‹ L'argent: comédie en quatre actesChapitre 101 sur 106 · DUCROS, EDOUARD · texte numérisé non relu

DUCROS, EDOUARD

EDOUARD

Madame Leclercq vient de sortir>

DUCROS

Oui.

EDOUARD

Vous avez. . . cause avec elle.

DUCROS

Ah ! oui. . . C'est le resultat de notre entrevue que vous voulez connaitre ? Vous m'avez fait demander la main de ma fille.

EDOUARD

Mon parrain m'a promis de vous parler en ma faveur.

Vous aimez Juliette >

EDOUARD

Je Taime.

DUCROS

Venez me voir dans deux jours ^ Paris... V^ous aurez ma r^ponse.

EDOUARD

Puis-Je csperer. . . Mais qu'avez-vous r

DUCROS

Rien.

EDOUARD

Cependant... cette paleur.

DUCROS, sechement.

Rien, vous dis-je, rien. . . Eh ! bien, si. . . je dois vous prevenir. . . Je hais Leclercq.

EDOUARD

Je le sais.

DUCROS

Vous allcz me voir en lutte avec lui.

EDOUARD

Vous n'abandonnez done aucun de vos projets ?

Aucun... Ah! on veut que je sois g-enereux, que j'oublie le passe. . . et Ton vient m'insulter !

^.EDOUARD

Nul n'y songe.

DUCROS

Sauf elle, qui \k, en face, m 'a declare aimer cet homme, Tavoir toujours aime.

EDOUARD

Et vous voulez>...

DUCROS

Tirer de Tun et de I'autre une vengeance si complete qu'elle me payera de toutes les humiliations quMls m'ont inflig^es.

EDOUARD

Mais comment >

DUCROS

Ceci ne regarde que moi.

EDOUARD

Monsieur Ducros, voyons, reflechissez, avant...

DUCROS

Epargnez-vous la peine de me donner des conseils que je ne suivrais pas. Je prends cong6 de Pascalet, et je rentre a Paris.

EDOUARD

Ce soir m^mer

Dans un instant! [Se touniant vers la droite.) Et maintenaut, a, nous deux.

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