‹ L'Argonne et ses borduresChapitre 126 sur 162 · ET RE AN ER DU PURE ON ENTER EE EP AES *' ENTAOONEUE $ É PES · texte numérisé non relu

ET RE AN ER DU PURE ON ENTER EE EP AES *' ENTAOONEUE $ É PES

gaizeux, gréseux ou quartzeux, de débris d'anciennes constructions, on préfère toujours, la houe et la bêche. Ailleurs, c'est la charrue ancienne, avec son attelage de chevaux qui prédomine. Seules les fermes importantes de la région de Vouziers d'abord, des plaines crayeuses ensuite, du vallage de Sainte-Menehould enfin, utilisent le tracteur, substitué à la traction animale dans une proportion assez faible — 25 %. En 1946, le nombre de tracteurs pour cent exploitanis n'est que de 0,1 sur les plateaux gaizeux, de 0,5 dans le Bas-Pays et sur les calcaires de Montfaucon, de 2 sur les collines de l'Aisne et de 3 sur les craies. Dans le Vouziérois, il est déjà supérieur à 6. Après une période d'hésitation — 1935-1940 — durant laquelle la quantité de tracteurs avait cependant été triplée, la politique de modernisation actuellement en voie de réalisation permet de prévoir une rapide généralisation de leur emploi dans toutes les fermes de plus de 25 ha dont le domaine n'est pas trop morcelé. Sous l'influence des Syndicats d'Electrification, ces dernières ont, comme les grandes, adopté le courant-force pour le battage des grains et la mouture; maïs il semble que, le Vouziérois excepté, l'Argonne soit, sur le chapitre de l'outillage agricole, en retard sur les contrées voisines. Ceci revient à dire qu'aujourd'hui les labours et les travaux domestiques exigent toujours une main d'œuvre relativement

élevée.

Au terme de cette étude, il est bon de rappeler que l'Argonne suit une évolution semblable à celle d'autres régions françaises qui ont vu se démanteler une économie agricole trop vieille et périmée. Les causes de la transformation qu'elle subit, nous les avons déjà évoquées. Elles doivent être recherchées dans le dépeuplement, l'exode rural, le manque de bras, la pauvreté de certaines terres, l'épuisement et le morcellement exagéré de

toutes les autres, dans l'extension de l'élevage. ;

Fig. 26. — Passavant : évolution de la répartition des terres durant l'entre-deux-guerres.

Il a fallu la ténacité et l'ardeur au travail des exploitants, tant anciens que nouveaux, pour surmonter la crise régionale de 1890-1900, celle d'ordre général de 1930-1935 et, au cours de cet intervalle, les effets désastreux de la Grande Guerre de 1914-1918, pour acheminer progressivement l'agriculture rénovée vers sa forme actuelle.

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