‹ L'armee anglaise vaincueChapitre 23 sur 86 · TAUX DE LA SOLDB · texte numérisé non relu

TAUX DE LA SOLDB

L'expression regard ou regard accoutumé se rencontre chaque fois qu'il est question <ies gages des hommes ■t'armes â cheval (2).

(1) Ot^mnances des Haï», t. XIII, p. 7 et b.

(2) Le mot fegard, re^ar, en basse latinité reinrdum, nous pamlt venir de l'anglais reward, dont le sens actuel est n^com]ieiise, compensation, déitonrnisgpmcnt. Les documenls anglais de 1428 lui donnent comme ny nonv me allotvance, qui est lui-mÔme ti'Ufluil par

bien que le laux lie ta solde de tuutee les calégories soit très souvent reproiluit, la liquidation de Salîsbury donne seule explicitement le montant de cette allocation. Mais il est facile à déduire de [>lusieurs documents : il est de 100 marcs pour 30 hommes d'armes par quart d'année, c'est-à-dire par homme et par jour, en deniers sierlings, 5,^^, et en monnaie tournois 3 s. 3 d. (1j. C'est donc un peu moins que la solde journalière de l'archer, qui est exactement ilc li d. slerliogs. Nous avons compté le quartier d'année à quatre-vingt-dix jours.

Ce supplément est le même pour les hommes d'armes à cheval, les chevaliers bacheliers, les chevaliers bannerets, le comte de Salishury, mais n'est accordé ni aux lances à pied, ni aus archers, arbalétriers et assimilés. Le taux n'en est pas exprimé dans la liquidation de Salisbury, par individu et par jour, comme la paie l'est ordinairement; mais, dans toutes les quittances, il est ajouté li la solde sans indication: on ne peut donc afhrmer qu'il existe à l'étal de prime d'enrôlement ou de commandement pour le chef. N'élant pas attribué aux archers, dont un grand nombre est à cheval, il n'est pas non plus donné en raison des chevaux.

La solde des Normands convoqués au titre féodal est la même que celle des troupes enrôlées; mais les archers ne louchent pas les 6 1. tour, par mois accordées pour le siège d'Orléans. (Lettres du roi du 30 avril iA'iO.)

allocalion. DaCange, La Cui'ne de Saiiite-Palaye, t'i'ëdéric Godefroy, Clieruel et les autres modernes lui attribuent la signillcalion de redevance, récompense, rémunération, droit accessoire, rente supplimentaire, salaii'e, sans acceptioa spécialement militaire. Dans une lettre d'Edouard III, de 1347, on lit : a Vadia (gages) et revarda tolvanlar. *

(Il Voir en particulier li; duiiumenl 112. Bréquiijiii' duiine la mime valeur |iour l'année 1-115, n" 67, p. 7.

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