‹ L'argot ancien, 1455-1850, ses éléments constitutifs, ses rapports avec les langues secretes de l'Europe méridionale et l'argot moderne. Avec un appendice sur l'argot jugéChapitre 7 sur 81 · Dans ses Lsi e costumi siciliani^ vol. Il, p. oig-oSG · texte numérisé non relu

Dans ses Lsi e costumi siciliani^ vol. Il, p. oig-oSG

!x. Rafaël Salillas, El delincnente espaûol (v. ci-dessous), le chapitre : « La jerga en la literatura » ; l'auteur y fait le relevé des termes argotiques contenus dans Guzman d'Alfarachc de Matea Aleman, dans Rinconete y Cortadillo de Cervantes (« obra picarescojergal por excellencia »), dans la Picara Justifia (« de ccpa genuinamentc picarcsca »), clc.

l4 INTRODUCTION

Paris). Le vocabulaire de Hidalgo a passé tout entier dans le Dictionnaire de l'Académie espagnole, où l'on rencontre fréquemment des acceptions argotiques.

La germania a subi, à partir du xvii'' siècle, une influence profonde de la part du gitano qui l'a transformé en cald, ou argot bohémienespagnol, tel qu'il est encore usité de nos jours. Ce dernier n'a gardé que peu de chose de l'ancienne germania, a admis des éléments patois en grand nombre, mais l'ingrédient gitano y est prépondérant.

C'est également le cas pour le calao ou argot portugais, dont le Père Raphaël Bluteau a fourni un premier lexique, dans son Vocabulario (1712- 1727).

Quant à l'argot roumain, Baronzi en avait donné une courte liste * sous le titre de llmba câraitorilor (langage des voleurs), et tout récemment, un publiciste roumain, M. Y. Scîntee, en a fait connaître un petit lexique (recueilli dans le Pénitencier central de Jassy) sous le nom de Smechereasca ou langage des roués -. Ce recueil intéressant, que l'auteur a bien voulu mettre à notre disposition, est procédé de la notice suivante : « Cet argot

1. Limba româna si tradilianile ei, Braila, 1873, p. i/lg-iBi.

2. Dans le feuilleton d'un journal de Bucarest, Dimineatsa (du 21 novembre 190G).

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paraît remonter à une quarantaine d'années, à l'époque même de l'introduction d'une police organisée dans le pays. Un vieux voleur m'a affirmé qu'il est l'œuvre des détenus des Ocnele- Mari ^. Ceux-ci avaient nommé à cet effet une commission, dans laquelle se trouvaient, paraît-il, des voleurs juifs, russes, bohémiens et hongrois. De là, l'apport de chacun d'eux dans le vocabulaire de ce langage conventionnel : les termes des coupeurs de bourse, par exemple, y dérivent du judéo-allemand; ceux des contrebandiers, du russe ou du magyar ; ceux des voleurs, du bohémien. »

11 manque encore une étude d'ensemble sur le fourbesque, le petit livre de Biondelli- n'étant au fond qu'une reproduction du Modo AofO. Excepté les pages toujours instructives qu'Ascoli^ a consacrées à l'opuscule de Biondelli (et où, c'est le cas de le dire, la sauce vaut mieux que le poisson), on sait peu de chose jusqu'ici sur les éléments constitutifs du fourbesque, de son action sur la langue littéraire et de son rôle dans la littérature.

Ce n'est que tout récemment que M. Rodolfo

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