J^ROBLKME XX. LA BAGUE AU DOIGT
N'ouvre ta porte, ma belle. Que la bague au doigt.
(sérénade de méphisto.)
La méthode générale que nous avons expliquée peut être appliquée à diverses choses particulières. Les uns s'en servent pour deviner combien il y a de points en chaque dé, de tant de dés qu'on en aura jetés, et la pratique en est bien aisée, car les points d'un dé ne peuvent jamais dépasser six, et il suffit de supposer que les points de chaque dé sont un nombre pensé et la règle est la même.
Les uns s'en servent aussi pour deviner la boule qu'on aura tirée du sac d'un jeu de loto, car il suffit de supposer que les deux chiffres du numéro tiré sont deux nombres pensés.
Les autres s'en servent encore pour deviner laquelle de plusieurs personnes aura pris une bague, en quelle main elle l'aura placée, en quel doigt, et sur quelle phalange. On ramènera toujours la question au problème XIX. On numérotera les personnes de un à neuf; si elles dépassent neuf, on formera un second groupe; de même, on numérotera les deux mains avec un et deux, les doigts avec I, 2, 3, 4, 5 ; les phalanges avec i , 2, 3, et tout reviendra à deviner une suite quelconque de nombres pensés qui ne dépassent pas neuf.
Le Calcul rapide. 7 3