‹ L'Argonne et ses borduresChapitre 82 sur 162 · LE MODELE RECENT · texte numérisé non relu

LE MODELE RECENT

La seconde partie de l'histoire du relief de l'Argonne comporte, avonsnous dit, trois phases distinctes :

— une série de creusements qui, s'opérant par niveaux décroissants, continuent à façonner, plus activement cette fois, les masses qgaizeuses et leurs abords entre les altitudes de 250-240 m et de 180-175 m:; i

— un ennoyage partiel des hauteurs ainsi dégagées par des dépôt quaternaires qui, retravaillés eux-mêmes, constituent les terrasses de l'Aisne et de l'Aïre; °

— un vigoureux rajeunissement, dernière retouche qui, partie de l'Aisne, remanie un drainage encore mal défini et réalise enfin la concentration de l'hydrographie au profit de cette rivière.

Dès lors et durant ces étapes, l'évolution paraît relever de phénomènes épicycliques dus à des variations répétées du niveau de base des eaux. Un certain étagement sur les plateaux, les collines et les versants d'une part, des thalwegs mal ajustés d'autre part traduisent la succession des affouillements et des remblaiements avec, à hauteur de ceux-ci, élargissement des entailles primitives. La coexistence, dans le couloir des Islettes notamment, de formes inversées et de formes adaptées à la structure — qui prédominent maintenant — confirme que les épicycles ont bien fait suite au système plus complet des surfaces d'érosion.

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