‹ L'armée française en 1867Chapitre 39 sur 46 · C- était l’une des expressions familières du maréchal · texte numérisé non relu

C- était l’une des expressions familières du maréchal

LES ARMÉES EN CAMPAGNE. 24f

« Parvenus à mille mètres de la ligne an- « glaise, nos soldats s’agitaient échangeant entre « eux leurs idées, et précipitaient leur marche « qui montrait un commencement de décousu.

« Les Anglais silencieux , l’arme au pied , of- « fraient, dans leur impassible immobilité, l’as- «c pect d’une longue muraille rouge, ensemble « imposant qui ne laissait pas d impressionner « les novices

« Bientôt, les distances se rapprochant, les u cris répétés de « vive l’Empereur, en avant, « à la baïonnette » éclataient parmi nous, les « shakos montaient au bout des fusils la « marche tournait à la course, les rangs ten- « daient à se confondre , l’agitation devenait « tumulte, beaucoup tiraient en marchant. La « ligne anglaise toujours silencieuse et immo- « bile, et toujours l’arme au pied, alors même a que nous n’en étions plus qu’à trois «ents « mètres, semblait ne pas apercevoir l’orage « qui allait fondre sur elle.

h Le contraste était saisissant. Plus d’un

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