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water-eloset , est aussi utile à tout cultivateur qui a un jardin de quelque étendue , que le water-eloset est essentiel à la décence et au bien-être. Ils peuvent être construits , l’un et l’autre, de différentes manières; nous donnons la suivante comme la moins dispendieuse et la moins susceptible d'inconvénients.
Le réservoir , figure 13, a, peut être éloigné à volonté du siège b , pourvu qu’il soit à un niveau plus élevé de 1 m 00 à lm 30. Le bassin , en forme de cône renversé , est terminé à sa base par un tuyau cylindrique, inséré dans un vase en plomb d. Dans un des côtés de e, e, est un trou ou fente verticale passant obliquement à travers le bassin et communiquant avec a par le tuyau f; la soupape g ferme f et retient l’eau dans le réservoir. Nous donnons cette soupape sur une plus grande échelle, ligure 14. Lorsqu’on veut que l’eau descende dans le bassin , il n’y a qu’à tirer le cordon h, lequel , si le réservoir se trouve à une grande distance , peut être reçu par plusieurs poulies , selon le nombre d’angles qui se trouvent sur son chemin.
Afin d’assurer la descente d’une certaine quantité d’eau dans le bassin, chaque fois qu’il a servi , une corde i peut être jointe à h, et passée au-dessus de la poulie k; le bout de cette corde sera fixé au-dessus de la porte du watercloset , à une distance des gonds de 0m 30 environ , espace suffisant pour qu’on puisse lever la soupape g. Le même résultat s’obtiendrait au moyen d'un levier, figure 13, qui agirait toutes les fois qu’on ouvrirait la porte.
Lorsque le réservoir se trouve forcément de niveau avec le bassin , l’ouverture pour l’admission de l’eau doit être plus grande que dans le premier cas. Cette ouverture sera également fermée par une soupape semblable à la soupape g, de la figure 13 ; mais il serait préférable d’avoir une soupape à levier, figure 1 6, sur laquelle agirait la porte toutes les fois qu’on l’ouvrirait.
Il existe encore plusieurs moyens d’établir des aisances sans eau. L'un d’eux consiste à établir un bassin et à continuer le tuyau qui doit arriver le plus près possible de la fosse
au-dessous, uiiu d'éviter les mauvaises odeurs. Toutes les eaux malpropres de l'habitation doivent y être jetées , afin que ni le bassin ni le tuyau ne soient bouchés, et qu’il n’en résulte aucune odeur désagréable. Une autre méthode consiste à supprimer le bassin ; mais alors il faut veiller à ce que la surface de la citerne ou fosse soit exposée à l'air le moins possible , et qu'il n'y ail pas de crevasses dans le siège. A cet effet , il est indispensable que le siège reçoive deux couvercles, l'un circulaire, et l'autre assez grand pour couvrir le siège en entier.
l’ne autre manière très-simple d'empècher les mauvaises odeurs de se répandre dans le water-elosct et dans les environs , c'est d'avoir un vase en poterie enchâssé dans un tuyau en plomb; celui-ci plonge dans un bassin en métal placé sur le sol , lequel doit être constamment rempli d'eau. Le bout du tuyau plonge dans cette eau à une profondeur de O1" OS ; par ce moyen l'air est intercepté , cl les odeurs ne peuvent se répandre. Dans un des côtés du bassin est pratiquée une ouverture «, pour l'écoulement des matières fécales, lesquelles se rendent dans l'égout qui communique avec le réservoir. Quant aux fenêtres, il faut les ouvrir près du plafond. Par ce moyen on ne sera pas vu dans l'intérieur, cl l'on obtiendra plus facilement la ventilation ; il serait même bon de les tenir constamment ouvertes.
F.«tIninClon géncralf.
Le coût d’un bâtiment , c'est-à-dire ce qu'on appelle l’estimation générale, se. calcule à tant le mètre cube; l'estimation spécifique se compose des estimations partielles. Les prix sur lesquels se base l'estimation générale, dépendent d'une foule de circonstances très-diverses, dont les principales sont ; 1” les irrégularités du plan et de l'évaluation ; 2n le nombre d'angles dans le toit ou le nombre des toits ; 5° la décoration tant intérieure qu’extérieure du bâtiment. Plus la masse entière d'un édifice se rapprochera du parallélogramme ou de la forme cubique , moins la con-
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struction en sera coûteuse , et son toit, d’une forme simple, sera toujours évalué à un prix moindre qu’un toit de forme variée.
En Angleterre, on divise les bâtiments en trois classes.
Les cottages et autres bâtiments de celte nature appartiennent à la troisième classe , cl peuvent être généralement évalués de 1 1 fr. 50 c. à 17 fr. -40 c. par mètre cube pour Londres. Du total ainsi obtenu, on diminue généralement 15 â 20 p. 0/0 du montant, et ce qui reste est le total de l’esti malion générale.
La quantité cube du bâtiment qui précède est de 575,n OS, que nous décomposons de la manière suivante :
Longueur de la façade principale. . 7'“ 70 Largeur du bâtiment ou profondeur. 7 47
Sa hauteur des fondements au faite. 7 47
cube*.
Total : 7m 79 x 7m 47 X 7"’ 47 434 (i8
Longueur du pignon 7"' 47
Largeur idem 2 92
Hauteur, avec citerne 3 19
Total : 7m 47 x 2"‘ 92 x 5m 19 1 13 20
Longueur du réservoir 5'“ 24
Largeur idem I 02
Hauteur idem I G2
Total : 5m 24 x 1>" 62 X 1™ 62. . 8 50
Longueur du hangar et porcherie . . 7m 47
Largeur idem I 62
Hauteur idem I 62
Total : 7m 47 x 1- 62 x lm 62 19 60
Total 373 98
Si nous prenons la moyenne des deux prix cotés plus haut, nous aurons pour une construction un peu soignée :
575nl 98 à 1 4 fr. 50c. l’un, soit une somme de fr. 7,331 71 En diminuant les 15 p. 0/0, soit fr 1,002 75
Il reste fr 6,348 96
Nous avons trouvé par nos calculs que les prix pour Londres , Paris et Bruxelles doivent s'établir ainsi :
Londres et environs, ù 14 fr. 50 le mètre cube , fr. 6,348 96
Paris id. à 1 2 fr . 50 id 6,119 79
Bruxelles id. à 1 1 fr. 50 id 5,140 63
Nous ferons observer que pour arriver à ecs résultats , nous avons supposé qu’on emploierait à Londres, à Paris et à Bruxelles les mêmes matériaux. Les différences de prix proviennent de la plus-value des matériaux et de la maind'œuvre.
Hubitation pour un homme marié, sans enfants.
Cette habitation contient une chambre a, planche VI, servant de cuisine, de salle commune, et en même temps de chambre à coucher; une laverie b; un cabinet d, pour gardemanger et provisions; un porche c, dans lequel on renfermera les différents ustensiles de ménage et de jardinage ; des lieux d’aisances e, et un puits f.
La maison est bâtie sur une plate-forme artificielle, à laquelle on arrive par les quatre marches indiquées au plan. Cette plate-forme, gravelée ou pavée, forme une promenade autour de l’habitation. Le jardin est à un niveau moins élevé que celle-ci, de 75 centimètres.
Sous le siège des lieux d’aisances, est une fosse qui communique avec la citerne placée au-dessous du porche e, laquelle est construite suivant le procédé ordinaire, c’est-à-dire en briques et pierres, avec un doublage en terre glaise à l'extérieur. Cette fosse peut sc vider du dehors , au moyen d'un petit citerneau établi au niveau de la terrasse. Il faut avoir soin d’établir le radier de ce citerneau à un niveau plus bas que le réservoir, de manière à en faciliter la vidange.
Dans les deux coupes de l'habitation réprésentée planche VI, le plancher repose sur des pierres légères. Si l’on veut chauffer ces pierres, on peut y faire passer des tuyaux communiquant avec le fourneau placé dans la laverie b.
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Toute habitation doit être munie d'une quantité d’eau suffisante pour les usages ordinaires cl pour entretenir la propreté. Un puits, avec pompe et baquet, sert habituellement à cet objet. A défaut de puits, on peut employer l’eau des toits, en se servant du moyen que nous avons indiqué précédemment.
L’épaisseur des murs de celte construction varie de 0m 35 à 0m 45 , suivant les matériaux qu’on emploie ; ils peuvent être construits en moellons, en pisé ou en argile. Les fondations sont représentées dans les coupes comme ayant 0m 20 de profondeur moyenne, parce qu’étant couvertes et entourées par la plate-forme, elles sont moins exposées à être détruites; ensuite parce que des habitations de plein-pied, mais de peu d'élévation, n’exigent pas des fondations d'une grande profondeur.
Nous indiquons deux élévations sur le même plan, ce qui donne au même projet deux aspects différents ; l'un occasionne plus de dépenses que l’autre, à cause des angles de la toiture.
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