‹ L'armée française en 1867Chapitre 23 sur 46 · DANS L’ARMÉE · texte numérisé non relu

DANS L’ARMÉE

de temps. » Et l’opinion se répand de plus en plus, que ces irrésistibles perfectionnements mécaniques vont conduire les armées à n’être plus, dans le combat, que des foules manœuvrant de loin des appareils qui tueront sûrement. Du calme qui permet l’observation et la réflexion, du coup d’œil qui trouve l’opération décisive, de la bravoure qui exécute en renversant l’obstacle, il ne serait plus besoin.

C’est justement le contraire qui est vrai, foutes ces facultés devront se multiplier, toutes ces qualités devront graudir, pour résoudre sur les champs de bataille, les mêmes problèmes qu'autrefois, rendus plus difficiles et plus périlleux.

Il importe d’écarter de l’esprit de nos soldats, ces paradoxes et ces vaiues théories qui subalternisent leur rôle. Ne permettons pas qu’ils s’attiédissent dans la pratique des vertus qui sont l’origine des grands efforts. Persuadons- les que plus seront douloureux et étendus les sacrifices que nous imposera la perfection de l’art de tuer, — fruit inattendu des civilisations supérieures — plus il faudra que vibre dans l’âme des armées la voix de l’honneur et de la patrie.

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