Siudi critici, Milan, i86i, vol. I, p. loi à i
Renier * a donné quelques indications sur l'usage du fourbesque dans la langue littéraire italienne des xv" et xvi^ siècles. Pulci s'est servi du jargon vénitien dans ses sonnets et dans quelques-unes de ses octaves, ainsi que dans le XYIII" chant de son Movgante (voir l'édition récente de G. Yolpi). On a déjà relevé ses contributions purement argotiques, qui sont restées à peu près inconnues à ses contemporains. Ceux-ci considéraient Antonio Brocardo, qui vécut un demi-siècle après Pulci, comme le premier poète jargonesque, et Niccolô Yillani l'appelle même rinventeiir du fourbesque. M. Renier est tout disposé à voir en lui un Yillon italien ; malheureusement, on n'a que des conjectures sur sa production poétique en fourbesque.
Nos connaissances ne sont pas plus avancées sur les diverses variétés argotiques de la Haute- Italie, du centre et du sud de la Péninsule.
On est en revanche très bien renseigné sur la germania et sur le calao, grâce aux ouvrages de Rafaël Salillas ^ et d'Adolphe Coelho-^ Le pre-
I, Dans les Miscellanea di studi critici édita in onore di Artiiro Graf, Bergame, 1908, p. 120 à i^a.
•2 . El delincuente espanol, el Lengiiage (esiiidio fdologico, psicologico y sociologico con dos vocabularios gergalcs), Madrid, iSyG. Le premier, Vocabulario de Germania, p. aGô à 3 10, est reproduit d'après Juan Hidalgo ; le deuxième, Vocabulario decalo gergal, p. 3i3à 335, est un essai d'argot moderne, d'après les matériaux recueillis par l'auteur.