’on dirige; car les fermes les moins considérables, les fermes qui se composent de terrains ingrats, sont souvent celles où l’éducation des animaux de bassecour a le plus d’extension.
Pigeonnier.
Le pigeonnier est, depuis des siècles, l’accessoire obligé de toute habitation rustique. La construction en est trèssimple. Il doit cire éloigné des autres bâtiments de la ferme et situé dans un endroit élevé ; ees deux conditions sont de rigueur si l’on veut que le pigeonnier soit toujours fréquenté, que les pigeons s'y plaisent et produisent beaucoup. S’il en est autrement, et si en outre le pigeonnier n’est pas parfaitement propre, les pigeons ne lardent pas à l’abandonner.
Les ennemis des pigeons étant nombreux, leur habitation exigera certaines précautions. Ainsi les murs extérieurs seront rccrépis avec de la chaux et du sable lin : une corniche
à rebord saillant régnera dans tout le pourtour, et l'on disposera plusieurs rangées d'ardoises pour arrêter les animaux nuisibles.
Le pavement sera solidement carrelé, au moyen de béton et de verre pilé, afin que les rats ne puissent pas pénétrer.
L'n pigeonnier doit être convenablement aéré ; à cet eiïct, on ouvrira deux fenêtres, l’une au-dessus de l’autre, avec exposition entre le sud et l’est. L’une de ces fenêtres sera à la hauteur du plancher, ou de quelques décimètres plus élevée ; e’est l’entrée destinée aux pigeons ; elle sera percée d’un certain nombre de trous pour la ventilation. L'ouverture sera pratiquée d’après le même système que celle des poulaillers, si ce n’est toutefois qu’elle sera précédée extérieurement d’une tablette, sur laquelle les pigeons pourront se poser soit à leur sortie soit à leur rentrée. L'autre fenêtre sera établie dans la partie supérieure du pigeonnier; elle sera garnie d’un grillage en bois ou en fer ; cette fenêtre, qui peut n’ètre qu’une simple ouverture, facilitera l’échappement des miasmes. Aucune de ces fenêtres ne sera percée au nord, car le. courant d’air venant de ee côté refroidirait la température intérieure, et serait préjudiciable à la santé et aux produits du pigeonnier.
La mauvaise odeur qu'exhale la fiente des pigeons, lorsqu’elle séjourne longtemps dans le pigeonnier, exige un nétoyage au moins mensuel. Un excellent moyen pour assainir le local et pour éloigner les maladies, est de le faire blanchir à l’intérieur au lait de chaux, deux fois chaque année.
De* Rucher» en général.
Une industrie qui serait très-avantageuse pour le pauvre laboureur, serait l’éducation des abeilles, qui ne demande que peu de frais et de soins.
Les ruchers se divisent en deux catégories, les ruchers non couverts et les ruchers couverts. Quels qu’ils soient, ils doivent être adossés à un mur ou à une haie, au midi, avec quelques arbustes sur le devant, afin que le feuillage
— io<; —
tempère la trop grande chaleur, et divise la réverbération du soleil. Pour éviter l'humidité du sol, on élève le rucher de U"1 20 à 0m 25, et on ménage un passage par derrière.
Les ruches sont posées sur des tablettes en bois, et éloignées les unes des autres d’environ 0m 40. Pour qu'elles produisent beaucoup, il faut que les ruches soient abritées par un hangar, dont les côtés sont fermés au nord et à l’ouest.
Lorsqu’on veut construire un rucher de la seconde catégorie, on doit l’établir snr un sol assez élevé ou sur une terrasse, et pratiquer, les unes au-dessus des autres, deux rangées d’ouvertures qui communiquent avec les ruches placées à l’intérieur.
Les ruches sont ordinairement de petits pavillons de forme polygonale ou circulaire. L’air intérieur sera toujours pur; on fermera l’entrée des ruches au moyen de petites portes à glissoires.
Il est à regretter que l'usage d’élever des abeilles ne soit pas plus répandu ; car, outre que leurs produits ne laissent pas que d’ètrc avantageux, ils contribuent à donner au paysage un aspect animé.
IVous ne nous contenterons pas d’avoir explique tout ce qui concerne les logements des animaux domestiques; nous reviendrons sur ce sujet, et nous donnerons pour chacun d’eux les plans, coupes et élévations propres à guider l’amateur dans leur construction.
Etendue et dimension» de» hdtlment» agricoles.
Les dimensions des locaux destinés au bétail et aux récoltes ne peuvent être déterminées avec exactitude, si l’on ne connaît pas le nombre des animaux, le volume et le poids des récoltes qu'ils doivent renfermer.
Comme nous l’avons dit, il faut que chaque bâtiment, ou chacune de scs subdivisions, soit construit et aménagé suivant sa destination. S’il s’agit d’une écurie, il faut avoir égard à la taille des animaux, à leur race et au mode d’aii-
mcnlation qui leur est le plus profitable. Ainsi, le bétail qui reste d’une manière permanente à l'étable, aura besoin de plus d'espace, par conséquent de plus d’air que celui qui prend une partie de sa nourriture dans les pâturages. Ceci doit être observé plus rigoureusement encore pour les bêtes destinées à l'engraissement.
Il en est de même pour les bâtiments affectés à la conservation des récoltes. Dans les contrées où l'on construit beaucoup de meules, il n’est pas nécessaire d’avoir des granges aussi spacieuses que dans les pays où ce système n’est pas en vigueur, et où toutes les récoltes sont renfermées dans des bâtiments.
Etant données, deux fermes avec le même nombre d'hectares à cultiver, mais où les terres sont de classes différentes, on récoltera sur l’une deux fois autant de céréales que sur l’autre ; mais aussi la première exigera peut-être deux fois autant d'engrais ; ce qui prouve que l'étendue et la capacité des bâtiments ne sauraient être les mêmes pour ces deux fermes.
Nous indiquons , dans le tableau ci-dessous , l'étendue superficielle nécessaire â chaque espèce de bétail, y compris la place du coffre à avoine, des mangeoires, des crèches et des râteliers.
Wèlrot carrtu.
Ecuries. Pour un cheval de trait de taille moyenue 7 00
Bêtes à cornes :
Pour une vache de la grande espèce. . . 5 75
Pour une vache de taille moyenne 4 75
Pour une vache de la petite espèce. ... 575
Pour un bœuf à trait de forte taille 5 50
Pour un bœuf destiné â l’engraissement, fi 50 Pour veau et génisse jusqu’à 3 ans 0 90
Bergerie. Pour une tète de mouton, en moyenne . 0 70
Pour une brebis et un agneau 5 00
Pour un mouton de la petite espèce.. . . 0 C5
Pour un antcuois 0 50
Porcherie. Une Iruie de ferle espèce occupe un es-
pace de 3 50
Une truie ordinaire 3 00
Un verrat 2 25
Un goret 1 23
Un petit cochon 0 80
Quant à la hauteur des écuries, elle peut varier de 3 à 4 mètres pour les chevaux et tètes de gros bétail, et de I"1 60 à 1” 75 pour les porcs.
Ces dimensions sont calculées pour un certain nombre d'animaux réunis ensemble dans un même local et non pas séparément. On aura encore égard aux passages de service, aux portes et fenêtres, dont nous n'avons tenu aucun compte dans l’évaluation précitée; nous avons supposé une construction neuve, établie d'après nos principes.
— Céréale» et plante» en co»»e» avant le battage.
L’étendue et la capacité des locaux affectés à la conservation des récoltes ne sauraient être déterminées d’une manière précise, si l’on évaluait les récoltes d’après leur poids respectif. Les céréales dont la paille est forte et le grain bien nourri, occupent plus de place que la paille grêle et menue dont le grain est petit ; il faut donc avoir égard à remplacement qu’elles occuperont lorsqu’elles seront engrangées.
Des expériences faites en Allemagne ont donné, quant au poids et au volume des céréales, les proportions suivantes :
\ Quantité cube.
Poids dti mètre cube en kilog.
Capacité cube pour 1000 kilog-