ROGER, MADAME ROGER, MADAMEFOURNIER
RENfi.
Madame Roger prend les tasses eparses sur la chemin4e) la table, et les remet dans le plateau. — Rene se prom^ne ^ travel's le salon, puis il disparait.
MA.DAME FOURNIER^ insinnante.
En somme... et malgre cette mademoiselle Manon, vous avez faitun heritage encore respectable?
MADAME ROGER
Mon Dieu, oui.
MADAME FOURNIER
Et qui auraitet6 plus important encore, si votre cousin eilt mene une vie reguli^re, au lieu d'introduire des filles dans sa maison. La connaissait-il depuis longtemps, la derniere?
MADAME ROGER
Trois ou quatre ans.
MADAME FOURNIER
En quatre ans, elle a dtl faire sa pelote. (Mdme jeu.) Sans elle, vous seriez peut-^tre millionnaires.
ROGER
Oh I non... Vous plaisantez!
MADAME FOURNIER
Entin, il vous est reste plus de... plus de... cinq cent mille francs.
ACTfi PllEMIER i3
MADAME HOGb^R.
Six cont trente mille, chere madame.
Elle sort en emportant le plateau* ROGER, riant. •
Sans compter les millo francs d'hier au soir.
(Madame Fournier se 16ve.) VOUS partez ?
MADAME FOURNIER
Et vous-meme, ne sortez-vous pas?
ROGER
Non,.. J'attends Muller .
MADAME FOURNIER
Ah! oui... au fait, le mari d'Alphonsine, voire gendre. II vous a prie de lui accorder un entretien. Sans doute, il se mord les doigts d'avoir demand^ le divorce et il vient vous proposer de reprendre Alphonsine. II vous salt riche, et...
ROGER
Je ne le recevrais pas si je lui supposais cette arriere-pensee.
MADAME FOURNIER
N'allez pas vous laisser enjoler par lui! Qu'Alphonsine attende paisiblementla fin de son proces. Qu*elle divorce.