L'HORLOGER
La rue où passe l'ombre et monte le silence A des maisons aux lourds balcons de fer forgé ; Elle est presque défunte et le triste horloger A l'air d'y pouvoir vivre en suivant la cadence
Des balanciers cuivreux qu'il lui faut arranger. Celui-là n'a souri que de l'heure des montres ; La fenêtre, la ville et son cœur se rencontrent Mais son regard de l'établi ne sait bouger.
Il est vieux comme la rue qui est plus vieille ; Le quartier fut célèbre autrefois, lui jamais
Pourtant quand le travail est fini, il essaye De penser et cela lui donne un peu de fièvre,
Voici le temps royal et lointain qu'il aimait ! Il réparait alors des pendules de Sèvres.