Voir, pour l'épithète saint, p. i3i
INFLUENCE DE l'aUGOÏ 28 1
frusqain »), ù côté de la forme moderne frusques, effets, formes et sens d'origine argotique (v. p. 53), qu'on rencontre dans le parler populaire (d'Hautel. 1808 '.fvusquin, bagage, trousseau, tout ce que Ton a de vaillant) et dans les patois : Mayenne frusquin, brassière ; Genèyefrlsquin, saint frisquin, bagage ; provençal fresquln, habit vieux, pauvre hère, frusca (ado), nip\)C\ frusco, frusquin, bardes, défroques.
GOLUEK, falsifier et duper (v. p. 170).
TRIMER, aller et venir (Comte de Caylus, Blanc et Noir, se. \ II : J'aperçois vos deux amants qui triment par ce côté), auj. marcher beaucoup et avec fatigue, sens familier aux patois : Berry trimer, travailler péniblement (Morvan : aller et venir avec fatigue et ennui ; Champagne : marcher vite, avoir du mal). St.-Pol trimer, travailler sans relâche pour ne retirer qu'un maigre profit {trimage, travail éreintant et peu payé), Ille-et-Yilaine trimarder, faire autre chose que son métier, Mayenne atrimarder, réunir, assembler, et Morvan trimardier, vagabond, à côté du wallon de Liège Irimard, vacarme ; suisse trima, travailler sans relâche, aller fort vite, et provençal trima, marcher vite, courir, peiner, travailler rudement {trimo, course, labeur, fatigue), Querci atrima, être en train de marcher, de travailler (v. p. 210).
282 l'argoï ancien