‹ L'arithmétique amusanteChapitre 51 sur 127 · LA FOIRE AUX PAINS D EPICES · texte numérisé non relu

LA FOIRE AUX PAINS D EPICES

Il y a quelques années, pendant les vacances de Pâques, nous avons rencontré sur la place du Trône, où se tient habituellement la Foire aux pains d'épices, à deux pas de la colonne que surmonte la statue de Philippe-Auguste, — en bronze et non en pierre, quoiqu'en dise la chanson, — un industriel fort original, puisqu'il débitait en plein vent, avec l'autorisation de la Préfecture et sous l'œil vigilant de la police, une petite brochure contenant, disait-il, une nouvelle méthode pour la simplification des calculs. Et pourtant, comme le disait M. Frédéric Passy, à la séance publique annuelle, en 1884, des cinq Académies de l'Institut, à propos des fêtes foraines : « Ce n'est pas le marchand et l'acheteur que l'on y appelle, c'est le curieux et le désœuvré. Le bateleur, la somnambule, le teneur de jeux de hasard et de loteries, le montreur de phénomènes vivants ou morts, et tout le reste des industries inutiles que traîne plus ou moins après elle toute agglomération d'hommes, envahissent la voie publique et y régnent en maîtres. C'est pour elles que l'on vient et pour le personnel féminin qui les accompagne et qui les suit. »

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