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Les travaux des officiers a a régiment

Le nombre -des otScàers détachés cbaque aooée dans les ^Missements d^instructioB «on les écoles technkpses, est rèUtiremeiît considérable, tst beawcoup d'entre «uk peaveot ainâ perfectionner leurs connaissances professionnelles.

Les divers règlements relatifs *«x éooles, HientioQiaent presque tous la laéoessité de fair« de ces ofCciers «des instructeurs, ou mieux des « édwcate^rs », de manière à faire profiter l'armée tout entière de ri^struction plus développée donnée à queîqi*es-URS,

A cet égard, les ofSciers qui rejoignent leurs corps après les trois années d'études de l'Académie de gueire, doiweot coo-stituer un puissant moyen pour infuser les idées cMMivelJes, provoquer les discussious utiles et maintenir le goât des études tactiques parmi i&ars camarades.

Mais, en plus, le Règlement aîleroarad sor le serviœ en campagne du 1®*" janvier i'ilftft, insiste sur l'obligation, pour tout officier, d'augmenter par un travail personnel et incessant ses propres connaissances. Chaque supérieur est, au premier cbef, c+iargé d'instruire ses subordonnés directs; il en trouvera l'occasion -dans la pratique du service quotidien, et aussi dans des travaux ou exercices particuliers. On ne peut mieux faire pour indiquer le but et la nature de ces derniers, que de citer le texte même du Règlement :

« Le Jeu de Ja guerre, la résolution de problèmes tactiques, « les conférences, les travaux d'hiver et les voyages «d^'é.todes « serviront à développer rinslruciion théorique ides officiers.

c( Le Jeu de la yuerrey les çuestious tactiques amènent à « résoudre une foule de -q^ia^tions sur l'applicatwa des règle-

USS l^ULYAUX DES OFFBCaDBatS AU RÉGIMENT. 335

« j&eoUy ia tftoiîqiietbéoriquie et expérÎDOieQjfcaJe, etaM^ttent en « même temps les ofGciers dans rablig«feioii de preodre nçi- « dément des décisions. Mais une condition essentielle est de « choisir pour diriger ces exercices, sans tenir compte de « r«Acienneté lie grade, les officiers qui y soat iout spéooiie- « mfmt aptes.

« Les eo^értnces, qu'elles soient faites devAnl tout un oorps c( d'officiers <»a dans ies cercles milôiaires, stimuleut et isiks- « truisent tout à fat fois, soit qu'elles âupcident certains iaits « d'histoire ou certaines questions milièaires particulière<iient « iaporiantea, soit qu'elles aient pour objet l'étude raisoninée « du Réigleiiienu

« Les irë^aux d hiver oût un but anaJogue; ies sujets u doivent ea être empruntés au domaine de la science mili- « taire ou de la pratique.

<( Les couférences — lors méime qu'elles sont faites entre « camarades — et les travaux d'hiver, ont encore l'avantage « d'obliger oekû qui parie ou qui écrit, à trouver le a>ot juste « pour exprimer sa pensée..,

« Les vàyaffes d'études de cavalerie^ les tnanvett/ores uj>ec a omdrts auxquelles participent des officiers de toutes armes, « ie$ exercices pratiques fr&tar les officiers montés ou ies « conféfyei%ees' pr&iiques sw le terrain^ particulièrement en « terrain inconnu, qui se font dans tontes les armes, sous la «t direction des commandants d'unité, sont des exercices « excellents pour élargir les vues des offi-ciers ; ils exigent du « coup d'œil et l'habitude de la lecture de la carte.

« Les voyages d état-major qui ont lieu, tous les ans, dans « les corps d'armée sont destinés surtout à l'étude des grandes « opérations de la guerre. »

Certains de oes procédés d'instruction (questions tactiques, ooalerences, travaux d'hiver) se définissent d'eux-mêmes; la manière dont ils sont appliqués, éminemment variable, dépend des chefs de corps et des occupations journalières de chaque officier : on ne peut donner ici des dispositions générales réglant leur répartition.

Les voyages d'études — ou de cadres — eu raison des

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frais qu'ils peuvent entraîner, font l'objet de quelques prescriptions réglementaires (1).

Les voyages d'études de cavalerie ne sont en principe exécutés que par des capitaines ou lieutenants, toutefois le directeur peut, par exception, y faire participer deux officiers supérieurs. Des officiers de la haute adjutantur peuvent également y prendre part, mais à leurs propres frais.

La direction est assurée par un officier supérieur de cavalerie (ou de Tétat-major) (2) déjà ancien.

Les questions examinées au cours du voyage doivent laisser de côté le service de la troupe et se borner à faire connaître aux officiers subalternes les principales missions qu'ils auraient à remplir en campagne, par exemple le service d'exploration et de sûreté dans une division de cavalerie.

Les voyages ne comportent pas de travaux écrits faits par les officiers à leur rentrée au cantonnement, mais seulement de simples comptes rendus ou croquis exécutés sur le terrain.

En plus de ces voyages pour officiers subalternes exécutés dans l'intérieur des corps d'armée, le général von Janson, dans son ouvrage sur le service des états-majors en temps de paix, cite des voyages de cadres accomplis par des officiers généraux ou supérieurs de cavalerie, sous la direction d'un général inspecteur de cavalerie.

Les voyages de cadres dUnfanierie sont seulement destinés à l'étude de questions tactiques concernant les petites unités, ce qui les différencie des voyages d'état-major. Des officiers d'armes autres que l'infanterie peuvent y participer.

Us sont dirigés en principe par le colonel commandant le régiment.

Les généraux de division ou de brigade ou d'autres officiers particulièrement aptes à remplir ces fonctions peuvent cependant être désignés comme directeurs.

(1) Instruction du 23 janvier 1879 et du 5 avril 1898.

(2) G*est ainsi que Verdy du Vernois, quoique ne sortant pas de la cavalerie, a dirigé un voyage d*études de cavalerie en 1875.

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