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L'UTILITE RELATIVE DES GAIZES

Parmi les MATERIAUX DE CONSTRUCTION, la gaïize a tenu pendant de très longs siècles une place prépondérante dans l'architecture régionale. Même sur les confins champenois, les premiers villages de la craie, Hans et Valmy, par exemple, venaient s'approvisionner dans les carrières du val d'Aisne. L'emploi de la roche était et demeure conditionné par la proximité des exploitations, par le prix de revient modique dû à une extraction facile et à des frais de transport réduits au minimum. Les moellons entrent dans l'édification des caves et des soubassements, tandis que les blocs grossière. ment taillés alternent dans les superstructures avec la brique et le torchis,

Mais les avantages présentés par la gaïze n'arrivent pas à compenser ses défauts :

— la fraîcheur des caves ou des intérieurs est contrebalancée par une humidité latente qui dégrade les murs. L'attaque facile des intempéries, du gel en particulier, entraîne de fréquents travaux de réfection. Les lézardes causées par de fortes pressions compromettent souvent la solidité des édifices. Des œuvres anciennes, telle l'église du Chôteau de Sainte-Menehould — XII siècle —, exigent un entretien onéreux: sous le poids du clocher, les ogives se sont incurvées; vers 1930, les maîtres-piliers, ne pouvant SUp-

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