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DESCRIPTION DITE MÉTAIRIE

Avec les modifications dont sont susceptibles les plus petites habitations de cette catégorie.

Les plans et dessins de cette métairie doivent satisfaire aux besoins d'une famille composée de trois à cinq personnes, sous le rapport du bien-èfre et de la commodité.

Tout laboureur pourra vivre dans une semblable habitation, et tout ce qui excédera les dispositions que nous indiquons, sera dû aux exigences d'une famille plus nombreuse.

La chambre habitée soit par le pauvre journalier qui n'en possède point d'autre, soit par l'homme aisé qui en a plusieurs, ne peut être convenable si elle n’est chaude, sèche, bien ventilée et bien éclairée ; qualités qui ne dépendent pas tant des matériaux qui ont servi à sa construction, que de la manière de les employer. Le qui manque ordinairement, c'est l’idée précise de ce qu'on veut avoir ; mais ce qui ne manque pas, e'est le* désir de dépenser le moins possible. Le but principal que nous nous proposons est d’éclairer nos lecteurs sur ces deux points importants.

Dans la composition de ces dessins, nous avons adopté les règles suivantes : 1° placer chaque habitation sur une plate-forme élevée, afin de la tenir plus sèche cl plus saine, et de donner à l’habitation plus d’elTet comme objet de paysage; 2" établir les cheminées dans les murs intérieurs, parce que lorsqu'elles sont ainsi placées, une grande partie de la chaleur est concentrée dans la maison, cl aussi parce qu’en raison de la plus grande quantité de chaleur contenue dans la piasse de maçonnerie, à travers laquelle fiassent les tuyaux, la fumée monte toujours plus vite, ou, pour nous exprimer en langage ordinaire, les cheminées tirent mieux.

Nous avons toujours soin d'indiquer les modes de chauffage les plus économiques, et la meilleure manière de conserver et filtrer l’eau des toits , ainsi que celle d’utiliser les engrais liquides et autres produits tant à l'intérieur qu’à l’extérieur. Nous donnerons les détails par lesquels nous croyons parvenir à ces différents buts.

Nous désirons que les constructeurs ne perdent pas de vue ecs indications lorsqu'ils étudieront les plans , coupes et élévations que nous plaçons sous leurs yeux , et qui sont l'application de nos principes.

Dans le plan du rez-de-chaussée de la métairie, 1 représente la cuisine ou salle commune; le sol de celte pièce peut être carrelé, ou cimenté à la cendrée ; un pavage de cette nature est plus chaud qu'un pavage en pierres. Dans le plafond, presque au-dessus du foyer, est une trappe qui conduit au grenier; elle peut être ouverte en partie l’été pour ventiler, un tuyau à cet usage étant placé dans la cheminée (nous reviendrons sur la description de cet appareil). — 2. Chambre avec foyer et plancher. Comme cette chambre reçoit beaucoup de chaleur du foyer de la cuisine, elle ne nécessitera pas de foyer particulier ; elle devra avoir près des cheminées un petit ventilateur qui sera en communication avec le faux tuyau ou conduit d’air. — 5. Chambre à coucher de la famille ; le pavé sera le même que celui de la cuisine. — 4. Chambre à coucher; le sol en sera planchéié. — 5. Idem. On pourrait établir une porte dans la cloison qui sépare ces deux petites chambres. Cette porte serait plus utile, dans certains cas, que celle qui communique avec la chambre à coucher de la famille. — (5. Waler-elosel; — le bassin peut en être fait en poterie ou en fonte de fer; la porte doit s’ouvrir à l’intérieur, et la petite fenêtre à l’extérieur, de manière que chaque mouvement de la porte serve comme ventilateur.— 7. Idem, avec ouverture en haut pour ventilateur; un égoùl sera construit sous le sol pour recevoir les différents liquides qui aboutiront au réservoir ou citerne destinée à les contenir. L'engrais liquide recueilli de celte manière sera d’une grande utilité pour le jardin. — 8. Étable à vaches,

avec râtelier; la crèche est placée dans 1'un des angles; le grenier servira de remise pour la paille et le foin; on y pénétrera par une trappe. — 9. Remise pour les bois et charbons, racines, aliments quelconques des vaches et porcs.

Si le laboureur a du blé en réserve, cette remise pourrait lui servir de grange; et s'il était nécessaire que cette grange fût plus grande , il ne faudrait que projeter le comble du toit d’un mètre environ en avant du corps-de-logis. — 10. Logement pour les canards et les oies. Le poulailler est situé audessus des watcr-closets; il devra être garni de paille de tous les côtés , afin de tenir les poules chaudement en hiver. — 11. Citerne destinée à recevoir la moitié de l’eau qui descend du toit. — 12. Pompe à l'usage de la citerne. — La cour, 13, doit avoir une légère pente de trois côtés, vers le trou à fumier, 14. — 15. Porcherie ; deux vieilles barriques contenant la nourriture des porcs , devront être placées à couvert afin de les empêcher de geler pendant l’hiver ou de trop sécher en été. A mesure que l’une d’elles se videra . l’autre devra se remplir , et on ne devra en employer le contenu que lorsque la fermentation aura eu lieu. Le trou à charbon, 16, sera un emplacement convenable en été; un coin de l’étable pourra remplir le même but en hiver. — 17. Bûcherie.

Les emplacements 14, 15, 16 et 17 peuvent être couverts d’un pignon ou toit en pavillon, égal en largeur et en hauteur. Si le laboureur fait venir du blé, on peut substituer, au toit en tuiles ou en ardoises, un plancher en solives de la largeur requise pour le toit, et, sur ce plancher, étendre d’abord un lit de fascines ou fagots, puis le blé ou le foin, soit en meules, soit disposé de toute autre façon. Ce procédé éviterait la dépense de tuiles ou d’ardoises, et procurerait en même temps une économie d’emplacement. — 18 et 18. Citernes pour les engrais liquides. Tous les égoùts de la cour y aboutiront , après avoir passé à travers le trou à fumier ; ces citernes recevront aussi les eaux de savonnage et autres venant de la maison.

Comme il est préférable que l'engrais liquide ait fermenté

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avant d'être employé, deux fosses sont nécessaires. Les eaux venant de sources différentes peuvent être conduites dans l’une ou dans l'autre de ces fosses. — 19. Emplacement des deux ouvertures pour régler l’admission de l'eau dans les fosses. Le citerneau dans lequel sont pratiquées ces ouvertures doit avoir 0m 30 de largeur sur 0m 90 de longueur, et autant de profondeur. Les côtés sont en briques ou en pierres, et le fond est formé d’une seule pierre contenant les deux ouvertures, chacune desquelles est de 0m 08 de diamètre. Ces ouvertures se ferment au moyen d’un bouchon en bois, ajusté sur un manche de lm 20 de longueur. Ce bouchon sert à intercepter toute communication avec la fosse qui est pleine et qui fermente.

Comme ces fosses peuvent être ainsi alternativement vidées et remplies, elles sont placées dans la cour pour la plus grande facilité de la vidange.

20. Plate-forme ou terrasse , sur laquelle est située la maison. — 21. Point culminant de la plate-forme; la pente du talus doit être de 43° dans un terrain argileux, et de 50° dans une terre légère. Cette terrasse peut êlrc semée en gazon ou plantée d'arbustes, et entourée d’une haie vive ou d'un petit mur. — 22. Marches pour arriver à la terrasse, en face de la porte d'entrée, 23. — 24. Porche. — 25. Marches conduisant au rez-de-chaussée. — 26. Marches de la cave. — 27. Rucher. La partie supérieure du plancher peut servir de pigeonnier, et la partie inférieure de niche pour le chien de garde.

La section A B de la Ggure 2 est représentée dans la figure 5 ; elle montre la citerne de réserve a, l’ouverture pour l’insertion du robinet 6, et l’évier c.

La section C D de la figure 2, représentée dans la figure 18, montre la croisée de la cave d, avec la petite cour 8, fermée d'un grillage.

Description des Mouterrnlnw , comprenant le» tuyaux de chaleur aln»! que le» fondation» , etc.

1. Escalier. — 2. Pièce servant d’arrière-cuisinc , de laverie, ou pouvant recevoir toute autre destination. — 5. Cave à provisions. — i. Laiterie et garde-manger. Dans un des angles du plafond, on devra établir une ouverture grillée, en communication avec le tuyau à air, pour aider à la ventilation ; la fenêtre devra être couverte en canevas ou lil de laiton, pour exclure les insectes. — 5. Douche pour chauffer l’eau. — G. Four pour cuire le pain, et pour chauffer les planchers des chambres à coucher et de la salle commune.

— 7. Terminaison de la double ouverture du tuyau , commençant au four G (voyez aussi la ligure 3) : a maçonnerie pour renforcer les tuyaux; b pierres rondes placées entre les tuyaux , alin de retenir la chaleur. — 8. Cour de cave devant la fenêtre de celle-ci. — 9. Endroit où l’on pourrait établir convenablement une baignoire, l'eau chaude venant de la douche, et l’eau froide du réservoir 13. — 10. Citerne de réserve, recevant l'eau du toit et pouvant, au moyen d’un conduit ou tuyau ad hoc, servir au filtrage de l’eau propre à l'usage de la maison. — 11. Egoùl communiquant avec le puisard, avec ouverture conduisant aux fosses ou citernes (dessin 1). — 12. Citerne à filtrer, construite en briques et enduite au ciment; un faux-fond, élevé de dix centimètres au-dessus du fond de la citerne, contiendrait du sable et du charbon de bois. — 15. Citerne pour l’eau filtrée, conduisant à l'évier au moyen d’un robinet. Dans l’évier se trouve l'ouverture d'un tuyau, qui communique avec celui de l’égoût.

— 17. Fondations pour les dépendances. — 18. Puits pour l'usage journalier, ou pour remplir la citerne à filtrer dans les tcnqis de sécheresse ; la section indiquant la profondeur des tuyaux et d’une boite en fonte de fer, placés au-dessus du four et servant à chauffer l'eau, est représentée par la figure 3. Cette section est prise dans la ligne A B, ligure 2 : k robinet pour obtenir de l'eau, et pour vider cl nettoyer la

boite; l emplacement du petit couvercle; t surface naturelle du terrain ; q exhaussement de la plate-forme.

Figure 4. Coupe exprimant la hauteur des chambres et autres détails; cette section est prise sur la ligne I K, dessin 1 .

Figure 5. Elévation perspective de l’entrée et de la façade latérale. Cette élévation donne l'aspect général des métairies de cette catégorie.

Forme* yént’-rnlca.

Il est bien démontré que quand il s'agit d'une habitation quelconque, la forme carrée est la plus économique de toutes. Celte forme est susceptible d'un grand nombre de modifications; elle exige moins de maçonnerie et de toiture; elle se chauffe plus facilement et retient mieux la chaleur, surtout lorsque les cheminées sont construites dans les murs intérieurs.

Aspect. — Dans la plupart des pays plats d'une partie de l’Europe, le meilleur aspect est celui du sud-est; conséquemment, la porte d'entrée de l'habitation doit, autant que cela est possible, se trouver de ce côté. L'exposition du sud est aussi avantageuse. Les plus mauvaises sont celles du nord et du sud-ouest.

Dans un climat froid et humide, il est désirable que la plus grande partie des murs reçoive les rayons du soleil. On obtient facilement cet avantage en disposant le bâtiment, qui est ou qui peut être réduit à un carré ou à un parallélogramme, comme nous l’avons fait dans le dessin 1. La laiterie et le garde-manger doivent se trouver du même côté, vers le nordest, afin de conserver la plus grande fraîcheur. C’est aussi vers le nord-est et sous terre, que seront placés les réservoirs ou citernes à eau , pour la même raison.

Construction. — Les murs d de notre métairie peuvent être construits en pierres, briques ou argile ; mais les deux premières sortes de matériaux sont de beaucoup préférables à la dernière, sous le rapport de la durée. Dans les cantons où les pierres et les briques seraient trop dispendieuses, ou

même introuvables, la partie des murs qui dépasse la plateforme peut être eomposée d'argile, de pisé, ou d'argile mélangée de paille. Dans notre dessin, les murs sont bûtis en briques.

Parmi les modifications nouvellement introduites dans l’art de construire , les briques creuses jouent un grand rûle. En Angleterre, elles sont d’une très-grande légèreté, et en même temps d'une solidité remarquable.

Une autre modification apportée dans la construction des murs, consiste à laisser un vide dans leur épaisseur; pour cela, on se sert de briques de plus grande dimension.

Pour construire en briques la métairie dont nous avons parlé plus haut, on peut se servir avec utilité de briques de 0“ 27 à 0,n 30 de longueur, qui formeraient l’épaisseur du mur , le centre restant creux. On peut arriver à ee résultat , en faisant le parement uni à l’extérieur, et en tenant à l'intérieur les briques boutisses a, à 0m 025 en retraite dans la ligne des briques pannerisses b, celles-ci demeurant espacées de 0™ 25 dans l’épaisseur du mur c, figure 17. Ces murs sont plus solides que les murs pleins ; ils sont plus secs, et laissent moins pénétrer le froid en hiver et la chaleur en été. La surface intérieure étant moins uniforme, retient mieux le plâtrage (voir la figure 17).

Le toit peut être fait en tuiles, en ardoises, en chaume, selon le goût ou la convenance.

Plate-forme. — L’usage principal de la plate-forme ou terrasse est de préserver le sol de l’habitation de l'humidité. On évite ainsi la nécessité, souvent impérieuse dans les climats humides, de pratiquer des excavations profondes pour. les caves et celliers.

Comme avantages secondaires, cette terrasse fournit une promenade sèche autour de la maison, et ajoute de l’agrément à la physionomie de l’ensemble. Ce mode devrait être universellement adopté pour les habitations rurales.

Les murs de la métairie peuvent être tapissés de vignes, ou de pêchers, abricotiers, etc., ainsi que de plantes grimpantes vivaces, telles que rosiers, chèvre-feuilles, clématites;

mais, en meme temps, il faut que ces tapisseries ne soient pas trop épaisses, car elles rendraient les.murs humides, et serviraient d’abri à un grand nombre d’insectes. La bordure de 30 à 40 centimètres de largeur qui circule autour de l’habitation , peut être plantée de fleurs ; mais cela dépend du goût du laboureur et de ses ressources (voir la ligure 19).

Porche. — Aucun édifice n’est complet , si son entrée principale n’est pas marquée d’un caractère distinctif. Le porche est à la métairie ce qu'est un portique à un palais ; il n'est pas seulement une distinction ; il sert encore à protéger l’intérieur des intempéries de l’air. Dans les cas ordinaires, le porche peut être en bois et plaeé à l’entrée de l’habitation ; dans d’autres, un vestibule peut remplir le même but. Mais le bâtiment aura plus d’apparence si le porche est extérieur, et construit des memes matériaux que le corps de l’édilicc.

L’édifice que nous indiquons, figure 5, n’a aucune prétention à un style particulier d’architecture ; mais il exprime parfaitement l’idée qui lui a donné naissance. On peut embellir l’élévation première, f° en ajoutant des pilastres au porche; 2° par des cheminées plus ornées; 3“ par une balustrade encadrant la terrasse; si cela est considéré comme trop coûteux , on peut y substituer une haie vive (voir figure 18).

Citerne A filtrer l’eau. — Comme tout laboureur doit être parfaitement indépendant de ses voisins à l’égard de l’eau, et comme l’eau de pluie est la plus douce de toutes, nous nous proposons d'indiquer comment on pourra la recueillir, la filtrer en partie dans un réservoir spécial pour les usages culinaires, et en conserver le reste dans une citerne de grande dimension pour l’usage de la vacherie, du blanchissage et du jardin.

La citerne 1 1, figure 1, pourra être construite en fonte de fer, en dalles jointes avec du ciment, en carreaux de briques, ou même en bois. On pourrait encore employer à cet usage une vieille barrique à liqueurs, goudronnée intérieurement. Quelle qu'en soit la nature, elle devra avoir un tuyau de

décharge, lequel, lorsque la cilcrnc sera pleine, déversera son superflu dans, le puits ou réservoir que représente la figure 4. Ce puits doit être considéré comme le grand réservoir de l'habitation; et si, par hasard, il s’y joignait une source naturelle, cette circonstance n’en serait que plus avantageuse.

Si le réservoir à filtrer, figure 12, se trouvait momentanément à sec, l’eau pourrait être prise dans la eilerne et introduite dans le réservoir. Cette méthode de filtrage est trèssimple et sera facilement comprise d'après la coupe E P , planche IV du dessin 2. Dans ectte coupe, ligure 8, a représente un espace vide de 0m 10 ; depuis le fond jusqu’à 66, est une ardoise, pierre ou planche du diamètre de 0'" 004, percée de trous nombreux, d’environ 5 sur 2 centimètres carrés. Pour filtrer, on emploie, un mélange de gros sable et de charbon de bois pulvérisé, ou de la terre glaise brûlée, sans charbon ni sable; d pierre à filtrer, ou, à défaut de pierre poreuse, plaque en plomb, percée de trous de 0m 002 de diamètre ; e ouverture par laquelle l’eau de la citerne ou de réserve f, communique avec a. Au fond du réservoir à filtrer, g ouverture par laquelle l’eau , après son ascension dans le filtre, retombe dans la citerne de réserve h. L’eau peut-être filtrée, d’une manière, plus simple, en plaçant, au fond du réservoir, une eouche d'environ 0m 15 d’épaisseur de cailloux ronds, de la grosseur d'un œuf ; et au-dessus de celle-ci, de la terre glaise brûlée, ou du sable et du charbon en poudre. Il ne faut jamais oublier la plaque de plomb trouée.

Il est évident, si l’on examine la coupe, figure 8, planche IV, que quand l’eau du réservoir f s’élève au-dessus du niveau de d, l’eau contenue dans les trois réservoirs est toujours à un niveau semblable, pourvu que celle de f soit au niveau de d.

Les matières qui servent au filtrage peuvent être nettoyées par le moyen d’un grand robinet place au fond de la citerne de réserve , communiquant avec l’égoùt. Lorsque la citerne est pleine, si l'on tourne un robinet, l’eau passera à travers le filtre, dans une direction contraire à celle qu’on avait précédemment, et on enlèvera ainsi toutes les impuretés ren-

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fermées dans le filtre on dans l’espace qui se trouve audessous de a. Le. filtrage s'obtiendra également en plaçant le filtre dans f, et en y introduisant l'eau du toit directement en a, par un tuyau passant à travers le filtre ; l'eau alors remplirait e et U en quantité plus abondante , mais le filtre devra être nettoyé plus souvent.

Pompe rofnll%e de Mèbe.

Nous recommandons la pompe rotative de Sièbe, pour pomper l'eau du puits g, dessin 5. Cette pompe, d'un mouvement continu , figure 9, agit par la rotation d'un rouleau sur son axe a, ayant des pistons B lî B B , par lesquels , quand on tourne le rouleau, un vide se produit dans le baril e. En conséquence de ce vide l’eau monte, par le tuyau ascendant il, dans le baril , et les pistons , en tournant , forcent l’eau à arriver par une ouverture là où elle est nécessaire. Au moyen d’un tuyau ascendant e, celle eau peut s’élever à toute la hauteur voulue, et, à l'aide du tuyau horizontal, terminé par un robinet f, on peut s’en servir comme d’une pompe ordinaire ; du reste , cette pompe est simple et commode (voyez figure 10).

( linufTagf de l'habitation.

La méthode, qui consiste à chauffer une habitation au moyen de tuyaux placés dans le sol de la cuisine, est une des meilleures que nous connaissions sous le rapport de l'économie, surtout dans les contrées où le charbon est difficile à obtenir.

Dans toute habitation où se trouve une arrière-cuisine et une salle commune, lorsque ces pièces sont établies sur cave, comme dans le dessin 1 , 1e four ou le fournil se trouve dans la cave. Alors il faut disposer les tuyaux de manière que leurs couvercles, composés «le carreaux, forment le sol des deux pièces ainsi chauffées. Les tuyaux peuvent avoir de 0m 50 à 0m 40 ; les côtés sont bâtis en briques posées de champ sans plâtrage ; on comble de gravier les intervalles. Si les tuyaux descendent profondément, ce qui , dans quel-

qucs cas , pourrail être moins dispendieux que si l'on élevait une hase en maçonnerie , les fondements du mur séparatif des deux pièces rempliront le même but.

Afin d’égaliser la chaleur donnée par ecs tuyaux, et de prévenir les inconvénients qu’elle occasionnerait si elle montait à un degré trop élevé , on y adaptera un double couvercle , en ménageant un vide de 0'" 15 entre le couvercle inférieur et le plancher du four (voir la coupe , ligure 3).

L’immense supériorité de ce mode de chauiïagc sera évidente pour tout homme à qui sont familiers les phénomènes et les lois de la chaleur. Tout autre moyen , comme feux ouverts , poêles, tuyaux à vapeur ou à eau chaude , à moins que ceux-ci ne soient établis sous le sol, ne chauffe que la partie supérieure de la chambre, laissant beaucoup plus froide la partie la plus essentielle, le plancher.

La chaleur se répandant, comme nous l’avons dit, sur toute la surface du plancher , contribue à l’égalité de la température dans tout l’appartement , et satisfait mieux aux besoins de l’hygiène.

line disposition très-simple permettra toujours d’ohtcnir facilement l’eau chaude destinée aux usages domestiques.

Au-dessus du four, et lui servant de couvercle, au lieu de voûte en maçonnerie, on peut adapter un réservoir en fonte de fer ou chaudière, ce qui est indiqué par un pointillé dans le dessin n° 2 et par k, figure 3. La face supérieure de ce réservoir pourrait former une partie du plancher de la cuisine et recevoir, dans celte pièce , un couvercle plat solidement attaché. Ce réservoir pourrait être aussi établi dans une maçonnerie, comme dans la figure 3, mais, dans ce eas, une partie du réservoir saillirait hors du mur dans l’arrièrecuisine, et devrait avoir un couvercle ainsi qu’un robinet Z, figure 5.

Des ivaler-closets. — Un water-closet doit être attenant à toute habitation. Dans les pays septentrionaux, il doit faire partie de l’édifice ou être tout-à-fait à couvert. Aucune métairie n’est donc complète sans cet accessoire indispensable.

La citerne à engrais liquide, avec laquelle communique le

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