‹ L'argot ancien, 1455-1850, ses éléments constitutifs, ses rapports avec les langues secretes de l'Europe méridionale et l'argot moderne. Avec un appendice sur l'argot jugéChapitre 61 sur 81 · XVIII'' SIECLE · texte numérisé non relu

XVIII'' SIECLE

ABASOLiiDiR. olourclir (1721). même mot* que I "argot basourdir, tuer (v. p. i43), avec le sens atténué en français (cf. argot étourdir, tuer) ; le primitif bcisu\ ici., qu'on rencontre déjà en 1/155, figure dans le Testament de Pathelin, au sens d'être mort (éd. Jacob, p. i85 : « Je suis hast, si Dieu ne m'aydc ! » p. 207 : « Ha ! Nostre Dame de Monfort I Le bon maistre Pierre est basi »), sens encore vivace dans la Saintonge et le Poitou {bazir, mourir). Le correspondant italien sbasire, mourir, défaillir, est également d'origine fourbesque et se retrouve dans les patois de la Haute-Italie {i^ovciG sbasi, u morire, impallidire, illanguidire », Monti).

FLAMBERGE, épéc (Molièrc, Etourdi, III, 4 : Mei~ ions flamberge au vent et bravoure en campagne), forme et sens qu'on rencontre d'abord dans Targot (v. p. 91).

FRLSQui>, ce qu'on possède, en argent ou en effets (Senecé, Serpent mangeur de kaïmac : Puis dans deux petits sacs mettant tout son frusquin), et saint-frusquin -, id. (« il a mangé tout son saint-

1. Cf. Dictionnaire Général, s. v. : « Abasourdir, mot fait avec sourd sur le modèle de abaloiirdir. »

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