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II. Ce bâtiment destiné à une bergerie a intérieurement

une longueur de Ü5'n 00 sur une largeur de 9'" 00 ; il pourrait facilement eontenirOOO moulons. Les greniers à fourrages sees seront places au-dessus. Ce bâtiment est subdivisé en trois parties, E, la bergerie qu’il faut construire dès le début, ainsi que la chambre à fourrages F, tandis que la construction de la partie G peut être réservée pour l’avenir.

Les emplacements libres entre les bâtiments III et IV et II et V peuvent servir de basse-cour ou de porcherie.

Le corps de bâtiment III renferme divers locaux ; il contient une étable transversale pour deux rangées de bêtes à cornes, et une étable à une seule rangée; en outre la sellerie, la chambre à fourrages, la chambre du palefrenier.

Ces divers emplacements suffisent dans le principe; on pourra ajourner la partie II jusqu'à l'époque où l’on exécutera le plan normal. Celle annexe recevra en même temps des étables transversales pour le gros bétail , et l’on placera l'étable des bêtes à l’engrais vers le bâtiment IV , à la proximité de la citerne aux résidus de distillerie.

Les dimensions du bâtiment 111 sont semblables à celles du bâtiment II , en sorte que si l’on veut faire un jour deux exploitations distinctes , ou n'aura qu’à partager en deux parties la bergerie et l'étable du gros bétail , et à diviser proportionnellement les chambres à fourrages.

IV. Ce bâtiment comprend la distillerie cl ses dépendances, y compris lijs caves à fermentation et le germoir ; les greniers à sécher le malt se trouveront à l’étage supérieur. Cette construction doit sc faire en établissant la ferme ; elle a intérieurement 27nl 00 de longueur sur 9” 00 de largeur.

V. De la même dimension que le précédent, ce bâtiment sera construit en même temps ; il renferme , au rez-de-chaussée , le bois de chauffage et de service , ainsi que les remises pour les chars et ustensiles de labour. Les greniers serviront à la conservation des céréales de toute espèce.

VI. Au fond de la cour sont deux bâtiments servant de granges avec des aires transversales; l’un des deux peut être différé jusqu’à ce que l’exploitation soit parvenue à son entier développement. D'ailleurs . en bonne économie , ce dernier

ne devrait pas exister, et les céréales qu'il doit contenir pourraient être mises en meules ; en ec cas, l’autre bâtiment serait placé dans l'axe de la cour, et les meules seraient disposées , soit sur le derrière de ce bâtiment , soit à scs deux extrémités, de manière que l'aire de la grange' construite puisse servir au battage.

Cette grange mesure extérieurement 29“ 00 de longueur sur 10'“ 00 de largeur. L'intervalle qui eu sépare les deux parties et qui les isole des bâtiments voisins est elos par des palissades D 1), les entrées de la ferme.

La disposition de ees bâtiments est simple et régulière ; on embrasse leur ensemble d'un coup-d’œil. Distincts l'un de l'autre , ils facilitent l'accès de la cour et l'action de l'air ; ils permettent en outre de lutter avec plus d'avantage contre l'incendie.

Dans l'exemple cité plus haut, nous avons montré qu’on peut commencer une exploitation de quelque importance sans dépenser tout d'un coup le capital affecté à la construction des bâtiments ruraux. Nous ne sommes pas de l’avis de ceux qui , au début d'une exploitation rurale , se contentent de constructions provisoires , qu'il leur faut démolir quelque temps après pour les remplacer par des constructions définitives : c’est une économie mal entendue et une perte de temps et de matériaux.

De l'humidité dans» les hAtlmcnlat.

L’humidité est une des principales causes de l'insalubrité et de la prompte destruction des bâtiments ; eHc peut provenir : 1° de la nature même du sol ; 2“ de la base et des parois des murs qui sont en contact avec lui ; 3° de l’effet des pluies ou des vents dominants, qui, avant de les frapper, ont traversé des nappes d'eau cl en ont entraîné des molécules ; 4" enlin de ccttc circonstance que le comble du bâtiment n'ayant point de chéneaux, la pluie, en tombant sur le sol, rejaillit sur les murs extérieurs.

L'humidité peut être encore le résultat du climat sous lequel

les bâtiments sont situes, de leur orientation et des matériaux employés.

Dans le premier cas , il faut élever le niveau du rez-deeliaussée au-dessus du sol environnant ( planche XVIII , ligure 1) et assainir le terrain naturellement humide. Le pavé ou carrelage sera établi sur un lit de terre abondante , de charbon de bois pulvérisé, de tan, de mâchefer ou de sciure de bois (ligure 2"). Si le bâtiment n'est pas élevé sur cave, ees moyens, quelque bons qu'ils soient, ne sont pas toujours suffisants, parce que les murs restent en contact immédiat avec' le sol.

L'humidité peut provenir des terres avoisinantes lorsque celles-ci sont à un niveau plus élevé que le sol de l'habitation (ligure 3). Lorsqu'il est possible de l'environner de fossés, on leur donne une dimension de 3m 00 en crête, au moins, et de 1"’ 00 en contre-bas du pavement intérieur.

Les effets de l'humidité sont désastreux ; l'insalubrité envahit le corps du bâtiment , elle exerce son action sur les murs et sur les bois dont elle compromet la solidité: les enduits tombent, les planchers pourrissent, les peintures, les papiers, les étoffes, le linge subissent une détérioration plus ou moins prompte , mais inévitable.

Les pierres gélives, et, en général, tous les matériaux qui augmentent de poids par leur submersion dans l’eau, sont conducteurs de l'humidité.

Dans toute construction neuve il est facile de parer aux inconvénients d'un sol humide, et cependant on a rarement celle prévoyance ; ce n’est que lorsque l'humidité a fait quelques ravages que l’on songe à y remédier.

L'expérience a démontré que les enduits au ciment, les peintures hydrofuges , etc. , qui ont pour objet de substituer une surface sèche à une surface humide, sont autant de palliatifs plus ou moins impuissants contre l'humidité qui , semblable à un poison lent , mine et détruit ce qu’elle atteint ; c'est un fléau dont l'action est continue et (pie rien ne peut arrêter. La puissance de l'air est seule capable d'en amoindrir les effets. L'application des enduits ne fait (pie dissimuler

il!) —

pour un certain temps le mal qui existe ; au lieu de sécher les parties atteintes , ces enduits concentrent l'humidité qui, dés-lors , ne peut plus être absorbée par l'air extérieur. Si l'humidité a disparu aux endroits où a eu lieu l'application de matières hydrofuges , il ne faut pas en conclure qu’elle n’existe plus; ne pouvant trouver d'issue au-dehors, elle fait des progrès à l’intérieur, soit verticalement, soit horizontalement, et elle ne larde pas à se montrer plus loin avec plus d'énergie.

Précaution** & prendre pour prévenir l'humidité don» la construction des bâtiments en général.

Lors de l’établissement d’une construction quelconque , il faut se rendre compte de la nature du terrain , s’assurer si le sol est humide et rechercher les moyens d’empêcher cette humidité de s'introduire dans les murs. Si le sol est mouillé par suite de l'infiltration d’une source, ou par toute autre cause analogue, on détournera cette eau à l’aide d’un égout en maçonnerie, cimenté à l'intérieur, ou de drains qui feront le même office (fig. 4).

L’humidité provenant du sol peut être arrêtée facilement au moyen de certains obstacles. Les matières à lui opposer sont le plomb, le verre, les enduits bitumineux ou les mortiers faits avec de bons ciments (fig. 5). Ces obstacles doivent être placés immédiatement au-dessus des fondations , avant l'établissement des murs (1).

Lorsque le bâtiment est sur cave et que le sol est humide, ou lorsqu’il est placé le long d’un cours d’eau et environné de prairies , les caves peuvent être submergées dans la saison des crues ; il est alors prudent d’établir une deuxième assise de bitume, de plomb ou de ciment en contre-haut du sol extérieur et un peu au-dessus du niveau du rez-de-chaussée, ou

(I) Nous avons employé l'asphalte avec succès pour couvrir les fondations d’un hAtiinent dont les caves étaient à un niveau inférieur à celui d'un cours d’eau qui sc trouvait dans le voisinage.

bien encore à la hauteur de la plinthe, lorsque l'intérieur du bâtiment est élevé de quelques marches au-dessus du sol environnant (Gg. G).

Tout bâtiment élevé sur un sol humide doit être construit avec de la chaux hydraulique.

L'humidité atmosphérique exerce sur la surface extérieure des constructions une influence qui , sans être aussi grave que celle qui résulte de l'humidité du sol , n'en est pas moins désagréable et nuisible â la solidité. Elle commence à se manifester le plus souvent au pied des murs et fait tomber les enduits au mortier dont ils sont revêtus. Le meilleur préservatif est de daller le pied des murs avec des plaques de granit ou des assises de pierres calcaires de bonne qualité et scellées au ciment (lîg. 7).

Dans les établissements agricoles, lorsque l'humidité et l'insalubrité proviennent des vents dominants , il faut, autant que faire se peut , supprimer les ouvertures exposées à leur action, et les multiplier aux autres aspects.

Le niveau des bâtiments d'exploitation d'une ferme cl celui des cours doivent être de 0'" 50 au-dessus des terrains avoisinants ; cette disposition est très-nécessaire pour l’écoulcment des eaûx pluviales , mais par malheur elle n’est que rarement observée , et pourtant elle ne nécessite pas une grande dépense, puisque l’on peut utiliser les déblais (Gg. 8).

Toute construction faite à la campagne devrait être isolée des terres environnantes, afin d'empêcher l’humidité de pénétrer dans les fondations, d'où elle peut se répandre ensuite dans l’intérieur. A cet effet on creuse tiu fossé en pente douce, ou un canal qui peut être recouvert de dalles (Gg. 9) et qui sert à l’écoulement des eaux pluviales.

Le sol du rez-de-chaussée d’un bâtiment établi sur terrain naturel, est exposé à absorber l'humidité, que le pavement soit fait en carrelage, en dallage, ou en plancher. Quelques précautions préalables sont donc nécessaires. La plus sûre de toutes consiste â étendre un enduit général de bitume sur toute la surface du sol, et de revêtir cet enduit d’une couche

de bon sable, afin de faciliter la pose du pavement dont ou aura fuit choix.

Un moyen qui nous a réussi souvent , lorsqu'il s'agit d'un plancher, est de fouiller le terrain à une profondeur de bO centimètres environ (fig. 10); l’extraction faite, on dame et on nivelle la surface sur laquelle on verse un lait de chaux, que l’on étend le plus possible et dans lequel on place des déchets de briques pour absorber l'humidité surabondante. En contre-bas du plancher cl dans les murs de façade, on pratique de petites ouvertures de 10 centimètres, qu’on ferme au moyen de grillages, alin d'cmpècher l'introduction des animaux nuisibles. Le gitage du plancher repose sur de petits murs construits suivant la longueur des poutrelles.

Mais comme l’économie doit être le principe de tout ce qui tient à l'architecture rurale, on emploiera de préférence les moyens que nous avons indiqués au commencement de cet article.

Lorsque le bâtiment est établi sur caves , une couche de béton ou déciment hydraulique empêche l'humidité d’envahir le sol du rez-de-chaussée. On peut aussi employer avec succès les ouvertures dont nous venons de parler, lesquelles se placent alors dans les reins des voûtes, de manière à y laisser circuler un courant d'air.

Toute construction soignée doit être pourvue d’un trottoir en dalles ou en pavés équarris , posés avec de bon mortier. A défaut de trottoir on peut se contenter d’un revers de pavé bien fait (fig. 11), qui éloignera les eaux pluviales du pied des murs et facilitera le service de l'exploitation.

Indépendamment de l'humidité , il est encore une autre cause qui provoque la détérioration et la destruction des bâtiments ; c’est une espèce de carie sèche qui attaque tous les matériaux indistinctement. Elle s’est développée dernièrement dans une maison située en Angleterre, près de la Tamise ; ses effets ont été si prompts et si rapides que la maison a dû être démolie. La carie s'était introduite par toutes les fissures et avait pénétré dans les murs et dans les charpentes, séparant les briques d’avec le mortier. La carie sèche est formée d'un

tissu de lilets de la grosseur d’une petite (icelle et d’une trèsgrande ténacité ; elle s’étend en un vaste réseau qui enlace les matériaux dans tous les sens. Quant à la forme de ce tissu , nous ne. pouvons en donner une meilleure idée qu’en le comparant aux filaments des racines d’arbres qui ont pénétré dans les citernes ou égouts, et quelquefois dans les drains, par une cassure quelconque.

Lorsque la carie sèche n'est qu’à son début , il est facile d’en arrêter les progrès et de la faire disparaitre au moyen d’une forte dissolution de sublimé-corrosif.

Dm moyen* A employer pour faire er**er l'humidité dan* les * constructions existantes.

Lorsque les murs d’un rez-de-chaussée sont humides ou salpétrés , ce que l'on reconnaît par les efflorescences qui se produisent à sa surface, il faut : 1° enlever l'enduit dont ils sont recouverts, gratter les joints de la maçonnerie le plus profondément possible, et laisser l’air agir sur les faces mises ainsi à nu ; 2° établir à l’extérieur des murs de façade et en contre-bas du sol, un canal d’isolement avec courant d’air ( I ); 3° revêtir le pied de ees murs de dalles en pierres, qui peuvent être en partie saillantes et former socle , mais en ayant soin que la partie supérieure ou saillante soit taillée en biseau pour rejeter les eaux pluviales.

Si ces moyens sont jugés impuissants pour arrêter l'humidité, et si l'on craint qu’elle ne gagne l’intérieur de l'habitation, le seul moyen qui soit efficace est d’élever, en avant du mur atteint , une cloison en bonnes briques posées de champ et reliées de distance en distance dans le mur au moyen de briques boutisses (fig. 12); mais ces briques doivent être préalablement enduites d'une forte couche de bitume ou de tout autre corps gras , car sans cette précaution , elles deviendraient autant d'agents conducteurs de l'humidité. Un espace

(I) Nous avons employé avec sucrés cc procédé dans un château nouvellement construit sur un terrain schisteux ; en deux années l'humidité avait atteint trois mètres de hauteur.

de üm 02 sera réservé entre les deux parois des murs, pour donner passage à un courant d’air; on a alors un double mur. En Angleterre, ce double mur est en usage dans la construction des habitations, aussi elles sont plus chaudes en hiver et plus fraichcs en été.

Les lambris en bois ne sont autre chose qu’une cloison de ce genre, remplissantes mêmes fonctions; mais comme le bois absorbe l'humidité et se détériore promptement , il faut employer d’autres matériaux lorsque les murs sont très-humides.

Les revêtements isolés ont pour effet de diminuer la grandeur des pièces, puisqu'ils occupent une largeur de 8 à 9 centimètres, y compris l’isolement; ils sont en outre assez coûteux. On peut avoir recours, pour remplacer ces contre-murs, aux feuilles métalliques ou aux carreaux de faïence appliqués contre le mur, ou encore aux ciments de bonne qualité. On peut employer aussi avec succès le procédé de MM. Thénard et Darcel; ce procédé consiste à étendre sur le inur plusieurs couches d'un corps gras composé de deux à trois parties de lésine fondue, d’une partie d’huile de lin cuite, et d’un dixième de litharge. Avant de faire l’application de cet enduit, il faut que les pierres ou les briques qui composent le mur soient bien nettoyées et que les joints soient ouverts le plus possible. On échauffe fortement le mur au moyen d’un réchaud de doreur que l’on promène sur sa surface, et on étend alors l'enduit qui doit être à une température d'au moins 100 degrés. Trente kilogrammes d’enduit hydrofuge suffisent pour une surface de 60 mètres carrés.

Les différents préservatifs que nous avons énumérés ne peuvent être employés que pour une seule face d'un même mur; l'autre face doit recevoir l’action de l’air, sans cela l’humidité, loin d’être détruite , tendrait à se faire jour au bout d'un certain temps.

De l'entretien «les* bâtiment» ruraux t — Moyen* «l'en anurcr In durée.

La durée des bâtiments, et spécialement de ceux qui sont destinés aux exploitations agricoles, ne serait pas longue, si

l'on n’avait pas soin de les entretenir et de remédier aux dégradations oecasionnées par les intempéries des saisons et les variations aiinosphéri(|ues , deux causes essentiellement préjudiciables à toute espèce de matériaux , et dont l’action se fait plus particulièrement sentir dans les pays septentrionaux. On ne doit pas seulement construire avec la solidité indispensable à chacun des bâtiments «l’une exploitation , il faut encore, par une économie bien entendue , les entretenir convenablement et réparer les dégradations aussitôt qu’elles se produisent ; c'est le seul moyen d'empéchcr qu’elles deviennent plus graves : il est plus facile de dépenser une faible somme que d'en saeriOcr une grosse.

Si l'on veut qu’une construction soit durable , on ne doit employer que des matériaux de bonne qualité et qui ne soient pas gélifs, ou si le besoin nous force à les mettre en œuvre, il est nécessaire d’avoir recours aux enduits et aux crépissages faits avec de bonne chaux hydraulique , car l’humidité et la gelée sont les agents destructeurs les plus actifs de toutes les maçonneries indistinctement ; un crépissage bien fait rendra un immense service aux bâtiments qui sont exposés aux grands vents ou qui sont â une mauvaise exposition.

Comme nous l'avons dit , on peut obvier en partie aux effets nuisibles des grands vents par l’interposition de massifs d’arbres. La gelée n’a d’action sur les maçonneries que lorsque celles-ci sont saturées d'humidité; éloigner tout ce qui tend â produire celte humidité , tel doit être le but de quiconque veut établir une construction qui ne nécessite pas un entretien onéreux.

Nous voudrions que toutes les toitures des constructions rurales eussent une large saillie, leur avant-corps garantirait ainsi les murs d’une grande partie des eaux pluviales. L'abri que cette saillie donnera aux murs de façade compensera la dépense qu’elle aura occasionnée ; d'un autre côté , elle sera avantageusement employée pour siiehcr le linge et les graines à couvert , et pour abriter divers ustensiles qui servent à l’agriculture.

Cnc des causes les plus actives de la prompte délério-

Dy GûOgl

ration des bâtiments est le manque de chéneaux ; il s’en suit que lorsque la pluie tombe et qu’elle est chassée par un vent violent , elle est poussée contre les murs , les portes et les fenêtres , et si cela dure quelque temps , l’eau linit par pénétrer au travers de la muraille; qu’une gelée survienne ensuite, le mortier ou l'enduit s'écaille et tombe.

Un autre motif milite encore en faveur des chéneaux , ils procurent de l'eau nécessaire aux usages de la ferme ; sans eux , cette eau irait se perdre dans la cour ou dans la fosse au fumier.

Une exploitation agricole n'a jamais trop d’eau à sa disposition, et il est toujours prudent d'en conserver dans un réservoir en cas d’incendie.

Si la pose des chéneaux est parfois dispendieuse à cause de la grandeur des bâtiments , on peut sc dispenser de faire usage de matériaux métalliques; on les remplacera par des matériaux en bois que l'on recouvrira chaque année d'une forte coueltc de peinture. D’ailleurs, si un bâtiment est trèsétendu , cela veut dire que l’exploitation est importante et que le propriétaire ou le tenancier ont le moyen d’y faire les dépenses utiles. D’un autre célé, si une exploitation rurale a plus de bâtiments que ne le comportent ses besoins , il est d'une mauvaise économie de les entretenir , il vaut infiniment mieux démolir le superflu, et en vendre, les matériaux.

Les bâtiments qui entourent la cour doivent être munis à leur base d'une chaussée pavée ou empierrée, pour empêcher l'infiltration des eaux dans les fondations et pour rendre le service plus facile en permettant de circuler à pied sec.

Les toitures sont souvent ce qu'il y a de plus défectueux dans un corps de ferme , soit que leur pente n’ait pas été bien établie, soit qu’elles aient été faites avec peu de soin; l'eau pénètre souvent par les ouvertures des noues , des arêtiers du failage et des lucarnes. Souvent aussi le plomb ou le zinc qui sert â ce genre de construction est mal assujetti , ou les tuiles sont mal posées et de mauvaise qualité. Dans tous les cas, l’eau qui passe par ccs ouvertures rend l'habitation humide et insalubre ; elle fait tomber les plafonds , pourrit les

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