‹ L'ardente chevauchéeChapitre 20 sur 24 · EN MER · texte numérisé non relu

EN MER

Les avirons, ailes penchées des barques lentes, S'éploient profondément dans la courbe de l'eau Au rythme arqué des bras qui semblent les rabots Limant l'espace d'or joignant l'île géante.

Devant son établi de soleil l'homme chante ; Les vagues de clarté s'envolent en copeaux En rejoignant le ciel dont elles sont l'écho ! Dans le sillage ardent traîne ma main dolente.

Gouvernail inutile à la barque d'été

Je tombe de vertige et me laisse emporter

Sur le moutonnement de la lame marine.

Comme une voile offerte à l'étreinte du vent

— Tandis qu'au front des mers les midis s'illuminent

Ma vie ouvre ses bras aux ç^rands rêves absents.

Page 1