‹ L'Arioste comedie historique en un acte en versChapitre 14 sur 35 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

Sur ma mule, emportant avec lui ma valise;

Et je découvre ainsi, non sans quelque surprise,

Que pour me renseigner sur ces brigands fameux,

Je me suis adressé d'abord à l'un d'entre eux !

Quel début! plaise au ciel que cette promenade, N’ait pas un dénoûment encore plus maussade.

Et qu'cn venant au bois voir le printemps qui bout, Je ne me sois pas mis dans la gueule du loup !

Ab! malheureux major! ridicule aventure I Ne saurai-je vous voir, splendeur de la nature, Sérénité du ciel, profondeur des bois verts.

Sans que je sois tenté par le démon des vers?

Il fait chaud, ce manteau fatigue mon épaule.

Quel est donc ce manteau? c’est celui que ce drôle, Cet habile voleur qui m’a trompé si bien,

A daigné me laisser en échange du mien.

L’échange est bon pour lui.

(il met ton manteau sur le tertre à droite.)

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