‹ L'argent d'autrui: comédie en cinq actesChapitre 20 sur 98 · ACTE l^REMIBR *H · texte numérisé non relu

ACTE l^REMIBR *H

GUILLAUME

Peut-être I mais puisque nous vivons de la Bourse, qu*à notre âge les hommes ne se recommencent guère, le préférable, étant donné un but, n'est-il pas d'être souple, hardi, inventif, et de l'atteindre ?

EDOUARD

Goûte que coûte.

GUILLAUME

Tenezî madame, nous sommes des proies! ants, mon frère et moi, de loyaux protestants, certes ! eh bien, cela nous empêche-l-il de manigancer une banque catholique? Les affaires sont les affaires. Acceptez donc notre compromis.

LAF0NTA9.

Je t'en prie, Catherine, accepte. Ne brise pas mon avenir.

EDOUARD

Acceptez, madame, acceptez; sans quoi, nous marcherons seuls, nous serons obligés de rompre avec Lafontas.

CATHERINE

Maintenant? Ce serait du propre! Vous seriez de beaux messieurs!

GUILLAUME

A qui en incomberait la responsabilité ?

LAFONTAS.

Je t'aime, Catherine, tu ne l'ignores pas cependant!

32 l'argent d'autrut

guillaume.

Croyez-moi, madame, pour votre bonheur, ne vous amusez pointa plante? entre vous et lui, (Il montre Lafontas,) un motif grave de désaccord, de brouille^.

CATHEaiNE, bouleversée.

De désaccord ? De brouille? (Elle regarde Lafontas, il baisse la tête.) C'est vrai 1 je ne suis que sa...

Elle fond en larmes.

LAFONTAS.

Accepte, Catherine.

CATHERINE

Est-ce que j'ai le droit de refuser?... de me défendre? Vous passeriez outre.

LAFONTAS, mollement.

Non, Catherine.

CATHERINE

Mais plus un mot de vos combinaisons, n'est-ce pas? plus un... ni demain, ni après. Qu'on me laisse tranquille!... Je veux seulement voir la femme, cette femme, une minute, lui parler.

LAFONTAS, joyeux.

Quand ?

GUILLAUME

Tout de suite.

EDOUARD

Nous avons dit à Malagrin de l'amener. (Reg^ârdant sa montre.) Elle est à la porte, dans un flacre.

Court silence.

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