II. — Procédés morphologiques
La plupart des suffixes argotiques sont étrangers à la langue littéraire, mais ils sont familiers aux patois. Tels sont :
AFFE (à côté de afle) : grenaffe, ferme (Chauf-
1. Halbert enregistre à la fois : sorijue, la rue (i^our : la nuit), sorge, la nuit, et sornr, noir.
2. Delesalle transcrit crronument : cygne, pièce de vingt franc».
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feurs, 1800), et grenqflc, grange {Jargon, 1628 ; Vidocq: garnafle, ferme), dérivé de grenue, farine (Jargon, 1628) ; — if : batif, neuf (Vidocq), propr. battant (cf. Jargon, 1628 : battoase toute battante, de la toile neuve), abrégé dans l'argot moderne en bath, beau (= neuf) ; — offe : aristojfe, maladie vénérienne (Fr. -Michel), de aristo, aristocrate*.
AQUE : momaque, enfant (Vidocq), de môme, id. (M.) ; — EQUE : altèque, beau (Id. ; propr. altier) ; — iQUE : mouchiqae -, laid, vilain (Id.), de mouche, id.(Halbert); — oqle: boutoque, boutique (Vidocq); de même uche : arguche, sot (de argot), dabuche, roi [Jargon, 1628), de dabe, id. ; baluchon, paquet (Vidocq), de balle, id. 3.
ANCHE (à côté de ange) : boutanche, boutique [Jargon, 1628), molanche, laine (Ibid. ; cf. en français, molleton), portanche, portier (Vidocq), à côté de cocange, coquille (Id. ; tocange, chez Halheri), fer tange. paille [Id. ; Jargon, 1628: fer tille) ; et les verbes : brodancher, broder (Vidocq), pictancher, boire (Jargon, 1628, et picter, id.), à côté de