‹ L'ardente chevauchéeChapitre 18 sur 24 · LES CAPUCINS SONT PAETIS · texte numérisé non relu

LES CAPUCINS SONT PAETIS

Dans la rue étroite et triste Il ne passe plus que le temps Et les habitants monotones Qui ont la clef de leur maison

Le couvent

Est fermé et les capucins sont partis,

Un vaporeux matin d'automne

En emportant dans leur cœur triste

Des regrets et des oraisons.

Depuis, il ne vient plus dans la rue éloignée Ces dévotes qui longeaient les murs Comme de saintes araignées Tissant des Ave Maria Entre les grains des chapelets.

Les capucins sont partis,

L'humbie couvent est mort sous sa cloche fêlée,

Le silence est béni qu'on y crucifia

A coups de lourds maillets de fer ;

Et maintenant la rue languit entre les murs

En pleurant la douceur que les robes de bure

Traînaient, dès l'angelus, sur son visage clair.

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