‹ L'argent: comédie en quatre actesChapitre 83 sur 106 · JU.LIB · texte numérisé non relu

JU.LIB

Madame, c'esi M. Fournier. '. =

ROGER

Ah... lui... maintenant... je suis occupe!...

MARIE

Tu lui as donne rendez-vous.

JULIE

M. Ftmrnier n'a que deux mots 4 dire ^ monsieur.

Ah!... EnQnt...

Julie sort et introduit Fournier.

FOURNIER

Mon cher monsieur Roger, je vous prie de m'excuser, mais... Tiens, qu*avez-vous tous les quatre?

rbn£.

J'arrive avec Marie, et je...

ROGER

Rien.

FOURNIER

Ah I... (Pause.) Je venais vous avertir de ne pas m'attendre ce soir. J'ai une consultation avec deux de mes confreres. On 6tait alle chez (JShabart. II est absent. On m'a prie de le remplacer. Savez-.vous qui nous fait appeler ?

MARIE

Qui ?

FOURNIER

La Manon.

ROGER et MADAME ROGER.

Manon !

FOURNIEB.

Qui. Eh bien ?

Quoi ?

ROGER, anxieux.

Elle est malade?

POURNIBR.

TrSs malade.

ROGER

Qu'a-t-elle?

FOURNIER

Phtisique, je crois.

ROGER

En danger de mort ?

FOURNIER

Sans doute... II y a una consultation. Mais las phtisiques Qa pent durer six mois comme se dMler en cinq minutes.

ROGER

II est trop tard, peut-6tret

MADAME ROGER

Eh ! tu n'en savais rien.

FOURNIER

Trop tard? Pourquoi ?

Roger remonte pour prendre son chapeau.

MADAME ROGER, le retenant.

Oii vas-tu, Roger, oii vas-tu?

ROGER

Laisse-moi.

AGTE DEUXI^ME

MADAMB ROGER.

Tu ne sortiras pas.

FOURNIER

Mais, sacrebleu! Qu'y a-t-il?

R EN Bim

Oui...Qu'y a-t-il?

MARIE

Parle done, maman.

MADAME ROGER

Retenez-le, mes onfants; s'il sort, nous sommes perdus.

RENfi.

Maisc'estabsurde a la fin.

Je n*y coraprends rien. II faudrait s'expHquer cependant.

MARIE

Parle done, maman. Nous ne savons plus que penser.

MADAME ROGER

II a trouvd un testament.

FOURNIER

Qui?

MADAMB ROGER.

Roger.

ROGER

Tais-toi I

Un testament? Eh bien?

RENfi.

Un testament ?

De qui?

MADAME ROGER

Un testament du eousin.

La petite Jeanne entre avec sa poup^e.

MARIE

RENfi.

FOURNIER

Oh!

Etquedit-il?

Ah 1 Saprelotte 1 Ou done?

MADAME ROGER

Dans un livre de eette biblioth^que. Nous n*avons plus rien.

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