SCENE III
Les Mi&MES, RENE, MARIE.
lis entrent tout joyeux, des paquets a la main.
ren£.
Oui... En rentrant, j'ai rencontr^ Alphonsine et Marie rue des Dominicains. Alphonsine est all^e chez madameRabier. EUem'a confie mademoiselle.
AGTE DEUXlillfE 55
MARIE
Yois done si nous avons fait des emplettes, petit p^re.
REN]fi» d^posant un petit paquet sur la table.
J*ai Yu des cravates superbes, chez Darbach... j'en ai achet^ six... J'ai aussi achet6 cette canne. Ella est originale, hein? On presse ce bouton... et voild ! (ii tire une ^p^e.) Tr^s commode, la nuit.
MARIE
Nous avons commis Timprudence, avec ma soeur d'entrer dans un magasin de nouveaut^s. Nous Taurions mis au pillage. Alphonsine a trouvS un coupon de soie..* Oh I joli, joli... Elle en fera une
robe... (Mettantses paquets sur la table.) Qsl, c'est...? Ah?
■de la dentelle pour mes jupons... De la garniture... pour mon corsage... Un ballon pour Jeannette... Des gants...un tire-boutons... Ahlun canif. (Le don* nant a Ren^.) Pour mousieur mon frSre. (a sa m^re.) Je t'ai achete un dS, tu as perdu le tien, en vermeil, s*il te plait.
MADAME ROGER, fondant en larmes.
Ahl mes enfantSy mes pauvres enfants...
RBN£, stup^fait.
Hein? quoi?
MARIE, allant vers elle.
Qu'as-tu done, maman ?
Allons, Marthe, un peu de courage.
MADAME ROGER, embrassant Marie.
Ma petite Marie...
ROGER
Nous n*en mourrons pas, que diable !
Qu'y a-t-a?
MA.RIE
Ua accident? (a son p^re.) Tu as 616 malade?
(Oeste n^gatif de Roger. — A sa m&re.) Ni toi? •
REN£, un pdu inquiet.
Mais alors?... (a son p^re.) Tu n'es pas fdch6 centre moi?... Quelqu'un est venu?... On ne t*a rien dit sur mon compte? (silence.) Ah! Tu as vu MuUer? li ae veut pas reppendre Alphonsine ?
MARIE
G'est MuUer.
MADAME ROGER, secouaAt la tdte.
Non,.. non...
ft
Une mauvaise nouvelle est arriv6e ? Tu as re^u une leltre de ton ami Gaubert? U est malade?
MARIE
Petite mdre, explique-toi.
RENfi.
Enfin,quoi? Jene sals que penser... Parle done... ne nous laisse pas dans cette incertitude...