‹ L'argot ancien, 1455-1850, ses éléments constitutifs, ses rapports avec les langues secretes de l'Europe méridionale et l'argot moderne. Avec un appendice sur l'argot jugéChapitre 50 sur 81 · INFLUENCE DE L ARGOT 2Ù · texte numérisé non relu

INFLUENCE DE L ARGOT 2Ù

var (= entrever), etc. Hâtons-nous d'ajouter que les traces de la germania dans Targot remontent encore plus haut et que des termes de cette origine, comme godiz et taquinade, se trouvent déjà dans le Procès des Coquiliards (i/i55).

Les emprunts que le fourbesque a faits à l'argot sont presque tous modernes et sans grande portée, comme d'ailleurs les contributions que le fourbesque a fournies à son tour à l'argot. En revanche, les termes argotiques dans le calao, tout en étant récents, sont nombreux et caractéristiques.

C'est ici le lieu de dire un mot sur quelques vestiges isolés de l'argot dans la rédaction basallemande du Liber Vagatoriim (i5io). On y lit : crew, fleisch (= crie\ Kluge, p. 76), lyms, hemd (= lime ; M., p. 77), morf, mundt (= morfe ; Ibid.), à côté de pkmteii (= planter), dans un vocabulaire rotwelsch de 18^7 (/< ein sehr gebrauchtes wort, so vicl als Avegbringen, Avegstehlen », Kluge, p. 385). Les trois premiers termes manquent dans la rédaction haut-allemande du même document. Cependant, les termes patois français ^ communs aux deux rédactions — quien, hund ; ccwal, ein ross ; cabas, houpt (Kluge, p. 53, 5^. 76. 77) — nous

I, Cf. en outre, dans le glossaire de Bàlo, de i-'So, les deux termes : Fleisch, carne, et Schloss, Caslel (Kluge, p. 200, 203), d'origine italienne.

:^6o l'argot a>cie>

renvoient à une source normande, d'où dérivent également les quelques mots argotiques mentionnés plus haut. On sait, en effet, que la Normandie a été un des centres du rovaume de

l'Argot.

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