‹ L'Argentine au 20e siècleChapitre 17 sur 94 · XXII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXII INTRODUCTION

difficile que* le problème qu'eurent à résoudre les fondateurs de l'Union Nord- Américaine.

Ces masses indigènes obéirent avec toute la puissance de leur volonté et de leur enthousiasme tant qu'il s'agit de combattre contre les troupes espagnoles et de conquérir leur indépendance; mais, une fois la victoire assurée, guidées par leurs chefs, les eaudiltos, appartenant en majeure partie à la race blanche^ elles se révoltèrent contre les tendances qui se manifestaient dans les villes parmi les Européens et réussirent, en maints endroits, à les dominer par leur nombre, empêchant ainsi tout progrès politique ou administratif et maintenant, comme forme du Gouvernement, le pouvoir personnel , arbitraire et irresponsable d'un chef, c'est-à dire du caudillo.

Les Constitutions écrites que ces peuples se donnèrent, en déclarant leur indépendance, et qui furent inspirées par les Constitutions des États-Unis ou de la Suisse, devinrent aussitôt lettre morte, parce qu'elles étaient en complète contradiction avec les habitudes politiques traditionnelles de ces masses, et parce qu'elles exigeaient pour leur application régulière une éducation politique qui faisait défaut aux peuples sud -américains. Un siècle tout entier a été nécessaire pour que l'immigration, l'intérêt matériel, l'influence de la civilisation, aient modiûé lentement la mentalité politique de ces peuples, en mettant en vigueur et vulgarisant les principes de Gouvernement, extirpant les éléments et supprimant les causes de l'anarchie qui les avaient si longtemps troublés.

Parmi les nations qui ont subi ces influences bien-

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