XIX" SIECLE
La plupart des termes qui suivent manquent encore dans le Dictionnaire de Bescherelle, le plus complet des travaux lej^icographiques jusqu'à Littré. Nous ne tenons compte que des mots qui se trouvent chez ce dernier et dans le Dictionnaire Général, à savoir :
AccuocHE-ccELRS, pctitc mèclic de cheveux collée sur la tempe, terme argotique enregistré par A'idocq. qui lui donne le sens de u favoris » (v. p. 102).
ARLEQUINS, rcstcs dc rcpas, terme qui remonte également à cette origine, d'où il passa dans la langue populaire (v. p. 83).
BALADER {sc), sc promcncr ça et là (Littré, Suppl. , \/ p. 358), propr. aller demander l'aumône en chantant des hallades (v. p. 120), terme devenu familier au parler populaire et aux patois : Normandie se balader, se promener pour se faire voir, Mayenne balader, flâner, courir les boutiques (et. Vidocq : balader, choisir, chercher), ci balauder, colporter une nouvelle (Dottin). Poitou, balade, assemblée champêtre (Lalanne) ; fr. pop. balade, promenade (« être en balade, faire la balade »), balader, promener, marcher {se balader, ne rien
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faire), baladeur, flâneur, ci baladeuse, petite voiture de marchand ambulant.
BOMMENT, propos dc saltimbauquc pour séduire {Dict. Géii.), tiré du verbe argotique bonir, dire, raconter (v. p. 121).
CAMBRIOLEUR, volcur qui dévalise spécialement les chambres (Ibid.), terme argotique (p. 216).
CAMELOT, colporteur 1 qui vend des marchandises de peu de valeur {Ibid.), descendant moderne de l'ancien coesmelot, petit mercier (v. p. 189), d'où également camelotier, gueux (Oudin ; = coesmefo/icr, mercier), et c«me/o^er,gueuser (Oudin, 1(343 : « mot de narquois »), mod. camelote, toute espèce de marchandise (Chauffeurs, 1800 ; Yidocq), termes également passés dans les patois : Genève camelote, contrebande {camelotier, contrebandier), Mayenne camelote, marchandise, surtout draperie. cameloter, porter la balle sur le dos comme font les colporteurs, et camelotier, marchand de drap ou de toile (Dottin) ; H. -Maine camelote, complot, et cameloter, comploter, ou parler l'un à l'autre à voix basse.
CHOUETTE, parfait en son genre (Littré), digne d'admiration {Dict. Gén.), mot populaire récent
I. On confond généralement ce camelot, colporteur, et ses dérivés, avec camelot, grosse étoffe (déjà dans Joinville) et ses dérivés : le sens et la chronologie s'opposent également à une pareille identification.
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emprunté à l'argot (v. p. io6). Le patois d'IUe-et- Vilaine a formé sur chouette un masculin chouet, ^ beau, joli, bien fait (« Y* là un travail qui est rhouel »).
DAUPHIN, pince de voleur, sens purement argotique passé dans la langue générale (v. ci-dessus davier et plus bas monseigneur) : cette appellation n'a aucun rapport avec le cétacé du même nom (cf. Dict. Gén. : a pince... dont la forme rappelle une queue de poisson »). elle se rattache au procédé familier à l'argot de rendre cet outil soit par un nom propre, soit par un titre de noblesse.
DÉBINE, gêne où l'on se trouve faute d'argent (admis par l'Académie en 1878), et débiner, tomber dans la misère (qu'on trouve chez d'Hautel, 1808), allusion à l'opération faite par les vignerons pour débiner la vigne (association d'idée argotique et répondant à bêcher, id. : v. p. 67) ; cf. Yonne débiner, décrier (dérivant de la même source).
DÈCHE, manque d'argent, misère (terme récent emprunté à l'argot : v. p. 216) ; cf. normand dèc/ie, id. (« être ou tomber dans la dèche »), et Savoie dèche, gêne, indigence (a argot récemment patoisé »).
ESCARPE, voleur, assassin (v. p. 238).
EscoFiER, tuer, terme argotique également familier aux patois (v. p. 288).
FLOUER, escroquer (v. p. 64).
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GOUAPE, gouapeur, nom donné à Paris aux vagabonds sans aveu (Littré, SuppL), et gouaper, vagabonder (v. p. 246).
GREC, tricheur au jeu (v. p. ii\).
LARBIN, laquais (v. p. 228).
MIOCHE, jeune enfant (v. p. 200).
MONSEIGNEUR, piuce dc volcuF (v. ci-dcssus dauphin, et p. 11 4).
MOUTON, homme apposté par la police dans la cellule d'un prévenu, pour gagner sa confiance et en obtenir des aveux (Dict. Gén.), appellation argotique (v. p. 107).
QUILLE, jambe (Ibid.), vieille image argotique (v. p. 98).
ROUBLARD, Tusé daus la défense de ses intérêts {Dict. Gén.), terme récent emprunté à l'argot (v. p. 255).
ROULOTTE, voiture où logent, couchent ceux qui mènent une Ade errante (Ibid.), image également argotique (v. p. 79).
VIOLON, prison de corps de garde (« mettre quelqu'un au violon »), propr. barreau de prison, association d'idées à la fois familière à l'argot (v. p. i3o) et au langage populaire : cf. bourguignon bandore, prison, propr. mandore, espèce de mandoline, répondant au synonyme anc. fr. salterion, prison, qu'on lit dans une lettre de grâce de i4ii
(citée par Fr. -Michel, p. 420) : 0 Ce prisonnier et lui furent mis au salierion. »
ziGLE. zig, terme populaire, celui qui a de l'entrain, de la gaieté dans le caractère, de la rondeur et de la simplicité dans les allures : Un bon zig (Littré, SuppL), mot d'origine argotique (v. p. 68), familier aussi aux patois. 0 Terme intraduisible dont les mots homme ou garçon peuvent seuls donner une idée approximative, mais toute la valeur dépend uniquement des qua- Hficatifs qui l'accompagnent : Un bon zigue. un sale zigue. un pauvre zigue. appartiennent h trois V catégories bien différentes. Quand on emploie ce mot sans adjectif : c'est un zigue. on peut traduire par : c'est un homme » (Ad. Vachet. Glossaire des Gones de Lyon).
Voilà les éléments lexiques dont le français est redevable à l'argot. Ils représentent le côté le plus frappant de l'influence sociale exercée par cette classe réprouvée des gueux et des voleurs. On constate partout le même phénomène. Le rotwelsch et le cant ont également fourni leurs contributions au vocabulaire allemand^ et anglais 2.
1. Voir la sixième édition du Dictionnaire étymologique de la langue allemande de Fr. Khige. Strasbourg, i8()().
2. Cf. John S. Farmer et W. E. Henley, Slang and its Analogues, Past and Présent, A dictionary historical and comparative ofthe heterodox Speech of ail classes of Society for more than three hundred years wilh synonyms in English, Frencli, Gcrman. Italian, etc., 7 volumes, London, 1890-190^.
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Plus profonde encore a été Taction du fourbesquc et de la germania, dont les premiers recueils argotiques ont presque intégralement passe dans les dictionnaires des langues littéraires de Tltalie et de TEspagne. C'est ainsi que les divers argots, après avoir tiré la substance de leur lexique des parlers indigènes, ont à leur tour réagi sur ces derniers. C'est ce double rapport que nous nous sommes efforcé de mcltre en lumière.
Les matériaux dont on s'est servi jusqu'ici pour caractériser l'argot, ont été incomplets et troubles. On a confondu à la fois les époques et les langages spéciaux qu'on désigne aujourd'hui en français par le nom collectif d'argot. De là, des appréciations générales qui sont loin de répondre à la réalité ^. Aussi, pour exposer sommairement les traits les plus frappants du langage des malfaiteurs, le mieux à faire est de faire ressortir en même temps leurs côtés positifs et négatifs.
Nous dirons donc que l'argot proprement dit, tel qu'il a été constitué pendant quatre siècles (i455-i85o), ignore toute formation onomatopéique; que, ne connaissant que la dérivation, il ignore également les procédés déformateurs (tels
1. Voir, par exemple, les Notes sur l'argot d'Edmond Mayor (dans VArchivio di Psichiatria, IV, i883, p. /|8i-5oo, d'après Lorédan Larchey), notes qui ont servi de base à Lombroso pour son chapitre consacré à l'argot (L'Uomo delinquente, chap. IX : Gerghi, p. AGy-igo), ainsi qu'au travail d'Alfredo Aiceforo, H gergo nei normali, nei degenerati e nei criminaliy ïorino 1897.
que le largongi et raltération des finales) qui ont pris une grande extension dans l'argot contemporain ; que tandis que celui-ci pour réaliser le but immédiat de toute langue secrète, Fincompréhensibilité, altère à la fois la forme et le sens des mots courants, l'ancien argot atteint le même but exclusivement par des ressources sémantiques. Et c'est là, au fond, le caractère essentiel de ce langage conventionnel, le seul où l'esprit est en jeu, tandis que les tendances déformatrices modernes ont quelque chose d'enfantin et d'aventureux.
L'argot, comme le fourbesque et la germania, ignore tout élément non-roman : pas de trace dinflucncc germanique ou celtique, orientale ou bohémienne (ces deux dernières très importantes dans le rotwelsch). Il est entièrement constitué par des éléments indigènes et dérivant soit de la langue générale soit des parlers populaires.
Les divers argots romans possèdent en commun un petit fonds de termes caractéristiques, et ils ont exercé les uns sur les autres une action plus ou moins importante. Ils n'offrent aucun point de contact avec les argots germaniques et slaves, et les quelques coïncidences sémantiques qu'on y rencontre sont dues à une même manière de voir. Il un même tour d'esprit.
Le véritable cachet de l'argot réside, on ne saurait assez le répéter, dans la modification du
L'Argot ancien. iiç\
sens des mots qu'il adopte. Cette transformation sémantique accuse une mentalité à part, à la fois divergente de l'intelligence populaire et de l'esprit (les auteurs des langues internationales, tels que le volapuk ou l'espéranto'. L'argot diffère de la langue populaire et des patois par son manque de spontanéité, trait qu'il partage avec les langues soi-disant universelles, tout parler conventionnel supposant nécessairement la réflexion ; mais il difl'ère également de ces dernières, en ce qu'il ne touche pas à la structure de la langue générale, à sa morphologie et à sa syntaxe, que les langues internationales tendent à simplifier ou à uniformiser.
Nous avons touché à diverses reprises cette forme d'esprit propre à l'argot. Il suffit ici d'en relever un seul trait. Longtemps avant les constaitions de la criminologie moderne, l'argot envisageait la prison comme un hôpital et le détenu comme un malade, et le même mot y désigne l'une et l'autre : castu, par exemple, qui a le sens d'hôpital, dans le Jargon de 1628, signifie propr. prison, c'est-à-dire castel, forteresse.
On a déjà relevé le fait que l'argot se transforme
I. Voir L. Gouturat et Leau, Histoire de la langue universelle, Paris, 1905. Le travail de U. M. Meyer (dans le XIP volume des Indogermanische Forschungen, igoi) offre un exposé sommaire des divers langages conventionnels.
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avec le temps, et que le lexique, par exemple, du Procès des Coquillards (i455) ou des Ballades de Villon (1-489) diffère de celui de la T 7e Généreuse (1596) ou du Jargon (1G28). Est-ce à dire que ces changements se font avec une rapidité surprenante ? Nous ne le pensons pas. A entendre Yictoi>^ Hugo, tous les mots de l'argot « sont perpétuelle- / ment en fuite comme les hommes qui les pro- / noncent » {Les Misérables , Y. 220) ; et Jean Richepin / d'ajouter : « C'est du vif-argent. 11 passe, court, roule, coule, se déforme, se reforme, meurt, renaît, flotte, fine, file, fuit, échappe à la notation J
(Préface au Dietionnaire de Delesalle). !
Ces assertions ne doivent pas être prises à la lettre. L'argot change, évidemment, comme toute langue, naturelle ou conventionnelle, dès que l'ancien état des choses ne répond plus aux conditions de l'époque nouvelle. Les sens multiples du terme argot, véritable mot-protée, qui revêt vingt aspects diff'érents suivant les milieux et les spécialités, continuent à exercer leur influence troublante sur la valeur primitivement unique de ce terme : le langage des malfaiteurs. Certes, si Ton comprend par argot le langage du peuple, celui de la caserne et de l'atelier, et tout particulièrement celui de la presse, u le principal organe de transmission, l'instrument de difl'usion des nouveautés quotidiennes, dont elle mul-
liplic les chances de succès » ^ on voit naître des nnots tous les jours et vingt fois par jour.
Ainsi présentée, la question reste dans le vague, et pour lui donner plus de précison, nous allons lui substituer cette autre : Y a-t-il dans Targot assez d'éléments stables qui se soient perpétués à travers les siècles jusqu'à nos jours? Et c'est précisément la Chanso/i des Gueux (1881) qui nous fournira les meilleurs éléments pour y répondre. Cette édition définitive d'un des documents les plus précieux de l'argot contemporain est accompagnée d'un glossaire argotique où l'on lit cette déclaration de l'auteur : u J'affirme hautement que tous les sens présentés par ce Glossaire sont rigovueusement exacts, puisés à la bonne source, à la seule bonne, c'est-à-dire recueillis de la bouche même des gens qui s'expriment en argot aussi naturellement que nous nous exprimons en français. » Nous sommes ainsi pleinement rassurés sur la valeur réelle des termes contenus dans la liste donnée par le poète, à l'exception, ajoule-t-il. de deux sonnets {Sonnet bigorne, Autre sonnet bigorne), où il a u tâché d'enchâsser un échantillon de l'argot classique
I. Ferd. Brunot, Histoire de la langue française (extrait de 17//stoire de la langue et de la Littérature française des origines à 1900, publiée sous la direction de L. Petit de JuUeville), p. 8/io. Voir, aux pages 84 1 à85i, un tableau intéressant « des mots nouveaux relevés dans les journaux quotidiens parus le i(j mars 1899 à Paris et les hebdomadaires de la même semaine, m
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qui a flori de Cartouche à Yidocq et dont ce dernier a laisse le vocabulaire ». En en faisant donc abstraction, la liste argotique nous fournit les résultats suivants :
1. Les termes : aquiger, aiiber, hvijjer, cambroase, chenu, colle, criole, dab, daronne, douillard, enterver, fanande, foncer, frusqiiiner, Jaspin, lansquine, larton, limace, maqidller, nmrpcai, marquise, mezig, mousse, nib, niort, nouzailles, palpitant, pieu, piole, pioncer, pivois, poisser, ponife, proye, rond, rouillarde, rupin, saliver g ne, suer (faire), tézig, thune, trimard, trucher — se retrouvent dans les documents argotiques du xv" au xvn" siècle.
2. Les termes : abouler, arlequins, arpion, balle, . balocher, baluchon, bat h, birbe, blot, boule, braise,
brisant, buter, cambriole, camoufler, casquer, chouette, cogne, conobrcr, culbutant, fade, ferlampier, figne, flouer, flûte, frangin, j rime, girond, gonce, gonzesse, gosseline, goualer, gouapeur, grinche, guibole, larbin, largue, manque {à la), marlou, mec, micheton, môme (inômignard), mouche ((( laid ))), pante. Pantin, pègre, plombe, plomber, poivrot, pommer, pouchon, rappliquer, refroidir, remoucher, rincer, riole, roue de derrière, roulotte, rousse, roussin, surbine, surin, taf, tarter, trac, traviole, trombine, truc, turbiner, turne, volant, zigue — figurent dans le vocabulaire de Vidocq (1887), qui continue la tradition argotique du xvni" siècle.
ag/i CONCLUSION
C'est ainsi que des 25o mois que contient environ le glossaire argotique de Richepin, une cinquantaine remonte aux plus anciennes couches du vocabulaire argotique, et une centaine à peu près au xvuT siècle. Un tiers à peine est moderne et tiré en grande partie des patois ou du langage populaire. On peut donc soutenir sans la moindre exagération que le fonds ancien continue à sulisister dans l'argot contemporain, et que celui-ci, en dehors des procédés déformateurs qui le déparent, montre en général très peu d'originalité dans l'assimilation des termes dialectaux et populaires. Un ol^servaleur compétent dit à cet égard : « Les voleurs d'aujourd'hui en sont généralement réduits à des réminiscences, à des plagiats, à des pastiches plus ou moins heureux... C'est ce qui faisait dire à un policier célèbre, dans un moment de mauvaise humeur : (( La pègre n'a plus d'argot, l'argot se perd, l'argot est perdu ^ »
L'argot est devenu de nos jours l'intermédiaire entre les patois et le langage populaire d'un côté, entre ce dernier et la langue littéraire, de l'autre. Il a d'ailleurs subi l'influence de tous les jargons environnants et il continue à perdre, dans ces divers milieux, ses traits distinctifs pour
I. Lucien Rigaud, Dictionnaire du Jaryon parisien, l'Argot ancien H l'Argot moderne, Paris, 1878, p. x.
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fondre peu à peu dans ce tohu-bohu linguistique qu'on appelle argot parmen. Il compense ce manque d'originalité par une action des plus intenses sur la vie contemporaine. Non seulement la caserne et l'atelier, mais le roman et le théâtre contemporains en sont de plus en plus pénétrés, et la presse met à son service ses fécondes ressources d'expansion. Un des savants les mieux placés pour observer les divers courants du français contemporain, M. Ferd. Brunot, Fa dit en excellents termes, et nous nous plaisons à reproduire ce passage^ comme la meilleure conclusion de notre travail : a Depuis une trentaine d'années nous assistons à une véritable invasion. Tout conspire à favoriser le progrès de l'argot, l'anarchie qui est dans la langue et la démocratie qui grandit dans l'état... Partout, à Pans, à la Bourse, dans les rédactions des journaux, dans les cafés littéraires, les u brasseries d'art », c'est une mêlée confuse de français et de jargons, qu'on a plaisamment essayé de classer... Cet état de la langue parlée devait avoir sa répercussion sur la langue écrite, et elle Fa eue... Désormais l'argot a droit de cité dans les romans et au théâtre, dans les scènes dialoguées et les journaux, les monologues et la poésie, dans les études et dans les fantaisies. »