‹ L'architecture ruraleChapitre 6 sur 37 · SC · texte numérisé non relu

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Uue cave à liqueurs, à vin ou à bière est indispensable; il faut l’établir dans les meilleures conditions possibles, avec des cases en maçonnerie superposées.

L 'office et le garde-manger sont à côté de la cuisine, exposés au nord ; le dernier surtout devra être bien ventilé au moyen d'ouvertures pratiquées , soit près du plancher , soit dans la partie inférieure d'une porte, soit enfin près du plafond. Tous les deux doivent être garnis de rayons ; dans le garde-manger on suspendra au plafond des planches entourées de (il de fer ou de canevas, pour y conserver les viandes.

lînc salle pour les salaisons est également nécessaire dans un établissement où la porcherie est de quelque importance. Comme l'air est promptement vicié dans cette pièce, il conviendra de la placer dans un des bâtiments séparés de l’habitation ; elle sera pourvue de tables destinées au découpage et à la salaison des viandes; on y installera aussi des auges, doublées en plomb ou en zinc, pour recevoir les viandes préparées : des trous et des robinets faciliteront l’écoulement des parties humides. Le pavement aura sa pente vers un des angles, où se. trouve une trappe ouvrant sur un égoùt. Les odeurs qui pourraient s’échapper de cet égoùt , malgré nos précautions, seraient arrêtées au moyen d'un coupe-air que nous indiquerons.

Le bûcher et le trou A charbon ne seront jamais très-éloignés de la cuisine et seront toujours parfaitement secs. Leur grandeur sera proportionnée aux besoins du ménage. Dans les fermes bien organisées, on fait les provisions de chauffage lorsque les travaux agricoles ne sont plus aussi urgents.

Le puits et la citerne doivent aussi se trouver près de la cuisine. Nous ne parlons pas ici du puits consacré au service des écuries et des étables.

Nous recommandons à tout fermier soigneux d'avoir une chambre à part pour certains nettoyages journaliers, qui se font trop souvent dans les cuisines et arrière-cuisines. Si l’on n’avait pas de chambre disponible, un simple hangar remplirait le même but.

La propreté est essentielle à la santé, et la santé, toujours

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le plus grand des bienfaits , l'est encore plus au travailleur, puisque sans elle il ne peut continuer son travail journalier.

La buanderie, le four, la brasserie, dans les petites fermes , sont ordinairement dans l'arrière-euisine ; mais dans les grands établissements, ils se trouvent, ainsi que la laiterie , la fromagerie , la laverie , la chambre à saler , dans des bâtiments distincts , mais toujours à proximité de l'habitation principale.

La buanderie devra recevoir beaucoup de lumière, être située , autant que possible , dans l'un des angles des bâtiments , et avoir des croisées des deux côtés. Au lieu des baquets ordinaires, on ferait bien de se procurer des auges oblongues qu'on fixerait aux côtés de la buanderie ; dans le fond, doit se trouver un évier pour l'écoulement des eaux sales. La douche sera placée dans un des coins de la pièce; un tuyau avec robinet y introduira l'eau venant de la citerne à pluie.

Le sol des buanderies devra toujours être soigneusement carrelé , avec une pente de 5 centimètres environ vers un des côtés, où l'on ménagera une ouverture en communication avec l'égoût. On pratiquera des ouvertures près du plafond pour le passage de la vapeur, et sous la porte pour l'entrée de l'air frais ; ees ouvertures seront garnies de petits volets ou persicnnes mobiles, que l'on ouvrira à volonté.

La blanchisserie, endroit où l'on sèche et repasse le linge(l), serait bien placée au-dessus de la buanderie ; elle serait éclairée et ventilée de la même manière. Devant les fenêtres on établirait des tables ou planches mobiles , et dans le coin, au-dessus de la douche , on aurait un cabinet ou armoire à sécher. Ce cabinet serait chauffé par le tuyau de la douche , ou par le poêle à repasser.

Le four doit être voisin de la buanderie , de manière que leurs foyers réunis , ainsi que ceux de la brasserie et de la

(1) Cette opération se fait encore trop souvent dans la cuisine, où l'on est loin d'avoir toutes les commodités voulues, et où le linge ne peut être convenablement soigné.

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