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»es EscompteiFv
Comme celui qui vend une valeur , même à découvert, est censé posséder cette valeur, Facbeteur est toujours en droit de demander, même avant le moment de la Liquidation, la livraison des titres qu'il a aclfôtés.
Forcer ainsi son vendeur à livrer avant la liquidation, c'est ce qu'on appelle Escompter.
Lorsqa'un agent de change a besoin de certaines valeurs, de Lyons par exemple, il consulte son carnet des agents, et escompte un de ses confrères qui se trouve chez lui vendeur de Lyons. A cet effet, il lui fait remettre ce que Ton appelle des iVbms, aprè& avoir fait afficher l'Escompte au cabinet des agents : ce& noms circulent de mains en^
mains» c'est-à-direque l'agent escompté en escompte un autre à son tour, et ain^ de suite, jusqu'à ce qu'ils soient gardes par l'un d'eux n'ayant pas de vendeur, préférant livrer, et livrant ces Lyons aux noms indiqués contre un mandat.
L'on pourrait croire au premier abord que l'Escompte serait un fort bon moyen d'arrêter la baisse, puisqu'il forcerait les vendeurs à découvert de livrer ce qu'ils n'ont pas, et les mettrait par conséquent dans la nécessité de racheter ce qu'ils ont vendu. Il en serait peut-être ainsi, surtout quant il s'agirait d'opérations importantes, si l'Escompte était une chose sérieuse; mais, la plupart du temps, il ne signifie absolument rien.
Jamais on ne parle à un client vendeur à découvert de le forcer à racheter pour cause . d'Escompte. Â moins de circonstances bien extraordinaires, un agent peut toujours rene/re ses escomptes, sans en parler à ses clients ; et, dans le cas contraire, il trouve toujours à escompter un de ses confrères qui n'est nullement vendeur chez lui : c'est ce qu'on appelle un Escompte de complaisance.
Ce sont de petits services que Ton se rend mutuellement.
Les valeurs escomptées doivent être livrées au bout de trois jours au plus. Sinon, l'agent qui a besoin de titres et qui a escompté, fait afficher par la Chambre syndicale, au cabinet des agents, celui qui doit livrer, et si, après TafiSche, on ne livre pas encore, l'agent escompteur est en droit de faire racheter d'offiee, au cours du jour, aux risques et périls de l'agent escompté.
A Hioins que ce ne soit un agent ou un banijuier ayant besoin de litres, il n'y a aucun intérêt à escompter.
Si, cependant^ vous aviez acheté à terme et vendu au comptant , y trouvant un plus grand bénéfice, et si l'agent vous réclamait ces titres que vous avez vendus au comptant et que vous n'avez pas, vous seriez forcé alors, pour livrer, d'escompter votre vendeur.
C'est à peu près le seul cas où un spéculateur ordinaire ait à se servir de l'escompte.
On peut également escompter les primes que l'on a achetées; mais, à moins d'avoir besoin absolument de titres , il n'y a aucun avantage à le faire. Si l'on est au-dessous du cours de la prime, on se trouve acheteur à un cours plus élevé que le cours
actuel. Si, au contraire, on est au-dessus, il n'est pas nécessaire, pour vendre, que votre prime devienne de suite du ferme, c'est-à-dire d'Escompter. On limiterait ainsi son bénéfice, en faisant de son achat à prime un achat ferme, tandis que l'on peut redescendre bien au-dessous du cours de la prime achetée, abandonner cette prime , racheter le ferme que l'on a vendu, et jouir par conséquent d'un bénéfice plus considérable.
Pour le vendeur de prime , il ne peut trouver que bénéfice à être escompté. S'il a vendu à prime parce qu'il possédait des titres, comme il devra toujours livrer, si son cours de vente est dépassé, peu lui importe que sa prime devienne du ferme un peu plus tôt ou un peu plus tard.
S'il a été escompté et que l'on vienne à baisser au-dessous de son cours, il rachètera s'il veut garder ses titres, et bénéficiera d'une différence qui, dans ce cas, peut être beaucoup plus considérable que la prime qu'on lui aurait abandonnée , mais qui ne peut guère être moindre.
En un mot, l'escompte est beaucoup plus l'affaire de l'agent de change que celle du client qui n'a presquejamaisàs'en préoccuper.
Compensatloni».
Il arrive souvent qu'un client, pour des raisons de prudence ou pour des raisons particulières, ne fait pas toutes ses affaires chez le même agent de change* Les ban* quiers surtout, dont les affaires sont considérables, et qui sont un peu dans la nécessité de les partager, font souvent vendre par un agent ce qu'ils ont fait acheter par un autre. Pour liquider leur position, ils donnent aux deux agents ce que Ton nomme une Compen-' satioYiy c'est-à-dire que chez l'agent qui a acheté on les portera vendeurs par l'agent qui a vendu, et réciproquement.
Il faut avoir bien soin de donner ses corn-
pensationsle matin même de la liquidation.
Ceci, on le voit, n'est qu'une affaire d'écritures. Dans les rapports de la coulisse avec le parquet, les compensations sont très nombreuses.
A moins que le client n'indique certains cours, les cours de compensation sont fixes et les mêmes pour tout le monde. On prend les cours moyens du jour de la liquidation comme cours de compensation, et c'est sur ces cours, nous l'avons déjà dit, que Ton fait les Reports.